mercredi 30 septembre 2015

Écriture - le 500e billet !



Ceci est ma 500e publication ! 

WOW !!!

Je suis fière !

Si j’avais su... Hé bien ! J’aurais peut-être commencé ce blogue plus vite ! Non bien sûr, car il me fallait d’abord prendre une retraite d’un métier exigeant afin de libérer assez de temps pour écrire à mon goût. Pour que cette passion qui s’exprimait dans mes heures de loisir jusqu’alors s’élève à un niveau plus important, qu’elle vole haut dans le ciel littéraire.

Le premier billet publié le 27 août 2010 faisait d’ailleurs état de ce choix de commencer ce blogue; j’avais des doutes d’être lu autrement que par mon conjoint et mes enfants. J’ai fait fi des papillons qui flottaient dans mon estomac à l’idée que mes textes seraient maintenant disponibles, à la vue de tous, sur l’internet. Un plongeon dans le vide, ouvert à la critique. Pourtant, aujourd’hui le nombre de visites frôle les 99 000; elles proviennent de partout dans le monde avec une régularité qui m’étonne.

Cette décision fut un tournant dans ma vie de retraitée. Les publications se sont succédé rapidement; des récits de voyage surtout. J’ai aussi traité toutes sortes de sujets comme mes lectures et mes excursions en plein air, plus tard de mon expérience d’écrivaine. Six mois après l’ouverture du blogue, quand la vie m’a bousculée un peu trop, j’ai d’abord songé à écrire ce qui m’affectait par un billet. L’idée trop forte s’est transformée en nouvelle puis, rapidement, j’ai saisi que j’avais un roman dans mon imaginaire. Le Pays de la Terre perdue, qui se décline en six tomes, est né de cette expérience. 

Au fil des mois, j’ai compris que l’écriture, ce besoin qui me faisait vibrer depuis ma tendre enfance, voulait exploser sur toutes les formes littéraires possibles. Les mots et les phrases sautillaient violemment dans ma cervelle, comme du maïs soufflé qui, trop longtemps encagé dans le réservoir, n’a plus de place pour éclater. Les idées flottaient dans ma tête avec frénésie et je devais les coucher sur papier, y faire un semblant d’ordre. Sinon, c’était la folie qui menaçait. La publication de courts textes sur ce blogue m’a aidée à canaliser cette énergie débridée. L’exercice constant et régulier a largement contribué à renforcer mes talents, à grandir comme personne et auteure ainsi qu’à développer mon style d’écriture. Quand mes idées pour mon roman se bousculaient allègrement dans mon cerveau, je m’arrêtais quelques heures pour composer un billet; ça me permettait de mettre un semblant de stabilité dans ma tête. 

En 2012, satisfaite de l’expérience avec « La vie est belle 54 », j’ai choisi d’ouvrir un compte sur wattpad.com pour y déposer mes récits de voyage, ceux qui étaient trop gros pour ce blogue. Depuis, 42 publications y figurent et je continue d’en terminer un par mois. J’ai des textes accumulés pour au moins dix ans...

Cinq ans plus tard, je constate à quel point j’ai mis en veilleuse cette grande passion d’écrire au cours des premiers 55 ans de mon existence. Parce que la vie m’amenait vers d’autres expériences fort enrichissantes, que je ne regrette pas par ailleurs. Maintenant que j’ai le temps, je peux profiter de tout ce savoir de vivre qui ajoute du piquant et du réalisme à mes écrits.

Depuis, j’ai pondu six bouquins. En préparation, il y a des recueils de nouvelles et au moins un roman. Plusieurs de mes textes ont été publiés dans des anthologies, des revues ou des journaux (voir ma bibliographie). D’autres sont en voie de l’être.

Je m’éclate ! 

J’ai le goût de continuer ! 

Ma soif d’apprendre est toujours présente ! 

J’ai besoin d’écrire ! Tous les jours. 

J’ai le cœur à la fête ! 


Merci !

Merci à tous mes lecteurs qui savent si bien m’encourager à continuer d’écrire. 




