mercredi 27 juillet 2016

Mise à jour - Alain Robert Savoie - Le paradoxe du futur


Bonjour à tous !

Je viens de terminer la mise à jour d’un billet antérieur sur l’auteur Alain Robert Savoie qui est publié chez Véritas Québec. Elle inclut maintenant les informations et des commentaires concernant son dernier roman Apocalypse. 

S’y trouvent d’autres informations sur l’auteur, et ses autres romans : 

Le Paradoxe du futur, Survivre aux météorites (Tome 1)
Le paradoxe du futur, La Cité de l’espoir (Tome 2)

 Mon petit doigt me dit que je devrai modifier cet article à nouveau en 2017...

Pour faire un retour sur cette collection, vous pouvez consulter la publication modifiée à l’adresse suivante :



Merci !

Suzie Pelletier

vendredi 22 juillet 2016

Voyage 2016 - balade sur le fleuve Saint-Laurent



La journée était sombre et les gouttes d’eau s’acharnaient à tomber du ciel sur le pare-brise pour nous embrouiller la vue. Par contre, il faisait beau à l’intérieur de l’habitacle. Amoureux de la vie, Denis et moi acceptions cette pluie comme une chose inévitable qui n’influencerait pas notre bonheur. Nous apprécions la région de Charlevoix et nous savourions le plaisir d’y vadrouiller à notre aise même si les imperméables étaient de mise. 

Le trajet entre l’Auberge des peupliers de Cap-à-l’Aigle (La Malbaie) et le quai de Baie-Sainte-Catherine ne dure que 50 minutes. Ici, loin du capharnaüm de Montréal les détours pour les travaux routiers ne ralentissent pas notre voyage de plus de quelques minutes à la fois. Il ne pleuvait plus à notre arrivée et les indices d’orages violents prévus par météomédia ne se matérialisaient pas, à notre grand bonheur. Les nuages sont bas et le brouillard enveloppe le fleuve. 

Pendant que j’attendais l’heure du départ, j’observais les environs plutôt calmes, même si un peu sombres. Si le cafard décidait de s’emparer de mon âme, je n’avais qu’à regarder droit devant, en direction de Rivière-du-Loup peut-être, pour sentir le vent du large et un bonheur incommensurable. Disons que ma relation avec la mer est particulière. Une sorte de calme m’envahit chaque fois que je me retrouve à sa proximité. Même pas besoin de m’y tremper l’orteil; l’apercevoir dans toute sa splendeur me suffit. Ma respiration se ralentit et je vibre au diapason avec les vagues. Il faut lire mon texte sur le sujet sur Wattpad.com. Pendant que j’attendais, j’ai pris quelques photos. 

 Le brouillard colle à la rive au sud du quai. Voyez cette mer d’huile... une belle balade sur le fleuve tranquille en perspective.  
 Voici l’autre côté, une vue en direction de Tadoussac que l’on ne peut apercevoir bien caché derrière un immense cap qui s’avance loin dans la mer. 
Enfin ! Le voilà le bateau ! Il s’appelle le Grand Fleuve. Il y a déjà des gens à bord. En effet, il arrive de Tadoussac où il a fait un premier arrêt. 
Puis nous embarquons à notre tour. Détachant ses amarres, le Grand Fleuve glisse sur l’eau calme jusqu’à la masse brumeuse. Je ne suis pas certaine de la direction que suit le bateau, car le brouillard est trop pénétrant. Je décide de faire confiance à l’équipage expérimenté. Je laisse mes émotions m’habiter complètement. Je m’enivre de l’odeur de la mer et du chant des oiseaux.  

Le brouillard
Debout, sur le devant du navire, je laisse le vent du large fouetter mon visage et repousser mes cheveux. Le roulis léger du bateau me berce doucement. Rapidement, le brouillard nous entoure complètement. Seules quelques pointes de roches plutôt sombres en raison de l’absence du soleil nous démontrent que l’abysse n’est pas dans le prochain cent mètres.

