mercredi 28 décembre 2016

Bonne Année 2017






Mais où donc est passé l'année 2016 ! 

J'ai l'impression que nous l'avons entamé hier ! Il faut croire que l'année fut très remplie, un peu trop même. Visitez mon site web à la page ci-après pour avoir une idée de mes activités reliées à l'écriture en 2016.

 Ma vie d'artiste en 2016










Que m'apportera 2017 !

Est-ce que j'arriverai à réduire ce rythme pour 2017? Voyez ce que je prépare déjà pour cette 6e année de ma vie d'artiste professionnel.

Ma vie d'artiste en 2017








Je vous souhaite une année 2017 remplie 
de joie, de bonheur, de sérénité... 

et de lecture aussi !

💝 

Suzie Pelletier
Auteure de la série Le Pays de la Terre perdue

mardi 20 décembre 2016

Joyeux Noël à tous


Joyeux Noël à tous  !



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Merci ! Merci ! Merci !

De m'encourager dans mes projets d'écriture ! 

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Suzie Pelletier
Auteure de la série Le Pays de la Terre perdue


dimanche 18 décembre 2016

Lecture - Fannie Therrien - Béa dans tous ses états



Chronique sur la lecture
Auteure :   Fannie Therrien
Roman :     Béa dans tous ses états
Catégorie : Roman jeunesse (dix ans et plus)
Édition:  Éditions de Mortagne
http://editionsdemortagne.com

Qu’est-ce que je fais à lire des romans jeunesse, maintenant? Certains poseront la question et d’autres connaissent déjà la réponse qui est en deux temps. D’abord, je suis grand-mère de deux petites jumelles, Allison et Zoé, qui adorent lire. Elles ont huit ans et demi. Le bouquin de Fannie est un peu trop vieux pour elles, mais il restera dans la «bibliothèque de grand-maman» jusqu’à ce que l’une d’elles le découvre et l’emprunte dans quelques années. 

De plus, je connais cette jeune femme à l’allure fière et rebelle. Sa mère et moi sommes cousines. Je l’ai rencontrée à quelques reprises au fil du temps, alors qu’elle se présentait dans les Salons du livre pour discuter avec des éditeurs. Jusqu’à présent, nous avons parlé de plusieurs écrits qu’elle a créés et qui dorment sur une tablette en attente d’un preneur. J’ai lu plusieurs de ses textes et, croyez-moi, j’ai découvert son style d’humour un peu caustique fort rafraichissant. On découvre l’auteure au fil des aventures insoupçonnées de ses personnages qui sauront plaire à des milliers de lecteurs. 

Je suis contente qu’une maison d’édition ait finalement accepté de lui faire confiance. 




La mini biographie sur la pochette du livre la présente comme ceci :
«Fannie Therrien est passionnée de lecture et d’écriture depuis qu’elle est toute petite. Tout comme Béa, elle raffole du popcorn, des films d’horreur, des tuques banane, et elle déteste les maths, les averses et... les cafards!» 
J’ajouterais à ceci qu’on la voit toujours avec un sourire fort communicatif. Fannie veut vivre de son art. Elle est foncièrement heureuse quand on lui parle de littérature, la sienne ou celles des autres. Elle a le talent d’écrire, la patience d’attendre le bon éditeur et le courage de travailler ses textes pour les rendre touchants et vivants. Son imagination est sans borne et son style plaira au-delà des frontières et des langues. 

Avec ce premier roman, une étoile est née au Québec et je suis convaincue qu’elle éclairera d’autres endroits sur la Terre. Bientôt, je devrai retravailler ce billet pour y inclure plus de bouquins. J’en suis certaine. J’ai d’ailleurs hâte de lire son prochain... qui pourrait bien être pour adulte (15 ans et plus). À suivre!

Les éditions de la Montagne ont choisi de lui faire confiance avec un premier roman jeunesse et ils ne seront pas déçus. Je suis convaincue que les aventures de Béa ne font que commencer. 

Béa est une jeune adolescente qui réagit vivement au divorce de ses parents. Par ses péripéties à l’école, l’aide de son amie fascinée par les garçons et l’expérience de la vie, Béa fera un cheminement important qui fera réfléchir les lecteurs de tout âge. 

Un beau livre à placer sur ses rayons jeunesse, qu’on soit une bibliothèque municipale, une école ou tout simplement... une bibliothèque de grand-mère. 

Merci à Fannie pour ce petit bijou! J’ai hâte que Zoé et Allison le découvrent... 

On peut trouver le livre de Fannie dans toutes les bonnes librairies ou sur le site de la maison d’édition. Le livre est également disponible en version numérique. 