Suzie Pelletier 


jeudi 24 septembre 2015

Lecture - Guy R. Lacroix - Le secret de mon grand-père



Rubrique sur la lecture
Auteur : Guy R. Lacroix
Livre : Le secret de mon grand-père
Type de roman : roman historique
Éditions Véritas Québec

J’adore l’histoire, mais je n’aime pas lire ces manuels remplis de détails qui prennent du temps à assimiler et, bien malgré moi, m’endorme. J’ai donc acheté le livre de Guy R. Lacroix avec une certaine appréhension. Je me suis finalement décidée à me le procurer parce qu’il raconte le débarquement en Normandie, une période qui m’intéresse énormément. 

Par l’entremise de son personnage principal, Roland Langevin, Guy nous fait voir ce côté sombre de ce bout de l’histoire mondiale, tout en faisant ressortir le côté humain de tous ces soldats qui ont dû apprendre à tuer pour garantir le retour de la liberté aux Européens. Ils ont appris à vivre avec la mort qui frappait dans leur rang et l’odeur du sang qui gorgeait la terre. Le bien-être personnel absent était remplacé par les bottes mouillées, les vêtements sales, les corps crasseux, la pluie et la neige ainsi que le manque de nourriture. Le fracas des obus qui éclataient autour d’eux et les balles qui sifflaient à leurs oreilles marquaient chaque seconde de leur vie. Les alliés ont gagné cette guerre inhumaine à coup de gestes héroïques de leurs soldats malgré un grand nombre de décisions axées sur la bêtise et le narcissisme. 

J’ai adoré. J’ai lu presque d’un trait ce magnifique livre où Guy nous révèle de nombreux faits d’armes des soldats du régiment Stormont, Dundas & Glengarry Highlanders. Présentés sous forme de roman, les faits d’histoire sont faciles à absorber; l’aspect humain est largement détaillé pour permettre au lecteur de se sentir transporté dans le temps, de ressentir la peur intense et de geler avec Roland. Je me souviens des quelques heures que j’ai pris, il y a quelques années, à examiner la plage Juno où les Canadiens ont débarqué. Avec mon expérience de militaire, je percevais fort bien les enjeux de ce débarquement insensé, mais essentiel au retour de la liberté en Europe. Plus je réfléchissais en regardant les positions allemandes et les embûches sur le chemin des libérateurs, plus j’avais froid dans le dos. Le roman de Guy est venu me rappeler beaucoup de détails de cette triste aventure qui a tué tant de Canadiens. 

Bien sûr, je ne vous révèlerai pas « le secret ». Si je n’ai pas été surprise, Guy a su tourner cette partie du roman en y ajoutant le charme, l’amour et le retour à la paix. Ça jette un baume sur l’histoire horrible qu’il nous propose juste avant. 

Né à Ottawa, Guy a toujours été passionné par le monde des affaires. Il étudie d’abord en administration et il s’engage dans une carrière de gestionnaire. Au fil du temps, on le retrouve dans le domaine bancaire, industriel et dans les télécommunications. En prenant sa retraite, il prend conscience que l’écriture est une passion qu’il ne peut ignorer. Pourtant, il n’en est pas à sa première puisque « Unit to be a CEO » précède ce roman en 2001, et qu’il est suivi, dix ans plus tard, par « Bankers and Other Snakes ». 



Par son roman, Guy nous offre l’occasion de nous souvenir des horreurs de cette Seconde guerre mondiale. Ne devrions-nous pas tout tenter pour prévenir de tel conflit ? Pourtant, tous ces migrants qui parcourent actuellement l’Europe pour trouver la sécurité nous rappellent que l’horreur de la guerre continue dans d’autres parties du globe. Aussi dure. Aussi destructrice. Avec des chefs aussi narcissiques. Une guerre où les innocents paient le prix d’une politique de contrôle.  

Je me demande bien de quoi Guy va nous parler dans le prochain roman qui, j’en suis sûre, trotte déjà dans sa tête. 

Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante


mardi 22 septembre 2015

Lecture - Mise à jour - Jimmy Blackburn - Borale

* * * Autres textes sur mes lectures * * *

Rubrique sur la lecture - Mise à jour
Auteur : Jimmy Blackburn 
Titre : Borale
Genre : fantastique et futuriste
Maison d’édition : Véritas Québec
Site web : Véritas Québec 

Je viens de terminer le deuxième et dernier tome (La quête des profondeurs) de la série Borale  écrite par Jimmy Blackburn, un auteur émergeant de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Complètement captivée par l’histoire de John et de Miia, je l’ai lu en deux jours seulement. Je ne suis pas étonnée que ce roman fantastique, futuriste et trempé d’une magnifique gamme de valeurs de société soit un véritable succès ! 

J’ai donc pris quelques minutes pour faire la mise à jour du billet que j’ai écrit à son sujet le 9 janvier 2015, après la lecture du tome I (Les pierres de vie). Vous pouvez lire cette publication qui parle maintenant des deux tomes à l’adresse suivante : 


Bravo et merci à Jimmy de persévérer avec passion dans l’écriture. J’attends son prochain roman avec impatience. 

Bonne lecture !


Suzie Pelletier

vendredi 18 septembre 2015

Ralliement 2015 de l’Association des familles Pelletier


Toutes les photos sur ce billet sont la propriété de Denis Fortin, photographe.

Le beau temps était au rendez-vous pour accueillir les 63 participants au ralliement 2015 de l’Association des familles Pelletier, en Estrie. Cette activité annuelle a eu lieu les 7, 8 et 9 août 2015, à l’hôtel Chéribourg, un centre de villégiature au pied du mont Orford.

Les participants venaient de plusieurs régions du Québec ainsi que du Nouveau-Brunswick. Ils ont été charmés par les installations de l’hôtel, l’accueil, l’organisation du ralliement, les repas exceptionnels servis tant lors de la balade que durant le banquet.

L’horaire souple comprenait du temps libre qu’on a pu utiliser pour se balader dans les sentiers au pied de la montagne, pour s’asseoir au bord de la piscine ou simplement en visitant Orford et Magog. 

Cousinage - pour faire connaissance 

Lors de ces rassemblements, nous aimons recevoir les artistes de la famille. Le weekend comprenait donc plusieurs périodes de « cousinages » et des tables d’exposition se trouvaient dans la grande salle de ralliement. Nous étions deux à présenter nos œuvres. J’ai présenté ma collection du Pays de la Terre perdue, une collection d’aventure fantastique et philosophique qui se décline en six tomes. 

De son côté, Philippe Pelletier, luthier, de Saint-Basile (N. B.) nous a fait la surprise de se présenter avec trois magnifiques violons qu’il a fabriqués minutieusement avec amour et talent. De vrais bijoux ! Portant un regard lumineux, il nous parlait de son art avec verve. Avec raison, il est fier de ses œuvres de la couleur d’un miel riche et soyeux. Pour information, on peut communiquer avec Philippe aux coordonnées suivantes :

Philippe Pelletier, luthier LP
13, rue Lachapelle
Saint-Basile, NB E7C 1C7
(506) 263-5763







Escapade sur le Memphrémagog à bord du Gran Cru

Samedi à 11 h, les participants ont embarqué sur le Gran Cru, pour une escapade gastronomique sur le lac Memphrémagog. La balade de trois heures a été fort appréciée. Le succulent repas a été servi dans une salle fermée, mais dont les fenêtres panoramiques permettaient d’admirer les magnifiques paysages que nous offrent les deux rives du lac.

Pour ceux qui se poseraient la question... le monstre présumé du lac ne nous a pas attaqués... 


Messe traditionnelle

La messe traditionnelle du ralliement a eu lieu à l’église Saint-Jean-Bosco de Magog, le samedi 8 août 2015 à 16 h 30. 

