samedi 4 mars 2017

Écriture - Quand l'idée s'envole vers les lecteurs


Note 1 : le masculin est utilisé pour faciliter la lecture du texte.
Note 2: mes réflexions se limitent l’écriture de la fiction.

Ce texte fait partie d'une série de treize textes qui portera le nom de « Quand l'idée s'envole vers le lecteur».

On me demande souvent d’expliquer le processus d’édition. La question est difficile à répondre différemment que par «ça dépend». En effet, il faut tenir compte d’un ensemble de facteurs qui appartiennent en partie à l’auteur, autrement, à l’éditeur.
Je me souviens de mes débuts dans le milieu littéraire et de l’irritation ressentie devant l’absence d’informations claires sur le sujet. Les divers choix qui se présentent au créateur s’ajoutent à la complexité de l’entreprise. Je commence à peine ma sixième année en tant qu’écrivaine et je note un nombre important de compétences que je dois encore acquérir. D’expérience, je sais qu’une bonne connaissance du milieu littéraire aide le créateur à poursuivre son projet avec plus de confiance. J’ai donc décidé d’écrire sur le sujet, espérant que ça permettra à de nouveaux auteurs dans leur réflexion sur le métier d’écrivain. 
Vous pouvez également consulter d’autres billets publiés au cours des dernières années, une cinquantaine en tout, sur mes apprentissages du métier d’écrivain.

Message à ceux qui croient que la publication d’un livre correspond à l’atteinte à l’état de «grâce». 

Ne lisez pas ces publications, parce que vous serez déçus. Prendre une idée et l’apporter aux lecteurs se trouve plutôt dans le registre de l’accomplissement «en devenir, mais jamais atteinte», chacun des manuscrits présentant son lot d’apprentissages, qu’il soit publié ou pas. Jean-Jacques Pelletier, dans son essai «Questions d’écriture» publié chez Hurtubise en 2014, nous ramène à l’essence même de l’écriture :
«Ma réalité d’écrivain, c’est plutôt de me heurter quotidiennement à des limites, à des ignorances, à des maladresses — et de tenter de les dépasser par le travail.» (page 213)
 La complexité du propos exige que je compose plusieurs textes pour mieux le traiter ici sur ce blogue. Même, ils seront un peu long. Ça me permet de partager et de recevoir des commentaires des autres qui, comme moi, font leur place petit à petit dans l’industrie au Québec. Au cours des prochains mois, je discuterai du travail et des responsabilités des auteurs, les phases de l’écriture, l'apprentissage la recherche d’un éditeur, les étapes de la publication, l’importance du marketing et bien d’autres. Déjà, quelques billets ont été publiés, d'autres sont encore en rédaction :
Le métier d'écrivain (10 mars 2017)
Les outils d’écriture (15 mars 2017)
Le savoir-être du métier (27 mars 2017)
L''apprentissage continu (3 avril 2017)
La force du coaching (10 avril 2017)
Les intervenants dans l’écriture (17 avril 2017) 
Les fonctions de l'éditeur (24 avril 2017)
Comment choisit-on une maison d'édition ? (2 mai 2017)
L'autoédition... une option valable ? (8 mai 2017)
L'écrivain et le marketing (16 mai 2017)
Les mythes sans l'univers du livre
Combien ça coute ?

J’ajouterai à cette liste au fur et à mesure que ma réflexion se précisera. Les questions et les commentaires que je recevrai au fil des publications me permettront d'écrire sur le sujet.

Voici aussi un billet au sujet d'un auteur qui, très généreusement, nous parle de son expérience de l'apprentissage de son métier. 

            L'essai de Jean-Jacques Pelletier - questions d'écriture (5 mars 2017)
Mais d’abord, discutons du rôle de l’auteur dont la principale tâche est d’écrire son histoire. Il a besoin d’une grande liberté d’esprit pour développer son récit. Il s’enferme dans sa bulle. Ses personnages lui parlent et prennent une place importante dans sa vie. Il laisse aller ses idées sans les restreindre ni les trier. Le premier jet prend forme. Une fois que le texte est écrit, le créateur effectue de nombreuses corrections, des changements majeurs et mineurs et vérifie les informations. Les connaissances qu’acquiert un auteur en matière d’édition de livre l’aident à mieux présenter ses idées, à les mettre dans une forme plus fluide et à chercher l’intérêt du lecteur. Ce faisant, l’écrivain continue d’apprendre et améliore son style. Sa satisfaction, en tant que créateur, est d’autant plus grande.

Ma nouvelle fonction d’éditrice m’incite à clarifier ma vision sur le sujet. Tant qu’à le faire, pourquoi ne pas partager mes vues sur mon blogue et le site web des Éditions du Défi? Une telle série de billets pourraient peut-être aider les autres à amorcer leur cheminement ou même, le compléter.

J’entreprends ici un processus de réflexion. Pour cette raison, j’accepte les questions! N’hésitez pas! Ensemble, nous apprendrons!

Je vous souhaite de belles heures d'écriture !

Suzie Pelletier



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