Bonne lecture !

Suzie Pelletier

dimanche 11 décembre 2016

Écriture - Ma boutique est en ligne !

Visitez ma boutique à http://eddboutique.ca/boutique/
Vous avez sûrement remarqué que je n’ai pas publié de billets au cours des derniers mois. Comme toujours, cela veut dire que je vis une période très intense de réflexion. J’ai réfléchi et j’ai travaillé fort.
Je me retrouve à la fin du cycle de cinq ans qui a suivi ma décision, prise au début du mois de janvier 2012, de publier ma série fantastique de six tomes. Quelle idée de fou ! Il m’a fallu être tenace et têtue ! La courbe d’apprentissage pour m’intégrer dans l’univers du livre au Québec a été pour le moins abrupte. J’ai eu de l’aide et j’ai travaillé fort. Je n’ai pas encore fini d’apprendre, bien sûr, mais j’ai appris énormément au cours de ces cinq ans. L’année 2016 m’amène donc à la fin d’une étape et le début d’une autre.


L’édition de la série Le Pays de la Terre perdue ainsi que du recueil des nouvelles qui le suit m’a apporté une énorme satisfaction. 


J’avais tout de même l’impression qu’il me fallait faire un pas de plus. Ainsi, au cours des derniers mois, j’ai consulté des gens, analysé de nombreuses approches, fait des recherches, procédé à des tests. Bref, j’en suis venue à la conclusion que j’avais acquis toutes les compétences dont j’avais besoin pour partir ma propre maison d’édition.

J’ai d’abord créé ma boutique en ligne. On peut y commander l’un ou l’autre des livres de la collection le Pays de la Terre perdue (tome 1 Le Réveil, tome 2 L’Hiver, tome 3 La Mer, tome 4 Les visiteurs, tome 5 Le Retour et tome 6 Emmanuel) ou les commander tous. S’y trouve également le recueil des nouvelles du Pays de la Terre perdue. Tous les livres sont disponibles en version imprimée et en version EPUB.
Je pense que cette boutique m’aidera à créer un meilleur contact avec les lecteurs. Pour eux, il sera plus facile de se procurer les livres. Je pourrai aussi faire des promotions aux moments opportuns plutôt que limiter mes interventions à mes présences en Salon du livre.
Pour les curieux, sachez que j’ai utilisé un site québécois dont le porte-parole est François Charron pour créer ma boutique. Développer pour aider les PME à utiliser le web avec une plus grande efficacité le site apporte un ensemble de services fort intéressants. Ça comprend entre autres l’aide pour construire son propre site web et sa boutique en ligne. Pour en savoir plus, visiter votresite.ca. Ça vaut la peine.
En 2017, je complèterai l’édition de trois novellas (texte qui se situe entre la nouvelle et le roman) de 25 000 mots. Trois femmes, trois intrigues légères, trois vengeances. Ces projets me procurent l’occasion de travailler autrement : nouveau contexte contemporain, nouvelle image, nouveaux personnages, nouveaux produits. C’est ainsi que j’ai décidé de lancer ma propre maison, Les Éditions du Défi. Les prochaines années me permettront de bien mettre sur pied le processus d’édition qui convient et de rentabiliser cette nouvelle entreprise. Et poursuivre mon apprentissage…  

Au passage, j'ai changé l'apparence de mon blogue pour marquer ce vent nouveau qui souffle sur ma vie. Je partage. 
Je vous invite à visiter ma boutique en ligne. 
Pour en savoir plus sur mon écriture et mes livres, visitez mon site web :
Que feras-tu par la suite ? me demandez-vous ? Bof ! Je verrai dans le temps comme dans le temps. Je suis tout de même à la retraite, vous savez... 

Une chose est certaine, je vais continuer d’écrire…
N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires ! Abonnez-vous à ma page Facebook pour connaître tous mes évènements en cours d’année.

Entretemps, je vous souhaite un joyeux temps des fêtes !
Amusez-vous et sortez dehors !
* * * * *

Bonne visite !

Suzie Pelletier



vendredi 7 octobre 2016

Lecture - Annie Larochelle - Amélia



Chronique sur la lecture
Auteure :   Annie Larochelle
Roman :     Amélia, l'emprise des anges
Catégorie : roman fantastique
Public : 15 ans et plus
Édition:  Véritas Québec 


C’était un mercredi de septembre 2015, à Jonquière. D’une habitude prise dès mon arrivée avec la maison d’édition Véritas Québec, j’aidais mon éditrice à monter le stand qui allait nous loger pour les quatre jours suivants, au Salon du livre de Saguenay Lac-Saint-Jean. Je plaçais les exemplaires sur les rayons depuis quelques minutes quand ce bouquin s’est retrouvé dans mes mains. 504 pages. Les couleurs de la pochette, un fond de blanc et de gris bleu avec quelques touches de rouges et de noir, attirent l’œil. Des plumes d’ailes fort distinctives y prennent une place prépondérante.

Hum... je tourne le livre et lis une ligne sur la C-4. « Qu’ils vivent dans l’Eden ou l’Enfer... un ange protecteur... pouvoir absolu... » Je suis étonnée. 

— Marie ! As-tu vraiment publié un roman sur les anges ? 

Mon éditrice sourit. Je constate que mon expression faciale parle plus fort que la simple phrase que je viens d’énoncer. Je sais qu’elle trie les milliers de manuscrits qui lui sont acheminés chaque année pour chercher des écrits particuliers, différents et originaux. Par contre, l’ésotérisme ne tient aucune place dans ma palette de choix littéraire. Au fil des semaines, écoutant Marie présenter le livre aux lecteurs, j’ai capté quelques phrases ici et là. « Un ange gardien possessif et autoritaire » fait suite à « peut-on s’oublier, changer même, pour l’amour ? » Intriguée, je profite d’une accalmie dans les visites au kiosque pour ouvrir le bouquin en son milieu. Je lis quatre, cinq pages. C’est bien écrit. Le texte coule de lui-même. Il pique vivement ma curiosité. Je ne sens pas l’ésotérisme même si Annie nous parle d’anges, de démons et de nephels. Je classerais plutôt le récit dans le fantastique. Il nous présente d’ailleurs une tournure légèrement médiévale. J’aime. Ce n’était qu’une question de temps avant d’acheter le livre et d’y plonger pour connaître l’histoire. Il me suffisait de libérer quelques heures de mon agenda pour le dévorer. 


 Amélie est une humaine spéciale, une étoile lumineuse, qui possède des pouvoirs qui l’amènent à combattre le milieu des ombres, au grand désarroi de son gardien invisible. Ce dernier, un être magnifiquement beau, est obligé de s’immiscer ouvertement dans les affaires terrestres pour sauver sa protégée. Ce qui devait arriver arriva. La jeune femme qui s’est battue pour son indépendance s’éprend éperdument de son ange, même si elle le trouve contrôlant, un peu trop autoritaire. De quel droit Menadel tente-t-il ainsi d’exercer son emprise sur la vie d’Amélia ? Pourtant, notre héroïne insiste. L’amour finit par triompher, transformant à tour de rôle les deux amants, les forçant à évoluer pour en sortir meilleurs. 

Par son style d’écrivain et sa façon de tricoter son histoire, Annie nous captive avec une trame qui bouge, nous garde en haleine, nous fait pleurer même. Le lecteur se place facilement dans la peau d’Amélia. Sa peur et sa rage deviennent les siens, son amour les émeut. À plusieurs reprises, j’ai voulu étrangler l’autoritaire Menadel pour sa façon de traiter Amélia comme une enfant. Surtout, j’ai rapidement « oublié » qu’Annie m’amenait dans le monde des « Anges et démons » pour laisser l’histoire d’amour se développer au fil des pages. J’ai adoré !

Bravo Annie ! 



Annie est née à Montréal et elle a vécu sa jeunesse à Laval, passant plutôt ses étés sur le bord du fleuve à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Grande lectrice de thriller psychologique, de fantastique et de polars, une vie secrète la plonge régulièrement dans l’écriture. Cette mère de deux enfants travaille avec acharnement pour ses recherches et la composition de son premier roman qu’elle voit apparaître sur les rayons des librairies en mai 2015. Je n’ai pas les pouvoirs de son personnage et je ne lis pas l’avenir dans les feuilles de thé. Mais je suis convaincue qu’elle n’a pas fini de nous surprendre avec ses écrits. Quel sera son prochain sujet ? Que ce soit une suite à Amélia ou un roman dans une autre catégorie, je sais déjà que je le lirai avidement. 

Peut-être que son rêve de voir son livre au grand écran se réalisera ? 


Où trouver le livre

Vous pouvez vous procurer le livre de l'une des manières suivantes: 

En format imprimé :

      Achetez-les directement d'Annie ou de Véritas Québec lors d’un prochain salon du livre;
      
      Demandez-le à votre libraire préféré; ou

      Commandez-le chez Véritas Québec à http://www.editionsveritasquebec.com

En format numérique :  

      Commandez par la librairie virtuelle de l’Alliance québécoise des éditeurs indépendants  (AQEI): 

              http://www.enlibrairie-aqei.com   


Bonne lecture !

Suzie Pelletier

mardi 27 septembre 2016

Lecture - Steeve Lapointe - Le venin japonais



Chronique sur la lecture
Auteure :   Steeve Lapointe
Roman :    Le venin japonais
Catégorie : 
polar
Édition:  Véritas Québec 
http://www.editionsveritasquebec.com


J'ai rencontré Steeve pour la première fois à son lancement à la bibliothèque de l'île Perrot  en 2015. Je tenais à encourager un collègue écrivain qui demeure dans ma région, d'autant plus que nos livres sont édités par la même maison d'édition. 

Steeve est né au Saguenay Lac-Saint-Jean et il y a poursuivi ses études. Du côté professionnel, il choisira les sciences de la santé. Il s'installera à l'île Perrot pour y établir sa vie de famille. 

Il est passionné des romans de Micheal Connelly, de James Paterson et de Tom Clancy. Ainsi, il ne faut pas se surprendre que son roman soit si épicé de "venin", d'intrigues haletantes et d'aventures périlleuses. Le roman de plus de 500 pages captive du début à la fin. L'auteur joue d'ailleurs avec nos sentiments. Je trouve normal de sympathiser avec les policiers et même, d'avoir envie de les aider. Par contre, je me suis prise quelques fois à compatir pour le terrible et malfaisant Hiro Yamashita. Curieux direz-vous ? Ne vous inquiétez pas... lui, je ne l'aurais pas aidé à atteindre ses buts. 

L'auteur a mis beaucoup d'années à peaufiner son roman. Le rêve de voir un jour son travail récompensé s'est enfin réalisé quand son livre a atteint le rayon des librairies. Ça l'a  poussé à poursuivre ses recherches et son écriture. Maintenant que j'ai lu le livre, je peux confirmer que cela en valait la peine. La trame de fonds fort dramatique se dessine dans l'environnement des Yakuzas, ces membres de gangs criminels fort bien organisés du Japon. Si mes lectures m'indiquent qu'ils ne seraient pas encore installés au Canada, le roman que nous présente Steeve en démontre la possibilité. Ça donne froid dans le dos.

Le roman - Le Venin Japonais

L'histoire commence à Vancouver où les Yakuzas, menés par Hiro Yamashita, font la loi à Vancouver. Habile à déjouer les plans des policiers, Hiro mène ses affaires illégales au vu et au su de tous. Il tue, ou fait descendre tous ceux qui se place sur son chemin pour lui nuire.  Sadique, s'il trouve le moyen de détruire les gens physiquement et psychologiquement. S'il reste en vie, William Tanaka paiera cher sa tentative de mettre le miafioso japonais en prison.  

Pourchassé par les familles chinoises de Vancouver, obligé de sauver sa vie et sa famille, Hiro transfère sa business dans la région de Montréal avec ses yakusas. Cette fois, son organisation se fond dans le décor québécois sous couverture légale. Jusqu'à ce qu'une tragédie vienne réveiller la colère du chef de clan. Sa vengeance sera impitoyable. Bien sûr, l'inspecteur Tanaka de Vancouver viendra porter son assistance à l'inspecteur Vézina qui est responsable de l'enquête sur ce groupe fort bien organisé et plutôt secret. 

Ça vous dit de lire ce livre ? Je ne suis pas surprise. Voici où se le procurer :


En format imprimé :

      Achetez-les de Steeve ou de Véritas Québec lors d’un prochain salon du livre;
      
      Demandez-le à votre libraire préféré; ou

      Commandez-le chez Véritas Québec à http://www.editionsveritasquebec.com

En format numérique :  

      Commandez par la librairie virtuelle de l’Alliance québécoise des éditeurs indépendants (AQEI ) : 

              http://www.enlibrairie-aqei.com   



Bonne lecture !

Suzie Pelletier

jeudi 22 septembre 2016

Voyage - Irlande - randonnée sur le Spinc


Chaque fois que je révise un texte créé lors d’un voyage, je plonge immédiatement dans les émotions vives qui accompagnaient nos visites. De notre expédition en Irlande, Denis et moi en sommes ressortis grandis. Ici, vous retrouverez quelques extraits du dernier récit écrit en 2004 au cours de notre premier voyage en Irlande. Vous trouverez le texte complet sur mon compte wattpad.com

www.wattpad.com/suziepelletier

Lors de nos sorties de trekking, nous devons accepter de partager la route avec d’autres humains même si nous ne les trouvons pas toujours... disons... adaptés à cette vie de nomade. 

« Sur le premier tronçon de notre excursion matinale, nos pieds foulent d’abord une route asphaltée qui, un peu plus loin, se transforme en terre battue. Elle est suffisamment large pour permettre aux véhicules automobiles de passer dans les deux sens, même si la circulation d’engin motorisé n’est plus autorisée. Plusieurs touristes examinent notre attirail avec une lueur étrange dans les yeux. Nous sommes habitués à un tel étonnement et nous n’en faisons pas de cas, tenant plutôt à contrôler notre hâte de pousser notre marche vers le sommet, loin de la cacophonie de la civilisation et des regards de curiosité. Heureusement, la plupart d’entre eux n’iront pas au-delà de la cellule de saint Kevin. Peut-être qu’ils resteront en bas de la montagne pour explorer le parc qui entoure le centre d’interprétation. Endimanchés, ils portent des sandales, tiennent une sacoche à la main, sont parfois munis d’une bouteille d’eau. Certains voyagent avec une glacière qui semble remplie de victuailles tant on les voit peiner sous le poids. Les visages et les habits reflètent tous les coins du monde. Ceux qui s’aventureront plus loin que les sentiers asphaltés reviendront avec des échardes et des ampoules en raison de leurs fourniments inadéquats. Les grimpeurs équipés pour la longue randonnée sont peu nombreux et détonnent par leur silence et leur sérénité. »

Comme toujours, dès que nous nous retrouvons seuls sur un sentier, peu importe où dans le monde, l’appel de la nature vivante et enveloppante nous subjugue. Voici un extrait de mes observations.


« La forêt luxuriante aux abords de la cascade laisse pénétrer quelques rayons de soleil qui en profite pour frapper de plein fouet les bouillons d’eau pour leur donner la couleur blanche de la neige. Seuls les bruits insistants et puissants, au lieu du silence des flocons virevoltants, nous rappellent la force du torrent. Des milliers de gouttelettes se transforment en minuscules arcs-en-ciel quand elles croisent les rayons de soleil, juste avant de s’écraser sur les roches qui jonchent le sol tout autour. Nous prenons quelques photos tout en retrouvant notre souffle puis, le cœur rempli de joie, nous continuons notre randonnée. »

L’arrivée sur un sommet a toujours quelque chose de grandiose et nos cœurs palpitent à l’unisson.


« L’ascension abrupte nous essouffle, mais l’arrivée au sommet de cet escalier d’au moins 600 marches nous subjugue. Le parcours débouche à ciel ouvert, juste au-dessus du Spinc, ce rocher qui descend presque tout droit dans le lac Supérieur, quelque 250 mètres plus bas. La vue nous captive. Même les vertiges qui m’assaillent soudainement ne peuvent réduire ma satisfaction face à cette vue grandiose. Le soleil est déjà haut dans le ciel. Ses rayons éclatants frappent les parois rocheuses et font scintiller le schiste qui se retrouve enchâssé dans l’immense mur de granit. Le lac supérieur s’étend à nos pieds avec ses eaux calmes et bleues. Tout au loin, on peut apercevoir le lac Inférieur qui brille sous les rayons du soleil. Tout au bout de la vallée, la tour médiévale ronde typique de l’Irlande, le cimetière ancien et les bâtiments en ruines du site monastique disparaissent sous la forêt luxuriante qui brille du vert habituel d’Irlande. N’appelle-t-on pas ce pays “l’émeraude” ? Aujourd’hui, je trouve que c’est fort justifié. »

Malgré ce que je viens d’écrire, ne vous méprenez pas sur notre nature de trekkeurs invétérés. Nous adorons aussi la civilisation... et tout ce qu’elle nous procure.

« Repus de grand air et d’émotions vives, nous échangeons nos bottes pour nos souliers. Abandonnant nos sacs à dos et nos bâtons de marche dans l’auto, nous repartons à pied, main dans la main, vers le resto-bar du parc. Les yeux brillants de souvenirs inoubliables, nous commandons deux bonnes bières. Denis déguste une Guinness noire et amère. Quant à moi, je préfère le goût de la Guinness Bitter, vendue au Canada sous le nom de Kilkenny. Nous apprécions ce moment de détente, au milieu de la civilisation, avant d’affronter les routes d’Irlande, tortueuses et étroites, pour rejoindre notre terrain de camping. » 

Pour lire le texte complet, je vous donne rendez-vous sur le site web de wattpad.com. Vous y trouverez également d’autres récits sur Paris, l’Écosse, la marche en montagne et, également une nouvelle dans la catégorie « policier ». Amusez-vous ! Lisez !

www.wattpad.com/suziepelletier

Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier
Merci dencourager lédition indépendante