Le prêtre officiant, Bernard Bonneau, a souligné la présence de membres de la grande famille Pelletier venant de plusieurs endroits du Québec et du Nouveau-Brunswick.

Environ 40 participants au ralliement se sont présentés à l’Office.



Le banquet 

Le vin d’honneur traditionnel a été servi à 18 h et il a été suivi par le banquet annuel à 19 h. L’hôtel Chéribourg a servi un repas d’une qualité exceptionnelle. À l’occasion du banquet, le président, Michel Pelletier, a annoncé que le ralliement de 2016 soulignera le 375e anniversaire de l’arrivée de Guillaume Pelletier et de son fils Jean à Beauport en Nouvelle-France. Le Ralliement se tiendra dans la région de Québec les 5,6 et 7 août 2016. Celui de 2017 (4,5 et 6 août 2017) comprendra des activités sur la terre seigneuriale de Saint-Roch-des-Aulnaies. 

Les informations plus précises sur ces évènements seront dévoilées sur le site web de l’Association des familles Pelletier et sur la page Facebook de l’Association.  


L’assemblée générale annuelle

L’assemblée générale annuelle de l’Association s’est tenue le dimanche à 9 h 30 et 41 personnes y participaient.

Un nouveau conseil d’administration a été élu : 

     Michel Pelletier de Alma, président; 
     Jean-Benoît de Alma, vice-président; 
     Rémi Pelletier de Saint-Pascal, trésorier; 
     Suzie Pelletier de Kirkland, secrétaire; 
     Lise Pelletier de Gatineau, archiviste; 
     Pierrette Pelletier de Gatineau, administratrice;
     Raymond Pelletier de Gatineau, administrateur;
     Raynald Pelletier de Pohénégamook, administrateur; et
     Deux postes d’administrateurs restent vacants.  


Merci à tous les participants qui ont donné vie avec enthousiasme à cet évènement. Nous étions 63 à sourire, rire et partager nos aventures.


mercredi 16 septembre 2015

Aidons nos libraires à mieux nous servir !



Mes apprentissages dans le domaine de la littérature se poursuivent. Depuis quelque temps, je m’intéresse à un phénomène particulier. Alors que nous sommes des milliers de romanciers au Québec, très peu d’entre nous voient leurs livres s’installer confortablement sur les rayons des libraires. On n’en parle pas non plus dans les revues spécialisées ni dans les émissions sur la littérature.

Un commentaire récent d’un libraire m’a fait dresser mes cheveux sur la tête. Il refuse de prendre des livres en consigne (qu’il n’a pas besoin de payer avant qu’ils soient vendus ou avant 90 jours), parce que ça lui coûte trop cher de les retourner quand ils ne se vendent pas ! Quel négativisme ! Je n’en revenais pas. Personne ne gagne avec une telle philosophie.

Faisant moi-même l’objet de cette discrimination qui est rendue systémique (intégrée dans les valeurs sociétales, les façons de faire, les procédures et les politiques), j’ai décidé d’écrire sur le sujet. Je profite de mon titre de blogueuse sur le Huffington Post Québec pour partager mon point de vue. Peut-être que mes interventions aideront à changer les mentalités...

Dans mon premier article, je fais appel aux lecteurs québécois afin qu’ils ne se laissent pas berner par la pauvreté des offres dans les librairies. De façon sous-entendue, j’invite les libraires à se questionner sur leurs façons de travailler. Pour ce billet, je n’ai reçu aucun commentaire, mais il a été partagé 50 fois en 48 heures. Les 166 « j’aime » me disent que j’ai touché des gens avec cet article. Voici le lien pour le lire :

Aidons les libraires à mieux nous servir !

Pour trouver des livres fort intéressants et originaux qui enrichissent notre bibliodiversité en littérature québécoise, consulter le site de l’Alliance québécoise des éditeurs indépendants. En achetant l’un de ces livres, vous encouragez une forme d’édition qui prend de plus en plus de place au Québec... et qui ne coûte rien aux contribuables ! L’édition indépendante est un modèle d’édition complète (un coaching aidant, une révision et une correction externes, une infographie de qualité, une distribution vers les libraires, présence en Salons du livre). L’Alliance québécoise des éditeurs indépendants les réunit sous une même bannière pour obtenir de meilleurs services intégrés; elle valorise la bibliodiversité, la qualité de l’édition et l’amélioration continue. 