Je porte mon regard directement dans la brume, la laissant envelopper mon univers, mon corps et mes idées.

Un zodiac nous double brillamment à ma droite, à tribord, comme on dit quand on bourlingue. Puis, il disparaît dans la ouate grise qui flotte à la surface de l’eau, comme s’il cherchait la fin du monde, juste en avant de nous.

Mes doigts gèlent, mais je tiens à écrire ces quelques lignes sur mon iPhone pour qu’elles ne s’effacent pas de ma mémoire. J’ai peur que la sensation intense se résorbe, une fois de retour au port, et que je perde le fil de mes émotions. Je tape encore quelques mots.

Le phare

 Soudain, le phare qui marque le milieu de la voie maritime du Saint-Laurent sort subitement du brouillard pour tenter de nous impressionner.

Quelques minutes plus tard, nous apercevrons une dizaine de dos blancs qui se tiennent en groupe. Des bélugas.

Nous dépassons la tour, cette structure qui fait penser à une station de forage, mais qui sert plutôt à marquer le temps, l’espace et, sans aucun doute, la présence de l’humanité.

Il a fallu que notre pilote guide le bateau encore plus loin avant que nous apercevions des mastodontes connus sous le nom de « petit rorqual », des phoques et, quelques minutes plus tard, une baleine à bosse.


 Les baleines 
photo de Denis Fortin 

Bien sûr, l’idée de la croisière est d’obtenir des images en témoignage de toutes les bêtes marines que la nature nous offre. Munie uniquement de mon iPhone fort inadéquat pour la photographie à distance, j’ai préféré me concentrer sur l’observation directe. La biologiste en moi se laissait émerveillée par ces animaux de plusieurs mètres de long qui montaient à la surface pour souffler. La photo qui a été prise par mon photographe d’amour, Denis Fortin. 


Le Fjord

Puis, même si nous aurions aimé que la balade se poursuive encore quelques heures, il fallait retourner au port. Notre croisière s’est terminée par une petite incursion dans le fjord du Saguenay.

On y voit au loin, l’un des traversiers qui permettent à la route 138 de se prolonger au-delà de Baie-Sainte-Catherine pour atteindre Sept-Îles, Baie-Comeau et d’autres villes et villages. Nous visiterons un jour ce coin que l’on connait comme « La Côte-Nord »…

Escapade gastronomique

Cette visite a occupé presque toute notre journée. Il faut compter 50 minutes pour se rendre à Baie-Sainte-Catherine. La balade sur le fleuve et le fjord dure trois heures. Et nous avons mis le double du temps requis pour revenir à l’auberge... Non, non, les cônes orange ne nous ont pas dérangés... mais il fallait s’arrêter à quelques boutiques de poterie... une habitude qui marque nos voyages depuis près de 40 ans... 

Nous avons terminé cette magnifique journée par un repas de quatre services à la table de l’auberge, une escapade gastronomique que contenait notre forfait. Délicieux ! 


Suzie Pelletier

lundi 18 juillet 2016

Lecture - Bobby Raiche - Les liens du Sang

                                     * * * Autres textes sur mes lectures * * *


Chronique sur la lecture
Auteure :   Bobby Raiche
Roman :     Les liens du sang
Catégorie : Polar
Édition:  Véritas Québec 
http://www.editionsveritasquebec.com


J’ai rencontré Bobby au Salon du livre de la péninsule Acadienne, à Shippagan,  à l'automne 2015. Assise à côté de lui pour une séance de dédicaces, je l’ai écouté expliquer son bouquin à des lecteurs potentiels. Ce qu’il décrivait m’a beaucoup intéressée. J’aime les polars. Ce n’était qu’une question de temps avant que je me décide à acheter le sien. J’ai adoré. 

Dès que Bobby a parlé, j’ai reconnu l’accent acadien. N’est-il pas né à Pokemouche en 1990. Il écrit depuis qu’il a dix ans et il est passionné des mots. Pour lui, l’écriture demeure une source de créativité et d’évasion qui ne s’épuise pas. 

Adepte des polars psychologiques, il décide de créer son propre univers ou même les tueurs monstrueux nous fascinent. 

En ce qui me concerne, son roman est une belle réussite. Un polar rempli de rebondissements. Bobby nous ficelle une histoire qui s’étire longtemps dans le temps. Il nous présente les détails goutte à goutte, accentuant ainsi l’intrigue. Il a le don de me perdre dans les dédales de l’histoire tout en m’incitant suffisamment à lire la suite. Le genre de livre qu’on lit la nuit... parce qu’on n’arrive pas à s’arrêter. 


Si le nom de Fardy’s land sonne féérique... détrompez-vous. C’est plutôt le lieu de l’épouvante où un tueur en série s’acharne sur des adolescents. Par quelques détails que l’auteur nous donne, l'intrigue semble se situer quelques parts dans l’Atlantique en bordure des États-Unis. Je l’imagine facilement qu’elle se situe dans le Maine. Notez que Bobby ne précise jamais le lieu exact dans ses écrits... cela sort de ma propre expérience de voyages le long de cette côte morcelée par le vent, les orages et les hivers mornes et froids.

Les membres de la communauté qui habite l’île sont tissés serrés, autant dans la joie que dans le malheur. Ils partagent tous, parfois sans le savoir, le gêne du mal. Pourtant, tout ça semble avoir comme origine, un drame ancien inséré dans les légendes : « six enfants vont jouer dans les bois et seulement cinq jeunes s’en sortent vivants. »


Puis les catastrophes s’accumulent. Peut-être qu’il s’agit du même qui se poursuit 34 ans plus tard ? Peter Sullivan meurt assassiné. Son frère Cedric, assisté de son jumeau et sa jumelle, tente de comprendre l’atmosphère lugubre qui le pourchasse même à l’école. Pourquoi veut-on le tuer ? Quel est le lien avec le sentier de la Mort ? Au fil de son enquête, Cedric apprendra ce qu’est l’amitié ainsi que la valeur et la force des liens du sang... pour le bien ou le mal. 


Pour vous procurer le premier roman de la série, je vous invite à utiliser l’une des façons suivantes : 

En format imprimé :

      Achetez-les directement à Jessica ou Véritas Québec lors d’un prochain salon du livre;
      
      Demandez-le à votre libraire préféré; ou

      Commandez-le chez Véritas Québec à http://www.editionsveritasquebec.com

En format numérique :  

      Commandez par la librairie virtuelle de l’Alliance québécoise des éditeurs indépendants : 

              http://www.enlibrairie-aqei.com   

Bonne lecture !


Suzie Pelletier

mercredi 13 juillet 2016

L'énergie que nous donnent les petits-enfants



— Est-ce que tu vas en acheter d’autres, grand-maman ?

Comment résister à la demande de mes petites filles émise il y a environ 3 ans ?

 Je revois Zoé et Allison qui s’émerveillaient devant cette maisonnette en forme de champignon qui ornait l’une de nos platebandes. À l’avant de la propriété, bien sûr ! Parce que je tenais à ce que la chose curieuse soit visible dès leur arrivée. S’en suivit le bonheur extraordinaire de déplacer l’objet ici et là, sous cet arbre, sous ce feuillage, en plein soleil, à l’ombre d’un saule, pour finalement lui choisir la place qu’il occupe depuis cette journée mémorable. Même l’heure du repas n’avait plus d’importance.

L’an dernier, Alek alors âgé d’un an a été si impressionné par la maisonnette en céramique qu’on l’a trouvé assis dans la platebande pour mieux observer ce qu’il y avait autour, prenant les personnages et les cocottes dans ses petites mains. Puis, comme c’est toujours le cas avec ce petit homme, il s’est relevé pour explorer l’allée bordée de roches blanches. Il s’est amusé à déplacer les cailloux un par un, au gré de son inventivité.

