mardi 3 février 2015

Cuba 7 — Utiliser le taxi à la Havane


L’industrie du tourisme est de loin la plus florissante à Cuba. Les touristes viennent principalement du Canada, de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Sud. Pour les déplacements dans l’île, les visiteurs peuvent certainement louer une voiture neuve ou ancienne. Par contre, pour circuler à La Havane, on recommande plutôt l’utilisation de l’un des multiples modes de taxis présents dans la capitale. 

Comment les manquer ? Dès que nous sortons de l’hôtel, nous devons affronter une douzaine de chauffeurs en tous genres qui s’adressent à nous en espagnol, en anglais, en français, en allemand et même... en russe. C’est avec un sourire éclatant que Denis et moi nous nous amusons à montrer nos chaussures de marche tout en leur disant que nous préférons nous rendre à notre destination à pied. « Quelle destination ? nous demande-t-on. » « Par là-bas ! » répondons-nous dans un geste nonchalant de la main qui englobe tous les points cardinaux. Même si, après trois jours, les chauffeurs reconnaissaient évidemment ma tête blanche et mon air taquin, la vigueur de leur appel ne baissait pas d’un cran. 

À Cuba, on trouve bien sûr des taxis jaunes et noirs faisant allure très officielle. Des BMW, parfois des Lada, souvent des Japonaises; ils sont nombreux à offrir leurs services dans les rues, mais surtout à l’aéroport. On les aperçoit moins dans la partie rétro de La Havane, mais c’est le moyen le plus sécuritaire pour se rendre à divers points dans le reste de la ville. Nous en avons aussi vu à Varadero. Bien sûr, il y a également du transport en commun, mais tous les Cubains vous expliqueront qu’il n’est pas fiable; ni sur les heures d’arrivée des autobus, sur le circuit suivi, sur le temps pour atteindre l’endroit choisi ou, sur la régularité des passages lui-même. 

Les anciennes voitures américaines. Quoi de mieux que de faire un trajet de quelques kilomètres dans une vieille Chevrolet décapotable de 1955 ? Si elles polluent énormément, elles ont un charme inégalé pour attirer le touriste nostalgique des belles années d’après-guerre ou les couleurs vivent et les bouts de chrome étaient à l’honneur. Attention, dans ces années-là, il n’y avait pas de ceinture de sécurité et le gouvernement ne l’exige pas ! Par contre, le Cubain conduira lentement, expliquant de multiples détails pour vous garder dans la voiture le plus longtemps possible... Comme c’est le cas ici, le tarif comprend deux volets : la distance et le temps. Le mieux à faire est de négocier un prix pour la course, en prenant soin de s’informer du coût régulier auprès de l’hôtel... avant de partir. 

Les vélos taxis sont des pousse-pousse montés sur des vélos ! C’est certainement écolo et très efficace quand on considère tous les détritus et les zones de construction qui pullulent dans la ville. Le prix de la course sera le même que pour une balade en grosse voiture américaine. Ce mode de transport payant vous permettra de vous déplacer de façon rapide pour de petits trajets. Il est particulièrement répandu dans la vieille ville de La Havane. Dois-je rappeler que l’absence de six mois de froid intense aide à développer adéquatement ce service ?



Les cocos taxis sont plutôt insolites : il s’agit d’un scooter à 3 roues qui ressemble à une noix de coco ! Ils sont tous jaunes, mais peuvent porter des signes distinctifs de la compagnie. Autant dire qu’ils ne passent pas inaperçus ! Pratique pour de petits trajets, folklorique à souhait, montez au moins une fois dans un coco taxi pendant votre séjour !







Les calèches sont également présentes dans la partie rustique de la cité. Ce mode semblait moins populaire que les anciennes voitures américaines. Il faut expliquer que, un peu partout dans le monde, il suffit de se rendre dans une grande ville pour avoir la possibilité d’une telle ballade. Si les autos polluent, les calèches puent... il fait chaud et c’est humide. C’est probablement une raison supplémentaire pour préférer un autre type de taxi. Le fait que, dans la campagne cubaine, la charrette et le cheval sont souvent les seuls à la disposition des Cubains s’ils voyagent autrement que sur la Nationale...

Curieusement, nous avons cherché des moments précieux pour circuler autour de ces modes de transports quand leurs propriétaires étaient absents... ou endormis. Nous voulions les examiner à souhait et, par la même occasion, les prendre en photos. Sinon, le conducteur nous engagerait dans une discussion interminable et nous finirions par payer pour une ballade ou pour les photos. À Cuba, tout se monnaie... même une conversation. 

Nous avons décidé d’être aussi ingénieux qu’eux... nous avons trouvé quelques trucs pour visiter la ville à notre goût sans payer à outrance... Une sorte d’anti-arnaque...  



Suzie Pelletier 

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