Rappelons-nous que les coupures Couillard et Harper laissent les éditeurs agréés avec des subventions qui s’effritent. L'édition indépendante devient donc un modèle que plusieurs écrivains choisissent d'office, sans même présenter leur dossier aux maisons d'édition agréées. Malheureusement, ces livres créés d’un partenariat entre l’auteur et son éditeur se retrouvent rarement sur les rayons des libraires.

Bonne lecture !

Suzie Pelletier 
Merci d'encourager l'édition indépendante

lundi 14 septembre 2015

Lecture - Banque de démons - Romane



Rubrique sur la lecture
Auteur : Romane
Livre : Banque de démons - Alerte au Vatican
Type de roman : suspense
Éditions Véritas Québec
Site web : http://www.editionsveritasquebec.com

Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, au Salon du livre de Paris en mars 2015, j’ai tout de suite compris pourquoi il avait adopté le nom de Romane. Si je m’étais fait une idée de ce qu’était un romanichel, Romane l’incarnait en tout point. Pourtant, il n’est pas gitan de naissance. Il faut croire que l’utilisation du style manouche dans sa musique de jazz lui a fait prendre aussi les manières désinvoltes, franches et directes des gitans. Ses yeux gardent un secret que son sourire nous invite à tenter de découvrir sans que jamais nous ne trouvions la réponse. Je l’imagine facilement avec son foulard au cou, son baluchon sur l’épaule et ses souliers usés, marchant sur les routes d’Europe, d’une foire à l’autre, sans se préoccuper du lendemain. 

Romane est un musicien de jazz connu à travers le monde. Son école de musique est fort renommée et on reconnait les talents de l’artiste pour aider les jeunes musiciens émergents à développer leur carrière. « Banque de démon » est son premier roman qu’il écrit en collaboration avec sa conjointe, Laura Dourthe et Derek Sébastien, un pédagogue musical. 



Dès le début de cette lecture, le style m’a intrigué. Un roman écrit en utilisant « je ». Deux personnages différents parlent à la première personne du singulier. Bizarre, vous direz ? Peut-être. Pourtant, je ne m’y perdais aucunement, trouvant facilement le fil des intrigues. On se rend compte très tôt que nous sommes en présence de deux aventures qui, séparées au début, s’entremêlent au fil du roman. Romane nous fait voyager dans le temps comme dans l’espace pour nous raconter cette histoire tressée à deux brins distincts. Ça intrigue. On se demande : « Mais quel est le lien entre Anne et le couple Rémy-Alexandra ? » Des gens meurtriers sont aux trousses d’Anne parce qu’elle a découvert un complot que son tempérament de journaliste l’encourage à poursuivre à tout prix. Rémy et Alexandra deviennent une sorte de voleur de banque d’un nouveau genre; ce qui les force à quitter la France pour un lieu... plus discret. 


Romane nous intrigue suffisamment pour qu’on refuser de laisser le livre trainé trop longtemps sur une table. Pendant trois jours, il m’a suivi partout. Jusqu’à ce que j’en termine la lecture. C’est à ce moment que Romane fait un coup de maître... il faut interpréter la fin. Imaginez ça ! Votre perception de la fin sera différente de la mienne ! Wow. Coup de chapeau, mon romanichel préféré ! 

J’ai hâte de te rencontrer à nouveau pour en discuter plus à fond ! Seras-tu le parfait gitan manouche en me refusant une réponse claire ?




Dans tout ça, il reste une curieuse question : est-ce un roman français puisque l’auteur est Français, ou est-ce un roman québécois puisque la maison d’édition est québécoise (Véritas Québec) ? 