 Comment dire non à la demande de mes petites-filles ? Je savais très bien que cela correspondrait à des heures merveilleuses à imaginer toutes sortes d’histoires avec Zoé et Allison. Je ne pouvais résister bien longtemps. Des chatons et un chien se sont ajoutés rapidement au grand plaisir des fillettes. Des grenouilles, un lièvre et une drôle de botte ont pris le chemin de mes platebandes. C’est devenu une coutume. Quand les filles arrivent à la maison, elles partent à la recherche des nouveautés.




Que fait ce petit chiot dans la chaudière ?



Trois petits chats, trois petits chats... 








Que dire de ce personnage qui relaxe paisiblement dans son hamac ? Il doit être en train de savourer sa retraite...







Puis, ce qui devait arriver... arriva...

Mon instinct de grand-mère s’est tourné vers les nains de jardins.

Hum ! J’ai bien écrit « nains de jardins ». Jamais je n’aurais cru qu’un jour, mes fleurs et mes arbustes seraient envahis par ces bonshommes curieux et un peu rondelets. Pour ceux qui me connaissent bien, essayez de ne pas vous évanouir. Par contre, souvenez-vous de ce village de Noël que je bâtis presque tous les hivers... il fallait donc que l’histoire se termine par une pièce de mes platebandes consacrée à ces êtres fantaisistes en céramique. Non ?

Les petits enfants n’ont pas vu encore ces magnifiques nains de jardins, mais les parents ne résisteront pas longtemps à venir leur montrer ce nouveau coin. J’ai bien hâte d’apercevoir leurs visages remplis d’émerveillement et de questions. Que d’histoires nous allons inventer !


Une belle énergie... 

L’arrivée des petits-enfants apporte un bonheur extraordinaire pour les amoureux de la vie que nous sommes. Ils nous aident à jeter un regard neuf et vibrant sur le monde. Ils viennent du passé et portent l’ADN des gens qui les ont précédés. Ils possèdent l’habileté émouvante de vivre dans le moment présent. La fraîcheur de leur jeunesse représente l’espoir d’un futur meilleur. Ils nous émerveillent à chacun des instants que nous jouons avec eux : leur petit minois tout fripé à la naissance; l’émoi d’un premier sourire; et le bonheur de sentir leur petit bras se serrer autour de notre cou. Notre cœur fond lorsqu’ils se blottissent dans nos bras à la moindre occasion. Nous devenons la personne la plus puissante du monde quand on fait disparaître un minuscule bobo. J’adore voir leurs yeux s’illuminer à chaque nouveauté : un mets différent, un animal, une « bebite » spéciale, une roche, la première neige.

Je souhaite pouvoir vivre ce bonheur encore longtemps, même si je sais qu’ils grandiront eux aussi. Ils deviendront adultes et participeront à ce mouvement humain qui se poursuit inlassablement d’une génération à l’autre. Je savoure intensément chaque instant avec eux; trop précieux, ce temps ne reviendra plus jamais.

Je suis heureuse que mes petits-enfants me retournent tout l’amour que je leur voue. Je profite entièrement de tous les moments qui me sont donnés avec eux. J’achète même des nains de jardins pour les surprendre...

La vie est belle... si belle...



Suzie Pelletier

lundi 11 juillet 2016

Voyage - Irlande - Ring of Kerry



Voici quelques bribes d’un récit de voyage qui s’inscrit dans l’album « Deux Québécois en vadrouille en Irlande » que vous pouvez retrouver sur ma page wattpad.com. Vous pouvez d’ailleurs y trouver un total de 46 récits de voyage qui se déroulent en Écosse, à Paris, en Irlande et en montagne. S’y trouvent aussi une intrigue policière ainsi qu’un texte philosophique. 

Notre séjour de trois semaines en Irlande, en 2004, nous a permis de voir des endroits extraordinaires. D’abord, une petite description de cette région d’Irlande morcelée au fil du temps. 
Le sud-ouest de l’Irlande se compose d’immenses péninsules qui s’étirent loin dans l’océan Atlantique, de larges baies profondes ainsi que de nombreuses îles laissées là au hasard de la nature. L’examen d’une carte topographique nous donne l’impression qu’un animal féroce a lacéré le roc à plusieurs reprises de ses immenses pattes aux ongles tranchants. Bien sûr, cette morphologie demeure le résultat incontestable de la dernière glaciation. Les lourds glaciers ont d’abord écrasé les parties plus fragiles du sol pour laisser ces dépressions profondes à leur retrait. La mer s’est aussitôt empressée de remplir l’espace. La région resterait peu invitante à la vie humaine si ce n’était de la végétation luxuriante qui pousse partout, y compris dans les interstices rocailleux.    

L’une des choses les plus extraordinaires que nous avons découvertes lors de notre visite en Irlande demeure la beauté de ses paysages. L’île porte le nom « Émeraude » par sa couleur vert intense provoquée par son climat abreuvé régulièrement de pluie. Mais le nom lui va aussi bien pour sa qualité de pierre précieuse. Voici une description : 

De l’autre côté du village de Kilorglin, nous apercevons enfin les montagnes Iveragh dont le sommet du mont Coomacarrea est juché à 772 mètres d’altitude. Leur couleur bleutée demeure une indication de leur éloignement par rapport à nous. Nos yeux se gavent de ce panorama exceptionnel. J’adore ce mélange de dureté et de beauté incommensurable qu’apporte toujours la proximité étrange entre les montagnes à gauche et l’immense océan à droite. La route qui passe entre les deux dimensions nous donne l’impression de pénétrer profondément dans ce paysage aux couleurs saisissantes.    

Bien sûr, quand on voyage, nous découvrons des méthodes particulières au pays visité pour informer les gens, locaux comme étrangers, des dangers de la route. Cette visite-ci portait, elle aussi, l’une des exigences routières les plus percutantes que nous devons absolument suivre : 


Nous arrivons finalement à la passe Coomakesta tant redoutée. Nous la savons étroite, en pente raide et construite en courbes aiguës. Alors que nous avançons, nous reconnaissons les inscriptions peinturées directement sur la chaussée asphaltée, à quelques centaines de mètres l’une de l’autre : « slow » (lent), « slower » (plus lent), « very slow » (très lent) et puis « dead slow » (ultra lent). Des mots si appropriés pour la situation qui se dessine sous nos yeux... Deux immenses rochers bloquent la route, ne laissant qu’un passage fort étroit.

L’Irlande nous a fascinés par ses routes qui passent dans des espaces fort restreints qui nous laissent pantois. Nous savons que le pays, aidé par des fonds de la Communauté Européenne, transforme ces écueils pour les rendre moins dangereux. Plusieurs auront disparu d’ici notre prochain voyage. Ça nous fait apprécier différemment ces embûches que nous comparons de façon boiteuse avec les situations de notre propre région : 

Soudain, j’ai l’impression de me retrouver au Vermont, à traverser Smuggler’s notche. Par contre, ce col d’Irlande s’étire sur quelques mètres seulement. il constitue néanmoins une barrière naturelle et nous devons la franchir à raison d’un véhicule à la fois. Notre vitesse presque nulle nous aidait à éviter les égratignures sur la carrosserie. Voilà ! Nous comprenons maintenant les embouteillages énormes qui s’installent certains jours d’achalandage élevé. La lenteur provoquée par la présence de l’obstacle force les gens à attendre en file, dans les deux directions, avant de traverser la passe, une voiture à la fois. La situation se corse lorsque de gros véhicules, comme les camions ou les autobus, doivent s’y infiltrer. L’opération périlleuse exige le blocage complet du trafic en sens inverse. Selon l’habileté du conducteur, la démarche peut prendre jusqu’à trente minutes avant qu’on dégage le véhicule lourd de la passe. Soudain, je m’ennuie des cônes orange du Québec…    

Le visage intérieur de cette péninsule qui s’étire dans la mer est aussi exceptionnel que les bords de mer hachurés et caresser par la vague. En voici un exemple. 

Nous reprenons finalement notre itinéraire, pour le dernier tronçon qui nous fait traverser le parc national de Killarney. Au milieu du trajet, nous atteignons l’un des points les plus hauts où nous stationnons la voiture à proximité d’un belvédère. Nous découvrons le Lough Leane, un magnifique lac qui s’étend sur plusieurs kilomètres. Nous voulions prolonger notre périple et retarder notre retour à la ville le plus tard possible. Ainsi, nous arrêtions à tous les points d’intérêt installés le long de notre itinéraire. Nous prenions le temps d’admirer tous les paysages de montagnes, de rivières et de lacs proposés par le parc. Amoureux de cette nature enchanteresse, nous résistions à l’envie de chausser nos bottes et de partir tout simplement à l’exploration de ces montagnes dénudées d’arbres que les Irlandais, à l’instar des Écossais, appellent des « moors ». La journée étant très avancée, nous avons choisi la prudence. Nous sommes retournés à Killarney tout en conservant au fond de notre tête cette possibilité de randonnée pour un futur voyage.    

Espérant que ces quelques lignes vous inciteront à lire le texte complet sur ma page Wattpad.com, vous trouverez ci-après le lien web : 

Wattpad. com/suziepelletier/ The ring of Kerry


Bonne lecture ! 



Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante

jeudi 7 juillet 2016

Lecture Jessica Brideau - Cody Grant

                                      * * * Autres textes sur mes lectures * * *


Chronique sur la lecture
Auteure :   Jessica Brideau
Roman :     Cody Grant, le premier fantochromique 
Catégorie : Roman jeunesse, fantastique
Édition:  Véritas Québec 
http://www.editionsveritasquebec.com

J’ai rencontré Jessica pour la première fois au Salon du livre d’Edmundston, au printemps 2015. Elle n’avait pas encore 18 ans. Née à Caraquet, elle vit à Tracadie-Sheila avec sa famille. Si son attitude générale nous présente une personne plutôt réservée, il faut attendre qu’elle nous sorte l’une de ses phrases humoristiques et piquantes qui nous font éclater de rire. Elle commence à peine sa carrière d’écrivaine francophone de l’Acadie, mais il faut parier qu’elle prendra de plus en plus de place dans le monde littéraire au fur et à mesure qu’elle déploiera ses ailes et aiguisera sa plume. 


La maison Véritas Québec a édité et publié les deux premiers livres de Jessica Brideau. Ces romans nous transportent dans un univers imaginaire campé dans un réalisme étonnant. À plusieurs reprises, je fus surprise de trouver normal que nous ayons des villages étranges où zombies et fantômes circulent librement. Pourquoi pas ? Macmon est un petit patelin qui pourrait se situer n’importe où sur la planète. Sauf pour ce personnage curieux, Cody Grant, pour qui la vie n’a rien de normal. En ce qui concerne Wasilla, je crois que je vais le laisser dans la zone fantastique tricotée par l’auteure. Bien sûr, il y a ses yeux qui intriguent, l’un bleu et l’autre vert. Mais aussi, Cody a un pouvoir étrange : il passe au travers les murs... comme un fantôme. Ainsi, son existence est plutôt remplie de questions vitales sur ses origines. 

Voici donc quelques informations sur les livres, Cody Grant, le premier fantochromique, tome 1 et 2, dont Jessica est l’auteure. 

Tome 1

Dans le premier tome, l’adolescent vit avec Mary et Girard, ses parents adoptifs. Bientôt, il aura 17 ans, mais il cherche toujours des réponses sur ses origines nébuleuses. Son nom même, Cody Grant, le rend marginal. Solitaire malgré son allure de guerrier viking, ses craintes le gardent constamment sur ses gardes. Son village Wasilla n’a-t-il pas été dévasté complètement, le laissant habité par des fantômes et des zombies ? Il a besoin de savoir, mais, plus il cherche, plus sa vie déraille. 
Tome 2 

Cody Grant sait maintenant que sa vie entière, du moins ce qu’il en connaît, est un tissu de mensonges. Son père adoptif lui a caché ses vraies origines. On prédit même sa mort dans les trois mois. À l’aube de ses 17 ans, celui qu’on surnomme le monstre de Macmon, part à la recherche de réponses. Au fil de l’aventure, il apprend à mieux utiliser son don particulier, celui de traverser la matière sans effort.  

Est-il vraiment en danger de mort ? Avec l’aide de Kelly et Trey, il part à la recherche de Julie, une femme aux yeux verts qui, de toute évidence, possède les informations dont il a besoin pour mieux comprendre ce qu’il est. En somme, il tente de découvrir quel secret contient sa vie. 

Jessica est habile pour dessiner une histoire aux multiples rebondissements. L’imprévu est continuellement au rendez-vous. Dès que Cody trouve une réponse, elle n’est pas toujours celle qu’il cherchait. Puis, l’information dévoilée débouche généralement sur une autre intrigue. 

Bien sûr..., il fallait s’attendre à ce que Jessica nous surprenne jusqu’à la dernière page. Il y aura donc un troisième tome... 

Bravo Jessica ! J’ai hâte de voir ce que tu nous présenteras dans le prochain roman !

Pour vous procurer les deux premiers livres de la série, je vous invite à utiliser l’une des façons suivantes : 

En format imprimé :

      Achetez-les directement à Jessica ou Véritas Québec lors d’un prochain salon du livre;
      
      Demandez-le à votre libraire préféré; ou

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En format numérique :  

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              http://www.enlibrairie-aqei.com   

Bonne lecture !

lundi 4 juillet 2016

Voyage - Irlande - Dingle Peninsula



C'était en 2004. Notre voyage en Irlande se poursuit.  Nous fêtions nos 50 ans en vagabondant sur des circuits isolés de l'île Émeraude.  Les textes complets de mes récits de voyage sont déposés sur ma page Wattpad.com.  Ce billet, qui comprend quelques citations, vise à donner un aperçu de ce que je raconte par mes récits de voyages.

Ce jour-là, quelque part en juillet 2004, une belle aventure se préparait. Étonnement, émerveillement, curiosité et... sueurs froides nous attendaient. D'abord, l'Irlande, un roc solide sur l'océan Atlantique fouetté par le vent et grugé par la vague, nous présente des paysages extraordinaires. Voici une description :
Dans le sud-ouest de l’Irlande, le territoire du bord de la mer est très morcelé. Les immenses plages sont séparées par de hautes falaises qui tombent dans les flots. Pour atteindre ces rives, l’eau de l’océan doit contourner de nombreuses îles et plusieurs péninsules qui s’avancent loin dans toutes les directions. Un effet direct du retrait des glaces, lors de la dernière glaciation. Les bras de terre s’étirent parfois sur une distance de 60 kilomètres dans la mer. Le sommet des montagnes qui les recouvrent trône à 500 ou 600 mètres d’altitude, témoignant de son lien ancien avec les Appalaches d’Amérique.
À vol d’oiseau, on dirait qu’un ours géant a grafigné le sol de ses ongles acérés, d’un coup de patte rageur, pour n’y laisser que des vestiges ; la terre résiduelle se serait retrouvée ici et là, en tas disparates pour créer un archipel élaboré. La brutalité des lieux s’arrime avec la force herculéenne de l’océan. Tout simplement sublime.
Un peu plus haut, je vous ai parlé de sueurs froides. Ne vous en faites pas, nous n'avons vécu aucune histoire d'horreur lors de notre visite. Par contre, dois-je je répéter... j'ai le vertige. Quelle idée avons-nous eu de passer par un col de montagne ? Tout est une question de priorité ! Je préfère subir le malaise du mal des hauteurs plutôt que de manquer une belle expérience. Voici un exemple de ce que j'au dû vivre :
Le chemin étroit est limité à gauche par la paroi rocheuse dont certaines aspérités touchent presque la peinture neuve de la voiture. De l’autre côté, c’est le vide entre le bord de la route et la plaine tout en dessous. À plusieurs reprises, je dois m’arrêter pour permettre à un véhicule de passer en sens inverse. Chaque fois, j’ai remercié le hasard qui nous a fait aborder cette route dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, ce qui m’offrait la possibilité de coller la paroi pour laisser passer les autres ; sinon, j’aurais dû placer les roues de gauche de notre voiture dans le vide pour permettre le trafic dans les deux sens. Trop peu pour moi. Le vertige m’attaque régulièrement, mais je réussis tant bien que mal à me rendre au premier belvédère où nous faisons un petit arrêt. J’en profite pour me dégourdir les jambes… et calmer mes nerfs qui ont été mis à rudes épreuves. Comme toujours dans ces circonstances, le soulagement que ce bout d’aventure soit terminé fait bon ménage avec la fierté d’avoir réussi, encore une fois, à atteindre mon objectif malgré la complexité que me présente continuellement ce vertige. 
J'affronte mes peurs pour vivre des moments très intenses. La fierté de vaincre s'ajoute à l'euphorie de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles sensations. L'arrivée au sommet est un instant émouvant; on le voit par la réaction des visiteurs.

Assise sur le bord du mur de pierre qui délimite le belvédère, je m’abreuve de cette vue magnifique. J’écoute le vent qui descend dans la montagne et siffle dans les hautes herbes qui poussent tout à côté. Des moutons broutent un peu plus loin et font sonner leurs clochettes. J’entends aussi le chant des oiseaux qui habitent le sommet.
Cette symphonie magique n’est interrompue que par quelques claquements de porte lorsque les touristes arrivent et repartent. Bien qu’il y ait en tout temps plusieurs autos dans le stationnement, les gens ne font presque pas de bruits. Les vacanciers qui ont bravé la route pour atteindre le col semblent sans voix à leur arrivée au sommet. Par respect pour l’immensité du spectacle naturel, les gens parlent peu et à voix basse. On dirait un sanctuaire religieux qui nous invite plutôt à réfléchir sur l’univers qu’à verbaliser l’euphorie du moment. Plusieurs chaussent leurs bottes de montagnes et disparaissent derrière la première colline. Ils reviendront avec des étoiles dans les yeux.
Ce que l'on apprend au cours de nos voyages devient une source d'inspiration à d'autres moments de notre vie. En révisant ce texte vieux de 12 ans, j'ai retrouvé l'évènement qui m'a servi dans mes écrits plus récents. Nadine, le personnage central de la série Le Pays de la Terre perdue, utilise cette technique « pierre sur pierre » à plusieurs reprises pour construire des abris au cours de son périple dans ce monde dépourvu de civilisation, donc de technologie.
Ces anciens Celtes ont bâti leur habitation avec les matériaux disponibles sur cette île où les forêts ont presque disparu. La technique, une méthode vieille de milliers d’années, consiste à placer des pierres les unes sur les autres, sans aucun ciment, pour monter des murs ronds de deux ou trois pieds d’épaisseur. Astucieux. Ça résiste au vent, c’est certain. On peut comparer leur ingéniosité avec celle de nos Amérindiens qui construisaient des habitations selon leurs besoins. Les plus sédentaires, ceux qui s’adonnent à l’agriculture, les maisons-longues bâties de bois font office de logement permanent. Chez les nomades, le tipi rond et pointu, fabriqué avec des arbres et des peaux de bête, leur suffit. Autrefois, les Inuits façonnaient des igloos avec des blocs de glace. Les habitations amérindiennes ont laissé peu de vestiges, en raison de la réabsorption rapide par la nature des matériaux utilisés. Celles des ancêtres celtes existent encore ; des millions d’années seront nécessaires pour altérer chaque caillou. 
 Ce récit de huit pages contient plus de 2800 mots.  Il s'ajoute à une série de 16 textes écrits à la suite d'un merveilleux voyage sur l'île Émeraude.

Bonne Lecture ! 


Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante