lundi 30 mars 2015

La lecture - une passion



Vous avez remarqué que je n’ai pas publié de billet sur mes lectures depuis un bout de temps. Auriez-vous conclu que je ne trouvais plus le temps de lire ? C’est un peu vrai, puisque le travail sur le cinquième bouquin de la série « Le Pays de la Terre perdue », intitulé Le Retour, a pris énormément d’heures et d’énergie au cours des derniers mois. 

D’ailleurs, j’éprouvais la forte impression d’avoir vécu les trois dernières années comme si je me tenais au milieu d’une tornade. Peut-être cette sorte d’orage meurtrier qui terrorise Nadine au Pays de la Terre perdue ? Je me sens essoufflée, mais il ne me reste qu’un seul tome (Emmanuel) à publier et il sortira en octobre prochain. Ainsi, à la fin de décembre, en lien avec cette nouvelle année 2015 qui s’annonçait aussi mouvementée que les précédentes, je me suis promis de prendre les choses de ma vie de façon un peu plus relaxe et sereine. La lecture fait partie de mon plan de match pour atteindre cette approche saine de vivre. Au moins une heure par jour. Tous les jours. Pour me détendre. Pas facile, bien sûr, mais j’y arrive. 

J’adore me perdre dans une histoire bien ficelée parce que cela me transporte ailleurs, dans un univers inventé par un auteur, même quand le récit demeure contemporain. J’affectionne particulièrement cette façon de trouver d’autres manières de comprendre notre monde. Je veux poursuivre cette passion encore longtemps.




Cette décision date de plus de trois mois maintenant. Même s’il n’y a pas eu de billets spécifiques, j’ai tout de même lu une dizaine de romans historiques, de meurtres et mystères médiévaux.J'ai ainsi renoué avec des collections que j’aime beaucoup et sur lesquelles j’ai déjà écrit dans le passé. Je viens de terminer la mise à jour de ces textes en y ajoutant les informations manquantes. 


Voici les publications qui ont été modifiées de cette façon : 

Peter Tremayne - Sister Fidelma (publié en septembre 2012) 

Cora Harrison - Mara (publié en juin 2012)


Michael Jeck - Sir Baldwin (publié en avril 2011)

Maureen Ash - Sir Bascot de Marins (publié en mars 2011)

De plus, vous pouvez en tout temps retrouver toutes mes publications concernant mes nombreuses lectures en utilisant le lien suivant : 


Je profite de cette occasion pour remercier mes lecteurs de suivre mon blogue depuis son ouverture en août 2010. En date d’aujourd’hui, mon site a accumulé plus de 83,600 visites. 

Merci énormément ! 


Suzie Pelletier 

vendredi 27 mars 2015

Écriture — Irlande — Les aéroports


Vous retrouverez ci-après quelques extraits de ce récit de cinq pages, « Les aéroports », qui s’inscrit dans l’album « Deux Québécois en vadrouille en Irlande ». Cette série, une fois complétée, contiendra un peu plus de quinze textes relatant un périple dans cette magnifique île que l’on nomme aussi l’émeraude. Vous pouvez lire le document entier sur mon compte Wattpad.com à l’adresse web suivante :


Lorsqu’il faut franchir des milliers de kilomètres pour atteindre notre destination, le choix de moyen de transport se porte généralement sur l’avion… surtout quand il faut traverser l’océan. En 2004, lors de notre voyage dans les pays celtes, notre trajet partait de l’aéroport de Montréal, comprenait une escale à Heathrow en banlieue de Londres et se terminait à notre première destination… Dublin. Cependant, les choses ne se passent pas toujours comme prévu. 

EXTRAIT : L’embrouille nous a fait perdre vingt minutes. Je sens l’énervement m’envahir. « Merde, je suis en vacances ! Je veux le calme et non pas les embêtements ! » Avec une douceur que je ne ressens pas vraiment, je questionne un employé d’Air Canada qui nous invite à marcher environ 30 mètres le long du corridor; selon lui, nous trouverons « facilement » la file d’attente pour les vols vers Londres. Bien sûr, il avait raison. Il n’a suffi que de trois minutes pour atteindre l’impressionnant attroupement devant le comptoir de dépôt des bagages pour notre vol vers l’Europe. Nous observons la centaine de voyageurs qui, d’un regard un peu hagard, prendront près d’une heure pour s’approcher d’un préposé. Un sourire narquois s’étire sur nos visages. Habitués d’Air Canada, nous filons tout droit vers les postes libre-service que personne n’utilise malgré les encouragements des employés. Vive la technologie ! Ainsi, en un tour de main nous tenons nos cartes d’embarquement et il ne reste qu’à passer nos bagages au comptoir rapide… 

Oups ! Le comptoir rapide pour l’international ne fonctionne pas ! Par manque de personnel... Notre belle humeur disparaît sur le coup et je sens une goutte de sueur glisser sur mon front. Est-ce que mes yeux garrochent la fureur que je ressens profondément ?

Puis, il y a eu l’impressionnant aéroport Heathrow à Londres : 

EXTRAIT : Le bâtiment est composé d’u e partie centrale ronde et surélevée, une sorte de « hub », où se trouvent les restaurants, les boutiques hors taxes, les kiosques des compagnies aériennes, un bureau de la douane, des salles d’attente, etc. De ce dôme partent de longs couloirs; j’en compte au moins quatre. Ils ont l’allure de grands tuyaux et ils sont également surélevés. De l’extérieur, vu du ciel, je suis certaine que le tout ressemble à une araignée, ou plutôt à une pieuvre dont les pattes creuses s’accrochent aux portes d’embarquement. Le soleil éclatant que nous apercevons au travers une sorte de fenêtre en forme de hublot, laisse ses rayons frapper directement sur ces immenses tubes, révélant ainsi leur forte teneur en aluminium. 

Nous suivons l’un de ces couloirs dont l’atmosphère lourde est causée par la chaleur ambiante. L’absence de climatisation ainsi que le fait que la lumière est tamisée nous donne l’impression d’emprunter un corridor d’une station martienne où toutes les nationalités humaines se sont donné rendez-vous. Finalement, notre longue marche nous amène vers ce lieu fort encombré de voyageurs et de bagages à main, juste en face de la porte d’embarquement no 82. Il n’y a que très peu de place pour s’asseoir, sauf à ce bar qui ne nous attire guère. « Bien trop tôt pour boire de l’alcool », pensai-je. Nous décidons de rester debout.

Heureusement pour nous, une fois l’étape de ces deux aéroports passée, nous avons pu poursuivre notre voyage en assumant un meilleur contrôle sur nos allées et venues. Nous avons sûrement rencontré autant de personnes au cours de ce voyage que lors de cette journée de transit. Il s’agissait de résidents de l’Irlande ou simplement des visiteurs comme nous, mais, cette fois, ils n’étaient pas tous au même endroit en même temps…

Surveillez le prochain texte ! Je vous apporterai quelques faits sur l’Irlande obtenus suite à mes recherches préparatoires à ce voyage.

Bonne lecture !

Suzie Pelletier 

vendredi 20 mars 2015

Écriture — Irlande - Le départ d’un voyage de rêve



Vous retrouverez ci-après quelques extraits d’un récit de cinq pages, « Le départ d’un voyage de rêve », qui s’inscrit dans l’album « Deux Québécois en vadrouille en Irlande » sur ma page wattpad.com. Cette série, une fois complétée, contiendra un peu plus de quinze textes relatant un périple accompli en 2004 dans cette magnifique île que l’on nomme aussi l’émeraude. Vous pouvez lire le document entier sur mon compte Wattpad.com à l’adresse web suivante : 


Quand je voyage, que ce soit en auto, en train ou en avion, une certaine frénésie s’empare de mon corps dès que l’idée de me retrouver ailleurs fait son chemin dans ma tête. L’anticipation de ce que je vais découvrir dans des endroits qui sont loin de chez nous accélère mon pouls. Le bonheur de pouvoir profiter de cette belle technologie qui me permet de faire des périples extraordinaires un peu partout dans le monde envahit tout mon être. La sensation intense dure longtemps... même dans l’avion...

EXTRAIT : « C’était le 30 juin 2004 et il était 20 h 45. Denis, mon époux et mon merveilleux compagnon de voyage, était aussi fébrile que moi face à ce début de l’expédition que nous avions planifié depuis plus d’un an. Attachés dans nos sièges, ressentant l’effet du décollage, nous avions entrecroisé nos doigts; ainsi, nous partagions l’euphorie qui s’immisçait dans nos corps. Le bonheur s’éclatait dans nos cœurs. Enfin ! Nous étions en route pour Dublin, la première destination de ce magnifique périple qui durera 55 jours. Nous partions explorer l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles : à notre rythme; de cette façon bien à nous de chercher les coins perdus pour mieux comprendre le monde. »

L’enthousiasme face au voyage qui commence me remplit d’une exaltation frénétique et l’adrénaline s’acharne à sortir par tous les pores de mon corps. Rien ne va assez vite. Je voudrais poser mes pieds ailleurs avant même de partir. C’est difficile à gérer quand on est prisonnier d’une carlingue d’avion et que le vol dure plusieurs heures. Une sorte d’hyperactivité s’installe dans mes os et je gigote sur mon siège.

« Je réalise parfaitement que j’aurai besoin d’une longue marche dans les rues de Dublin pour évacuer ce stress qui s’accumulera dans mon corps au fur et à mesure que les heures de vol s’additionneront. Je planifie déjà de combler le temps d’attente à l’aéroport Heathrow par des exercices qui m’aideront à réduire cet état de fébrilité qui m’affecte. Hum… peut-être que ce sera la consommation d’une Guinness, dans un pub irlandais qui sera salutaire ? Je claque mes lèvres alors que le goût anticipé de cette broue irlandaise très foncée et amère colle à ma langue. Je déguste par toutes les fibres de mon cerveau. Vive l’imaginaire ! »

Pour mieux gérer ce stress intense pendant que j’attends la fin du vol, j’évite de compter les millions de secondes; ainsi, je laisse mon esprit vagabonder. Un voisin de couloir deviendra un personnage d’une nouvelle. Une situation particulière sera notée pour usage ultérieur sur mon blogue. Ce jour-là, j’avais les yeux rivés sur cette petite fenêtre ovale qui me permettait de voir dehors. 
Par le hublot, j’observe le jour naissant. Je me surprends à regarder intensément la couche de nuages que nous survolons. Elle ressemble à un tapis d’ouate que la nature a placé de façon uniforme presque partout, sauf là où le hasard a bien voulu faire poindre des pics et des escarpements; comme si des montagnes alpines et des cratères lunaires enneigés s’y trouvaient. L’ensemble affiche un aspect impénétrable. Ici, le soleil couvre les nuages d’une blancheur aveuglante. Pourtant, en l’observant du plancher des vaches, ou plutôt des moutons, l’horizon apparaît très gris et se marque de quelques fronts orageux. Le ciel est complètement bouché par le phénomène. Comme dans beaucoup de choses, tout est une question de perspective.
Les voyages sont pour moi une source intarissable d’apprentissages. Je rencontre des gens intéressants et je visite des lieux truffés d’histoire. Chaque périple est riche en sensations de toutes sortes. Ça prend souvent plusieurs semaines, parfois des mois avant de décanter tous ces trésors et d’y faire un sens. À cet effet, les autres textes de la série vous transporteront avec moi et vous feront apprécier, du moins je l’espère, cette île si merveilleuse tant en nature, en culture sociale et en histoire.
Bonne lecture !

Suzie Pelletier 

vendredi 13 mars 2015

Cuba 17 — fêter Noël à Cuba




Lors de notre passage à Cuba, nous avons remarqué l’absence de manifestation religieuse. George, notre guide pour la visite de la forteresse, nous a indiqué qu’à l’époque de la révolution, il était interdit de faire des processions à caractère liturgique dans la ville, de fêter Noël ou Pâques. Par contre, j’ai trouvé peu de références à cette décision nationale dans les livres touristiques. Si les Cubains sont très sociaux et fort jasants, peu d’entre eux discutent de politique, même si l’édit dictatorial datait de plusieurs dizaines d’années. Les bouquins de voyages s’arrêtent à nous parler simplement du passage du Pape Jean Paul II, en janvier 1998, comme un fait historique qui a aidé le pays à se refaire une économie. 

 Nous étions donc curieux d’apercevoir les décorations de saison dans l’immense hall de notre hôtel, le Iberostar Parque Central. Le soir, les glaçons de plastique qui s’accroche aux balcons s’allument intensément; la musique de Noël accompagnait notre repas. Par contre, il n’y avait aucune autre manifestation dans les environs ni dans l’épicerie Harris, la banque ou la Prado.    







Nous avons trouvé la plus grande occurrence sur la Plaza de la Cathedrale. À gauche de l’entrée principale de la Cathedrale de San Cristóbal de La Habana, une immense crèche a été aménagée. Si les Cubains s’attroupent devant les restaurants et les vendeurs de rues, personne ne porte attention à ce témoignage de la chrétienté. D’ailleurs, de notre groupe, seuls les Canadiens, quelques Américains et des Chiliens ont capté des photos. 



Même si le pays se définit maintenant comme étant de confession catholique, on attire les touristes en leur parlant plutôt des croyances d’origine africaine qui se sont installées dans l’île avec l’arrivée massive des esclaves. La musique et les habits typiques du culte Santeria font état de leurs déités particulières. 

J’ai tout de même trouvé un texte sur Wikipédia qui explique un peu plus le phénomène de la religion à Cuba. Cet article très court m’apporte la confirmation que, après la révolution, la pratique de la foi a été fortement limitée; d’ailleurs, les ecclésiastiques chrétiens ont été expulsés du pays ou incarcérés, leurs biens étant également nationalisés. Les adeptes de la Santeria ont été persécutés. Une statistique étonne : 60 % de la population cubaine a reçu le baptême; par contre, 98,5 % sont tout simplement agnostiques. Sur l’île, on dénombre un demi-million de protestants ainsi que 1 500 juifs. La communauté chinoise est fort probablement bouddhiste et il est fort possible que les Arabes installés à Cuba soient musulmans. Comme il y a séparation entre l’état et la religion, la pratique de la foi demeure une valeur personnelle.

Revenons à la fête de Noël. Dans les années 1990, après l’effondrement du bloc soviétique, l’économie de Cuba plonge dans une grande noirceur. Les Cubains se tournent vers l’Église pour obtenir de l’aide par charité. Le gouvernement décide d’être plus tolérant et retire les interdits. On note même qu’à l’époque, Fidel Castro invite les chrétiens à devenir membres du Parti communiste cubain. Aujourd’hui, si on ne persécute plus les religieux, l’état les surveille; du bout des lèvres, on nous rappelle que le clergé s’était lié avec la CIA lors du débarquement dans la baie des cochons... en 1961. La fête de Noël, interdite de 1959 à 1998, a eu le temps de sortir complètement du folklore cubain. Le jour de l’An est devenu un évènement plus important sur l’île. Tout cela nous laisse perplexes. Pourquoi toutes ces manifestations que nous retrouvons dans les sites touristes et les hôtels si les Cubains ne s’y intéressent pas ? Sans doute le fait-on au bénéfice des nombreux Canadiens qui pourraient ressentir une grande nostalgie de vivre cette période ailleurs que les deux pieds dans la neige. 

Nous avons passé la fête de Noël à Varadero, dans le complexe Iberostar Laguna Azur. Si les restaurants étaient tous fermés le 24 décembre pour un repos, tous étaient ouverts le jour de Noël. Nos questions sont restées sans réponses. Nous n’avons pas pu élucider si le congé avait un fondement liturgique ou autre... L’hôtel offrait des spectacles de danses et de chants tous les soirs. Celui du 24 décembre avait une allure un peu plus religieuse. Pour épater les touristes, bien sûr. Rien de plus.



Dans notre famille, réveillonner à Noël ne fait plus partie de ces traditions incontournables que nous trouvions un peu trop remplies de mercantilisme. Depuis plusieurs années maintenant, nous nous contentons de souligner l’arrivée du premier jour de la nouvelle année. Ainsi, en ce 24 décembre 2014, Denis et moi ne ressentions pas de nostalgie face à cette fête qui nous vivions, par choix, loin de chez nous. Par contre, nous avons trouvé plutôt curieux de passer plusieurs heures en costume de bain, les pieds dans le sable blond, à regarder les vagues chaudes s’abattre sur la plage. Il faisait 28 °C et non pas -20 °C. À la maison, c’est le temps du ski, de la pelle à neige, des tuques, des bottes et des mitaines. Bizarrement, c’est de l’hiver que je me suis ennuyée ce jour-là...

Les voyages nous aident à changer d’air, à nous dépayser, à remettre en question nos façons d’être et à réfléchir sur nos traditions. 

Je ne sais pas si nous retournerons un jour à Cuba, mais je suis convaincue que nous passerons encore la fête de Noël 2015 loin de Montréal ailleurs dans le monde...


Suzie Pelletier 

jeudi 12 mars 2015

Cuba 16 — Journée de pluie



Une journée de pluie à Varadero ? La seule que nous subirons durant notre séjour ? Bof ! C’est plutôt une occasion de faire autre chose, de mettre en pratique cette résolution qui flotte dans ma tête depuis quelques jours : prendre ça relaxe pour mieux absorber la vie. 

C’est Noël, mais on s’en fout !








Quelque part, droit devant, il y a la mer 








D’abord, on peut apprécier enfin la fraîcheur de l’air alors que l’épaisse couche de nuages empêche le soleil de nous taper dessus. C’est sombre, mais nos kindle possèdent une fonction de lumière. 

Puis, il y a ce bruit si gracieux. J’aime la pluie tropicale. Rien de comparable à la pluie de chez nous : une sorte de chuintement incessant qui couvre tous les autres sons environnants. Sauf peut-être, pour le concert de musique cubaine que crachent les haut-parleurs à proximité de la piscine centrale...  

De notre petit patio, j’observe l’effet de ce phénomène atmosphérique sur le milieu ambiant. Des voyageurs transitent entre les bâtiments en tentant de se cacher sous un parapluie. À Cuba, il n’y a pas de ce vent québécois qui renverse les armatures fragiles et pousse la pluie directement dans nos visages pour les flageller. Non, ici, c’est la quantité d’eau qui dérange en tombant et en rebondissant sur les dalles. D’ailleurs, il vaut mieux porter des sandales ou, tout simplement, marcher avec les pieds nus. Les shorts ou les maillots de bain sont également de mise aujourd’hui.  

Je suis incapable de lire. Mes doigts me démangent. Je voudrais coucher sur papier toutes ces sensations que provoque sur moi cette situation particulière. Je n’ai vraiment pas le contrôle sur ce qui se passe dans les méandres de mon imaginaire. Je hume l’odeur distinctive de la végétation mouillée. J’écoute le bruit de la pluie qui tombe sur les feuilles de palmiers. Je regarde les gens qui dansent pour éviter les flaques. J’observe les gouttes qui, par leur action incessante, laissent un frisson sur l’eau de la piscine. Je sue dans l’air lourdement chargé d’humidité. Tout ça devient étrange et me suggère des phrases. Mais, j’ai promis de laisser mon imaginaire de côté pour quelques jours. Heureusement, tout ce que je ressens s’imprime quelque part dans mon cerveau et en ressortira un jour, sur mon blogue, dans un roman ou un récit. Il y a aussi ces nouvelles qui trottent dans ma tête depuis un jour ou deux... c’est certain que je vais les écrire un jour... de retour chez moi. 

Pour le moment, j’absorbe par tous les pores de ma peau les bienfaits de cet instant de repos tout en écoutant distraitement la musique un peu cacophonique que provoque cette pluie tropicale... 




Un peu plus tard en soirée Ça valait la peine de prendre ça relaxe 











Une magnifique journée à Varadero !



Suzie Pelletier 

jeudi 5 mars 2015

Cuba 15 — Une marche sur la plage



Bien sûr, l’idée était de marcher le plus longtemps possible sur cette plage de 20 kilomètres sans vraiment atteindre le bout. Notre expédition aura pris un peu plus de trois heures. Nous avons savouré intensément cette balade alors que nous marchions, pieds nus, sur le sable chaud tout en sachant que le verglas tombait sur Montréal. Je portais mon chapeau pour me protéger des rayons trop brûlants du soleil du Sud : rien pour se plaindre, vous diriez et vous auriez raison. 

C’était une simple rencontre avec le vent, le sable, la chaleur, l’eau bleu.  Nos âmes vibraient en harmonie et nos corps prenaient du repos. Ma tête aussi...

Voici donc quelques photos, en rafale : 

c
 La mer, vue de notre balcon. Juste après les orages… 


De notre balcon. C’est beau !  
T
 Un classique… 

Une trace de pas dans le sable mouillé...


Invitante, cette mer ! Vous ne trouvez pas ?


Il y a toutes sortes d'oiseaux sur la plage. Certains portent un maillot de bain, d'autres sont plus habillés.


Avez-vous cette plante grimpante qui court dans le sable ? Et ce rayon de soleil ? Un curieux mélange. 

Pendant un instant, je me suis perdue dans les dédales de mon cerveau… alors qu'une nouvelle s'y immisçait… Je l'écrirai en revenant à Montréal… 











Parfois, il y a de ces moments sublimes qui nous époustouflent. Ce jour-là, tout s'harmonisait pour nous ravir. Nous nous sommes laissés prendre par le jeu… 


Suzie Pelletier 

mardi 3 mars 2015

Cuba 14 — Varadero


Les différents complexes hôteliers, dont notre Iberiostar Laguna Azul, occupent la presque totalité de la péninsule Hicacos, sur la rive nord de la région Cuba Central Ouest, au bord de l’océan Atlantique. Il n’est donc pas étonnant que mes recherches internet pour mieux comprendre ce site aient été infructueuses. On y voit que les mots suivants : hôtel, plage, sable, soleil, mer bleue, chaleur... 

Source : www.iberostar.com


Pour ce séjour, nous avons décidé de profiter plutôt de la piscine et du sable blond. Je voulais tout de même en savoir un peu plus sur l’endroit où nous nous trouvions. Voyez cette magnifique photo tirée du site www.iberostar.com. ⬇︎
                                            Qu’auriez-vous fait à notre place ?



Déjà, par une prise de vue dans Google Maps, ce bras de terre attire le regard. (Photo ci-après) Mais je voulais en savoir plus sur cet endroit. Voici ce que j’ai réussi à glaner, ici et là, dans les livres de voyage : 
Source : googlemaps.com


Vers la fin du XIXe siècle, plusieurs familles riches de Cárdenas, une grande ville portuaire à proximité, y achètent des terrains pour y installer des maisons d’été. Quand Castro prend le pouvoir, il remet les plages au peuple cubain. Actuellement, ce lieu occupé par des complexes hôteliers est très populaire chez les Canadiens et les Européens. 

La péninsule se visite en quelques heures en scooter, en calèche ou en auto astiquée des années 50. L’endroit est bien sûr composé d’une succession d’hôtel, mais aussi de bars, de discos, de boutiques, de centres sportifs. L’Avenida Primera, qui se termine par l’Avenida Las Américas, est la route principale de la région. 

Il existe un petit centre historique du village, autour de l’Église de Santa Elvira, traversé par l’Avenida Ira entre les rues 44 et 46. Ce petit coin de quelques kilomètres carrés possède des restaurants, Cubains pour la plupart, une banque, un magasin officiel du rhum et un magasin de l’état pour acheter des cigares. Quelques boutiques proposent des babioles aux touristes. 

Le site le plus attirant semble être le Museo Municipal qui est installé dans une ancienne demeure dont l’architecture typique a été copiée à partir des habitations des États-Unis dans les années 1920. En plus de raconter l’origine de Varadero et de présenter de nombreux outils autochtones, le musée est entouré d’un magnifique jardin. De son balcon du premier étage, on peut y voir l’océan Atlantique dans toute sa splendeur. 

L’histoire du Las Américas est également intéressante. La bâtisse originale a été construite et occupée, de 1920 à 1959, par un Américain millionnaire du nom de Alfred Irénée Dupont de Nemours (les produits chimiques Dupont...). La maison est devenue possession de l’état cubain après la révolution. L’ancienne Mansion Xanadu a été transformée en restaurant, fort réputé d’ailleurs, dont la salle à manger arbore encore aujourd’hui son mobilier d’origine. Son menu de cuisine française est fort prisé.

Varadero possède aussi son parc naturel protégé, la Punta Hicacos. On peut y visiter plusieurs grottes, incluant la Cueva de Ambrosio, qui contient des peintures précolombiennes sur la roche. 


Source : Wikipédia

Al Capone. Quand les gens ont su que nous passions quelques jours à Varadero, ils nous ont aussitôt suggéré de nous rendre à la Casa de Al qui, selon la rumeur, était habité par Al Capone. Bien sûr... j’étais curieuse 

Or, il appert que l’endroit est en fait un restaurant de Varadero qui voue un culte à Al Capone. Le mafieux n’y aura jamais mis les pieds... Ma recherche m’a démontré que le chef de la mafia italienne aux États-Unis favorisait plutôt l’hôtel Mercure Sevilla de La Havane. D’ailleurs, on en fait état dans la page web qui annonce l’établissement.

À moins que vous décidiez de faire comme nous, c’est-à-dire de profiter de la piscine et de la plage, vous pourrez trouver toutes sortes de destinations fort sympathiques à Varadero. Rappelez-vous cependant que, si vous voulez marcher sur les traces d’Al Capone, il vaut mieux se rendre à La Havane...

Bonne visite ! 


Suzie Pelletier