mardi 23 février 2016

Écriture - Modernisons l'industrie du livre au Québec




Se taire face à détérioration de notre merveilleux univers du livre au Québec ne fait que laisser perdurer un système déficient. Même, ce serait approuver la «cancrité» qui le gangrène. J’en suis incapable. J’ai donc décidé d’utiliser mes talents d’écriture pour parler. Ce blogue me permet de prendre la parole.

Certains de la vieille garde littéraire (auteurs, éditeurs, libraires, journalistes et plusieurs autres) refusent de comprendre que l’industrie du livre du Québec doit se moderniser. L’expression « Vieille garde » n’est pas une question d’âge, mais elle se réfère plutôt à des gens qui n’avancent plus, qui n’évoluent plus : des dinosaures, quoi. Appuyés par une loi déficiente, la loi 51 de 1981, ils servent à encrasser le système, à le nécroser. D’autres abusent impunément, profitant de l’absence de vérifications efficaces et de moyens de pénaliser les délinquants. Toujours, les auteurs sont ceux qui subissent les affre de cette médiocrité. 

En ce qui me concerne, me taire n’est pas une option. J’aurais l’impression d’approuver leurs agissements. Pour changer les choses, il faut parler. C’est ce que j’ai décidé de faire. J’espère que je ne serai pas la seule écrivaine à faire état d’un système qui ne donne aucune place à l’auteur et abuse d’eux sans vergogne. 

Au Québec, la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre (Loi 51) encadre l’industrie québécoise du livre depuis 1981. Ça fait donc 35 ans que l’auteur est exclu de la loi, donc du processus. Pourquoi s’étonner qu’on le traite comme une entité négligeable ? J’ai fouillé la Loi pour trouver des mentions des mots « auteur » et « écrivains ». C’est minable. Au paragraphe 6, il est écrit que le ministère a consulté des « associations et organismes représentatifs des milieux des auteurs… » Quelle dilution ! Notez qu’on parle six fois « d’éditeur », 12 fois de « libraire » et quatre fois de « distributeur ». C’est pathétique.


L’auteur n’a pas la place qui lui revient dans la Loi. Pourtant, faudra-t-il le répéter sous tous les toits du monde : SANS CRÉATEUR, IL N’Y A PAS DE LIVRE !


L’Institut national de recherche scientifique (INRS) a mis des mois pour faire une évaluation de la Loi 51. Parle-t-on de l’écrivain dans les 245 pages de ce rapport ? Bien sûr. Dans le chapitre 2, partie 5, les chercheurs présentent l’écrivain comme l’un des acteurs de l’écosystème du livre. Bravo ! La synthèse de ce chapitre mentionne que « les écrivains se sentent globalement lésés d’être absent de la Loi. » Les recommandations à la page 154 comprennent 10 éléments. Un seul commentaire, plutôt tiède d’ailleurs, parle des auteurs : « Envisager des moyens de mieux intégrer les auteurs dans la Loi du livre.» Pas d’obligation. Peut-être qu’on en tiendra compte de cette note… ou pas. Deux pages sur 245 discutent mollement de la situation des auteurs. Je ne suis pas impressionnée !


Avec un rapport de même, on ne va nulle part ! Pathétique !


Il y a quelques semaines, j’ai été estomaquée d’apprendre que le ministère de la Culture et des Communications avait engagé monsieur Denis Vaugeois pour réfléchir aux modifications possibles et souhaitables de cette Loi. « Ben Voyons ! », je me suis dit. N’est-ce pas lui le père de cette Loi 51 si déficiente ? 


Depuis, je lui écris par l’entremise de mon statut de blogueuse du Huffington Post Québec. Voici les liens pour les textes : 


Lettre ouverte à Denis Vaugeois : la place de l’auteur dans l’industrie du livre

Lettre ouverte à Denis Vaugeois : l’industrie se modernise
Lettre ouverte à Denis Vaugeois : exemple d’un abus

Au cas où vous ne les auriez pas lus encore, voici trois autres textes que vous pourriez apprécier sur le même thème. 


Aidons nos libraires à mieux nous servir
Plus on lit, plus on aime ! Plus on aime, plus on lit !
Incohérence dans l’univers du livre au Québec

Je vous invite également à consulter la Loi 51 ainsi que le rapport de l’INRS.

Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre.

Évaluation de la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre et étude d’impact du marché du livre numérique.



D’ici à ce que ça change, gardez le sourire et écrivez selon votre cœur. 

Suzie Pelletier

Merci d'encourager l'édition indépendante



vendredi 19 février 2016

Voyage - Achill Island - là où le temps s'arrête



Le texte complet se trouve dans le recueil « Deux Québécois en vadrouille en Irlande » de mon compte wattpad.com
Chaque voyage que nous faisons est une source incroyable d’apprentissage. Aussi, notre visite, sur cette petite île dans le sud-ouest du comté de Mayo en Irlande, nous a fait beaucoup réfléchir, à voir les choses autrement.  

Achill Island est boudé par la plupart des touristes, surtout ceux qui cherchent à retrouver sur leur chemin, les mêmes affaires qu’ils ont à la maison. Cette petite île a gardé son cachet celte d’antan. En 2004, elle était peu moderne, sans réseau cellulaire ni d’internet. La plupart des habitants y vivaient heureux à un rythme serein. Voici un extrait du texte sur Wattpad.com.
Par contre, l’ambiance de liberté que nous apporte l’air salin et qui nous accueille à notre arrivée aide à éliminer la fatigue et le stress des dernières semaines. Ça valait le déplacement. Achill est une petite île couverte à 75 % d’épaisses tourbières ; ailleurs, quelques montagnes, dont la plus haute dépasse à peine 700 mètres, se terminent en falaise dans la mer. Il y a peu de maisons, même dans les villages. Les anciens crofts, avec leur plancher en terre battue et leur toit de chaume, subsistent encore ici et là, éparpillés dans les vallées peu profondes. On les remarque, coincés entre les tourbières et les nombreux ruisseaux.
La température estivale peu élevée rebute ceux qui cherchent les plages chaudes où les corps presque nus s’alignent pour se faire dorer la couenne. Ici, rien de tel. On porte des pantalons longs, des chandails épais et, la plupart du temps, un anorak pour couper le vent. Voici un autre extrait: 
Le soir, les bourrasques froides se glissent sur cette plage et nous forcent à porter nos chandails et nos anoraks à capuchon pour nous protéger. Nos cœurs de nomade aimant l’hiver, nous nous accommodons facilement de cette atmosphère fraiche qui a l’avantage de faire fuir les autres touristes. Saisir cette vie au ralenti nous permet de vider notre corps de toutes ces heures de vadrouille dans le reste de l’Irlande et nous aide à retrouver cette sérénité qui nous accompagne toujours en nature. Seule la vue de quelques planchistes téméraires et habillés en homme-grenouille nous fait frissonner.
Les activités les plus normales prennent un sens nouveau sur l’île. Ils sont débrouillards et utilisent des méthodes fort originales pour offrir des sports comme ailleurs, mais avec une tournure très... celte ancienne :


À côté de l’aire de camping, il y a un terrain de golf à la mesure de l’île. Il s’agit d’un champ de tourbières, où l’herbe est coupée court par les dents acérées des moutons qui se promènent librement sur le terrain. Les roches rebelles ressortent ici et là, traçant un chemin rempli d’embûches, au grand plaisir des amateurs. Les sportifs font leur jeu dans ces conditions. Qui sait, il y a peut-être des points supplémentaires, ou une amende, si le golfeur frappe un mouton avec sa balle. Et si l’animal part avec la balle, est-ce que le joueur reprend son coup ? Perd-il le point ? 

Quand on visite des coins perdus de la planète, il faut s’attendre à ce que les choses ne fonctionnent pas comme on s’y attend. Disons que, dans cette partie éloignée de l’Irlande, leur manière de faire peut surprendre... un peu, du moins. 


Quelques minutes plus tard, un autre véhicule apparaît sur la route; un corbillard, cette fois. Il est fort luisant en dépit du chemin poussiéreux. Il est suivi par plusieurs voitures. Wow ! C’est un cortège funèbre. Intriguée, j’observe de loin sans manquer de respect. Je vois le chauffeur et son assistant, tous deux vêtus de noir, chapeau compris. Ils aident les porteurs pour amener le cercueil près de la fosse. Après une courte cérémonie, les hommes descendent la tombe dans le trou avec des sangles. Puis tout le monde s’en retourne au village. En passant près de moi, l’assistant du chauffeur me toise d’un air moqueur et me fait un clin d’œil tout en enlevant son chapeau. Et vlan ! Je réalise que ces deux hommes de noir vêtus sont en fait les fossoyeurs de tantôt. Éberluée, je les regarde partir avec leur corbillard vide. Je les entends rire aux éclats… à mes dépens sans aucun doute. 
Je vous invite à lire ces chroniques de voyages qui se trouvent sur mon compte http://www.wattpad.com/suziepelletier.  Ce texte-ci qui nous parle de Achille Island est le 47e texte que j’y dépose. 


Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante

mardi 9 février 2016

Lecture - France Lussier - Exoterra



Chronique sur la lecture 
Auteure :      France Lussier
Titre :            Exoterra 
catégorie :    science fiction 
édition :        Les éditions Véritas Québec

La vie d’écrivain n’est pas toujours facile. Nous vivons nos heures d’écriture en solitaire et l’aide que l’on recherche n’est pas toujours au rendez-vous. France a mis dix ans de travail avant de publier son roman. Les périodes de travail intenses ont succédé à plusieurs phases où elle a laissé dormir son rêve. Mais en fin de compte, sa persévérance aura fait aboutir ce projet. Exoterra existe maintenant sous forme imprimée ou numérique par l’arrivée des deux premiers tomes, Le pouvoir des Mésens et Joran le Mésen.

Pour ma part, je suis toujours impressionné par ceux qui ont le talent d’écrire de la science-fiction à la Robert Heinlein ou Frank Herbert. France nous captive avec une vision futuriste de l’humanité dans un univers totalement différent de ce que nous connaissons. Visionnaire, peut-être avait-elle prévu la découverte par la NASA de ce nouveau système de sept planètes qui pourraient être habitables à quarante années-lumière d’ici ?

Exoterra nous transporte dans un autre monde, des millénaires après le nôtre. Quelques humains aux pouvoirs spéciaux subsistent, camouflés au milieu d’autres sociétés, dissimulant leurs habiletés de clairvoyance du mieux possible. 


Tome 1 : Le pouvoir des Mésens

Élanaii, l’une des dernières Mésens, refuse de se battre. Par contre, les circonstances, tout comme sa soif de vengeance pour la mort brutale de celle qui l’a élevée, elle se retrouve dans un groupe de rebelles qui travaille à protéger leur coin de l’univers contre les envahisseurs, les brutes Zalis.

Une histoire qui nous fait réfléchir. France repousse nos impressions premières sur les individus. Est-ce que les Zalis sont si terribles ? Ne s’activent-ils pas aussi à ce que nous voulons tous : la survie ? 
Tome 2 : Joran le Mésen


Élanaii et son groupe de combattants survivent tant bien que mal sur cette île au milieu de l’océan, sans véritable moyen de la quitter. De toute façon, il vaut mieux rester camoufler sous la montagne, avec ce peuple étranger dont les membres ont des pouvoirs similaires à ceux des Mésens, car les Zalis les recherchent implacablement pour les anéantir. 

L’arrivée de Joran Gallaën viendra bouleverser leur équilibre précaire tout comme le cœur d’Élanaii. Ensemble, pourront-ils échapper à ceux qui les pourchassent sans cesse ?

France planche actuellement sur le troisième tome de la collection et j’ai bien hâte de mettre la main dessus pour connaître la suite du périple des Mésens pour leur survie.

France est mon amie depuis toujours... ou presque. Le plus sérieusement du monde, je peux avancer que nous avons appris à écrire en même temps. Elle, sa jumelle Francine et moi, nous avons fait connaissance alors que nous avions six ans. Nous entreprenions notre première année à l’école Labrecque de East-Angus. Boy ! Ça me ramène loin ! Il y de cela plus de 56 ans ! Nous nous sommes perdues de vue au cours de nos années adultes, la vie nous bousculant chacune de notre côté. Puis, la magie de Facebook s’est opérée alors que je les ai repérées, l’une à Sherbrooke et l’autre à Gatineau. C’est ainsi que j’ai repris contact avec France et que j’ai appris qu’elle avait un manuscrit en main. J’avais tellement hâte de mettre la main sur le bouquin, plutôt l’œil sur le texte. 

Regardez ce magnifique sourire !                                   Lors de son lancement, entourée de sa famille et de ses amies, France savourait enfin son moment de gloire, celui de l’auteure qui voit enfin son roman dans la main des lecteurs. 
Le tempérament foncièrement humain de France se reflète dans ses personnages qui sont bien campés et fort attachants. Même les monstrueux Zalis. Les scènes qu’elle nous raconte nous remplissent d’émotion : du bonheur, de l’amour, de la peur, de l’angoisse, de l’ambition et de l’honneur. On y meurt pour sauver l’idéal des rebelles. Dès le premier chapitre, j’espérais qu’elle utilise ses talents d’auteur pour assassiner le personnage principal, tant je le détestais. Mais sa façon d’écrire et de traiter ce personnage, jouant au passage avec mes émotions, France m’a simplement transporté ailleurs. 

Bravo ! Venez la rencontrer dans les Salons du livre du Québec tout au long de l’année. 


Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier

vendredi 5 février 2016

Lecture - Diane Giroux - roman jeunesse



Chronique sur la lecture - mise à jour
Auteure :          Diane Giroux
Titre :              Zorin l'Immortel  (secondaire)
                        Mous-Q-thon et Loïk @ l'abordage (primaire)
Catégorie :     jeunesse, science fiction
Édition :         Les éditions Véritas Québec

J’ai savouré Zorin l’Immortel, un merveilleux roman jeunesse. J’aime lire, vous le savez. Mais, cette fois, j’avais gardé une certaine retenue parce que Diane est une amie de longue date. J’étais tout de même curieuse. Un soir, j’ai ouvert la première page. « Juste pour voir... juste un peu... » que je me suis dit, « pendant que je sirote ma tisane ». Quatre heures plus tard, mon iPad a manqué d’énergie et s’est éteint. J’avais gobé la moitié du roman. L’heure du coucher était passée. Le texte que je devais corriger était resté en plan. Je n’avais pas bu une seule gorgée de ma tisane. Il était tard et je devais dormir. J’étais déçue. J’avais juste hâte que le lendemain arrive pour que je puisse continuer ma lecture. J’ai adoré ! Bravo ! 

Zorin l’immortel s’adresse à des jeunes du début de l’adolescence, mais, comme vous pouvez le constater avec ce billet, tous peuvent s’enorgueillir de l’avoir lu. Ça bouge tout le temps et il y a juste assez d’imbroglio pour nous garder sur le qui-vive sans nous perdre dans les détails inutiles. 

Le style d’écriture est fluide et doux. Même si on y parle de la guerre, on suit parfaitement la philosophie de l’auteure sur la démocratie, le respect de la vie, les valeurs familiales, un humanisme ouvert sur la diversité et l’absence de discrimination. 

Le sujet abordé est fort intéressant. Je me suis remémoré quelques paroles d’enfant : « En 2000, j’aurais 45 ans et je serai vieille ! » Ma grand-mère s’est étouffée; du haut de mes dix ans, j’ai cru qu’elle avait avalé un morceau de pomme de travers. Quand est-ce qu’on est vieux ? Qui d’entre nous n’a pas laissé échapper un soupir de soulagement quand l’espérance de vie monte de quelques jours ? 

« Si j’étais immortelle, j’en accomplirais des choses ! », je me suis souvent dit. Ah oui ? Il faut lire Zorin l’immortel pour porter un regard différent sur le sujet. Zorin a 700 ans. Les immortels ont été vaccinés contre la maladie et le vieillissement, mais ils continuent de se reproduire. La pression sur les ressources s’intensifie au point de menacer la survie de ce peuple. 


Diane a su nous parler d’un terme universel à sa façon. L’Humain cherche l’immortalité depuis la nuit des temps. Toutes les fouilles archéologiques le démontrent. Si on comprend que l’existence humaine s’éteint au bout de quelques années, certains s’accrochent à une vie dans l’au-delà pour gagner cette immortalité. Un thème épuisé vous direz ? Non. Par son roman, Diane nous amène à nous questionner encore. Pourquoi vouloir vivre pour toujours ? Elle nous fait voir plusieurs facettes concrètes que nous aurions à affronter si cela arrivait pour de vrai. Ne devrait-on pas, plutôt que rechercher la vie éternelle, choisir de bien vivre la vie que nous avons, savourer chaque minute, chaque seconde ?


Diane vient de me surprendre avec la sortie de son deuxième livre. Cette fois, elle s’adresse aux jeunes du primaire. Peut-être même qu’une grand-maman bercera son petit-fils pour lui lire...

Le livre nous présente tête-bêche deux histoires : Mous-Q-thon et Loïk @ l’abordage. L’argumentaire, que l’on trouve sur le site de la maison d’édition, nous présente de monde de pirates, de hors-la-loi et de rebelles. Ça commence bien, surtout que le pirate est... respectable, audacieux, agile, déterminé, imaginatif et courageux ! 


Loïk @ l’abordage. Extrait de l’argumentaire : 


Loïk espère suivre les traces de son oncle; il se réfugie souvent dans la grange où un bateau d’une autre époque devient son terrain de jeu, son espace d’actions à saveur de liberté. 

Loïk est maintenant mûr pour une première aventure, sous la supervision invisible de son oncle et grâce à la magie de sa tablette informatique. Un beau jour, il se voit propulser 300 ans en arrière... Et c’est parti; le passé, le présent et le futur s’entrechoquent, les théories se désaccordent et les amitiés se tissent. Un roman pour voyager


Mous-Q-thon - Extrait de l’argumentaire : 

En compagnie des moussaillons Ethan et Zéphira, Loïk propose à ses amis de partir en mission dans le passé pour débuter les vacances d’été. Confrontés aux réalités de 1716, les jeunes pirates rebelles comptent sur lui pour retrouver Madame Mariane, enlevée par le cruel Harold, ce vieil escroc prêt à tout pour mettre la main sur un mystérieux coffre au trésor. 


La préservation des poissons et la protection des zones marines traverseront le temps à rebours, car Loïk peut enseigner à ses pirates au grand cœur l’importance de sauver le thon, pour les générations futures. 




 Diane est une femme accomplie qui a pris sa retraite en coup de vent. Au dire de son conjoint, elle a échangé un travail de 50 heures par semaine au service des autres pour une activité de 55 heures seule avec son crayon. Je sais que ce n’est pas tout à fait vrai. Lors de son lancement, Diane était plus lumineuse que je l’ai vu en travaillant avec elle de gros dossiers fort stimulants et un tantinet stressants. 

Diane aimait son travail et le trouvait satisfaisant, mais l’écriture la comble du bonheur le plus total. Entourée de sa famille, elle rayonne de joie et de fierté et elle a raison. 


Je me demande ce qu’elle va nous sortir la prochaine fois qu’elle écrira un livre ? Peut-être qu’elle a déjà commencé ?




Bonne lecture ! 


Suzie Pelletier