Pour vous, chers lecteurs, sachez seulement que vous pouvez obtenir ce roman chez tous les libraires (au Québec et en France); ça en vaut la peine. Quelques heures de plaisirs à savourer un roman qui sort des sentiers battus en matière d’écriture. 


Bonne lecture !


Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante




jeudi 10 septembre 2015

Été 2015 - Saint-Roch des Aulnaies


Voir aussi mon billet sur le même sujet « À la recherche de mes ancêtres sur Huffington Post Québec » en date du 6 septembre 2015.

Quand je voyage, j’expérimente parfois des aventures qui me transportent en dehors de mon temps. Ça m’est arrivé lorsque j’ai visité le domaine seigneurial de Saint-Roch-des-Aulnaies. L’effet déstabilisant m’a frappé lorsque je marchais sur le terrain du manoir. À quoi ressemblaient mes ancêtres Jean Pelletier et son fils Charles lorsqu’ils se présentaient à la résidence du seigneur ou au moulin pour faire moudre leur grain ? Je les imagine avec une chemise de toile ample avec une veste de grosse toile par-dessus, un pantalon rentré dans leur longue botte. Les couleurs sobres passent du brun au beige. Portaient-ils un large chapeau ?

J’étais surexcitée par l’idée que mes ancêtres avaient foulé le même sol que moi, 336 ans plus tôt. Arrivés tôt, nous avons eu le temps de nous imprégner de la place avant de commencer les visites.

Le manoir que l’on visite aujourd’hui n’existait pas dans le temps de Jean et de Charles (arrivés en 1679 à Grand-Anse). Le bâtiment est classé monument historique depuis 1965. Construit en bois, la maison de style Regency (XIXe siècle) aurait été dessinée par l’architecte Charles-Philippe-Ferdinand Baillairgé (1826-1906), tout comme son vaste terrain de près de sept hectares. Voici quelques photos :








Le manoir lui-même












La salle à manger où se réunissaient les hôtes et leurs invités, les notables du village. Est-ce que Jean, un simple fermier y a été invité ?












La cuisine, un point de rencontre des serviteurs. 











Les jardins nous accueillent encore aujourd’hui avec ses odeurs suaves de roses sauvages. 


Une autre des milliers de fleurs qui garnissent les jardins et les sentiers du parc... 






Ce village revêt une importance plus grande que le fait de le visiter en touriste. Mon ancêtre Jean Pelletier s’y est établi vers 1678. Selon un recensement de 1681, il aurait possédé cinq arpents de terre. Jean et son fils Noël, aussi établi sur la seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies, vivent des produits de la ferme et de l’élevage, mais aussi de la chasse, de la trappe et de la traite avec les « sauvages ».

Encore aujourd’hui, de nombreux membres de la famille Pelletier demeurent à Saint-Roch-des-Aulnaies. Une visite du site web 411.ca m’en a fait compter 53 numéros de téléphone. Il y a aussi ceux qui ne portent pas le nom de Pelletier, mais dont un ancêtre était un Pelletier. La communauté compte environ 1 000 habitants, on peut présumer que la proportion de membres de la famille Pelletier est fort élevée. 

Bien sûr, nous ne pouvions manquer le moulin à eau de Saint-Roch-des-Aulnaies. On le connaît aussi comme le « moulin banal des Aulnaies ». L’appellation « banal » tirerait son usage de l’obligation des seigneurs à construire un moulin pour moudre le grain de ses censitaires. Construit en 1842, il devient monument historique depuis 1977. Il ne reste presque plus de moulin à eau au Québec comme au Canada. Aujourd’hui, on peut y consulter une interprétation du régime seigneurial, disparu du Québec en 1854.




Le moulin m’intéresse d’autant plus qu’une plaque commémorative de Jean Pelletier y a été installée.

 Jean et sa famille furent parmi les premiers pionniers à s’établir à cette seigneurie et ils devinrent des piliers de ce beau village de la Nouvelle-France sis en bordure du fleuve Saint-Laurent.







Bon voyage ! 

lundi 7 septembre 2015

Belfast, une ville en reconstruction



Voici quelques notes concernant un texte que j’ai déposé sur ma page Wattpad.com le 29 août 2015. Vous pouvez d’ailleurs trouver le texte complet à l’adresse suivante : 

Belfast, une ville en reconstruction

J’aurais aimé visiter cette ville à pied, y passer quelques jours. Comme nous faisons souvent, avec beaucoup de bonheur et de satisfaction, partout dans le monde. Cependant, dès notre arrivée dans la cité, nous avons compris que certains risques seraient associés à nos choix de visite. Si Denis parlait anglais sans accent, on comprenait rapidement que je venais du Québec. Là-bas, Québécois = catholique. Dès que je prononçais un mot, même en anglais, je voyais la réaction vive chez les travailleurs du tourisme. Ça m’a fait comprendre que ces emplois étaient réservés aux protestants. Pourquoi ? Je cherche encore une réponse logique sans la trouver. Pourtant, ce voyage date de 11 ans. 

Voici une scène qui démontre clairement la discrimination dont j’ai été victime lors de notre visite : 
Nous nous trouvions dans un centre d’information de la capitale de l’Irlande du Nord. Nos bagages étant remplis de guides de voyage en tous genres, nous tentions d’obtenir un simple plan détaillé de la ville afin de circuler plus aisément. Lorsque je me suis adressée à elle, la conseillère touristique a eu un vif recul et ses traits se sont durcis. Sans un mot ni un sourire, elle a pris une pâle photocopie d’une carte de la cité qu’elle a étendue devant moi. Sèchement, elle s’est contentée d’encercler en rouge les quartiers catholiques, généralement plus pauvres, et en bleu les quartiers protestants, plus huppés. Il faut expliquer que ces pâtés de maisons pourtant très distincts sont entremêlés partout dans cette ville en reconstruction. Comme un casse-tête qui contient trop de pièces pour trouver l’harmonie. Le nez en l’air, la dame pointe plus précisément les cercles rouges, comme si nous devions nous y restreindre.    

Si ce n’avait été que de cela, j’aurais passé par dessus l’incident sans m’offusquer. Des cons de la sorte, il y en a partout. Au fil des heures qui s’additionnaient à notre visite. j’ai compris que je me rendrais péniblement à la soirée qui marquerait l’ultime départ loin de cette ville. La peur s’infiltrait sous ma peau; une frayeur que nous ne vivons pas dans notre pays, même si la discrimination existe à divers degrés.

Alors que nous prenions place au deuxième étage du véhicule, le guide a noté que nous parlions français. Tout bonnement, comme s’il s’agissait d’une chose normale à demander à des étrangers, il a exigé que nous nous taisions quand l’autobus traverserait les quartiers protestants. Selon lui, avec notre accent français, on nous prendrait pour des catholiques et certains citoyens pourraient réagir négativement. Déçus de nous faire traiter de la sorte, nous n’avons pas su quoi lui répondre. Le guide qui ne s’est pas aperçu de notre malaise a poursuivi son baratin en nous informant du coup que nous n’avions pas le droit de photographier les postes de police ni les baraques militaires. Un peu déroutés, nous avons pris place silencieusement. Le brin de peur qui s’accrochait à nos tripes réduisait à peine la colère qui commençait à monter. 
Récemment, lorsque j’ai revu ce texte écrit en 2004, j’ai fouillé l’internet pour savoir si la situation avait changé. C’est avec une grande déception que j’ai constaté que les conflits interreligieux persistent et que des gens meurent chaque année lors du défilé de la bataille de la Boyne. Les catholiques ont encore de la difficulté à atteindre l’université et les accès aux emplois payants demeurent le royaume des protestants. 

Je ne sais pas si je retournerai un jour à Belfast. Peut-être. Mais on devra me convaincre que la ville a perdu son allure de rustre au comportement discriminatoire. Pour le moment, je ne suis pas certaine que les deux communautés ont l’intention de changer les choses. 

Bonne lecture !


Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante