jeudi 30 octobre 2014

Lecture — Alain Robert Savoie — Le paradoxe du futur


Chronique sur la lecture
Auteur : Alain Robert Savoie
Titre : Le paradoxe du futur
Genre : Science-fiction 
Maison d’édition : Véritas Québec

Modification en date du 13 juillet 2016. Je viens de terminer la lecture du deuxième tome du Paradoxe du futur, La Cité de l’espoir. Alain avait placé la trame de fond de son premier livre directement dans la science-fiction, nous proposant ce que le monde d’aujourd’hui pouvait devenir dans 145 ans. Pour celui-ci, il a choisi de tourner l’intrigue vers un contexte beaucoup plus fantastique avec des êtres maléfiques. Si le premier bouquin nous brossait un tableau composé d’humains se battant entre eux pour le pouvoir, le deuxième tome nous présente une cohésion entre les différentes factions humaines; ils doivent, ensemble, arrêter des forces extérieures, les chevaliers de l’Apocalypse.

Pendant la lecture, une question demeurait constamment en périphérie de mon cerveau. Est-ce que les humains arriveront un jour à devenir unis dans un futur commun autrement que par l’obligation forcée par une pression provenant d’une invasion extérieure ? De l’espace peut-être ?

Merci, Alain, d’ouvrir la porte à cette discussion fort intéressante même si seul l’avenir saura nous apporter la réponse. 

Alain est né à Cambelton en 1997; hé oui ! Cet auteur aura cette année dix-neuf ans ! Quand j’ai lu son bouquin, le tome I d’une série de trois, je n’arrêtais pas de me dire que, pour publier à dix-sept ans, il a dû pondre ce texte de 435 pages à 15 et 16 ans... J’ai apprécié la qualité de son écriture et son imagination très fertile qui nous projette dans un futur insoupçonné, mais, tout de même, pas si loin de notre réalité d’aujourd’hui. 

Quand j’ai parlé avec lui au Salon du livre de Dieppe, j’ai compris qu’il avait composé les premiers chapitres à l’âge de 13 ans. La vie a porté ses intérêts ailleurs pour quelques années, mais, deux ans plus tard, le besoin de rédiger ce qui se bousculait dans sa tête est revenu plus fort que jamais. D’ailleurs, son implication sociale très importante en théâtre tout comme dans son milieu scolaire le rend très populaire auprès des Néo-brunswickois, particulièrement les jeunes. 


Tome 1 - survivre aux météorites

Le roman nous présente une vision du monde en 2160. La race humaine n’a pas vraiment appris de ses erreurs et poursuit son cheminement vers, peut-être, sa perte et son extinction... Hum ! Je comprends qu’il me faudra lire les tomes II et III pour vraiment saisir toute la subtilité de ce qu’Alain veut nous enseigner. Quelques paragraphes du premier bouquin, « Survivre aux météorites », me touchent directement dans ma philosophie personnelle : le besoin de nos communautés de développer plus de maturité, la nécessité d’enrichir l’humanité par une grande diversité et de la valoriser et surtout, l’importance de vivre dans le respect des autres. Cet ouvrage de science-fiction bien ficelée me démontre que nous trouverons un dénouement fort intéressant qui, probablement, nous indiquera quelques pistes pour améliorer notre société et, sûrement, chacun de nous. 



Tome 2 - La Cité de l’espoir

Une nouvelle civilisation émerge des cendres de la guerre et du chaos laissé après la bataille du mur des Lamentations. Cinq se sont écoulés et la Cité de l’espoir, Espéras, a pris forme pour réunir dans un seul endroit tous les rescapés de la guerre des religions. Les gens des différentes croyances s’allient pour faire face à un nouveau conflit. De loin, il surveille la Cité des robots, Apocaly, où l’ennemi s’est réfugié. 

Par ce livre, Alain nous incite à nous questionner sur le bien et le mal; surtout, sur l’effet sur l’humanité quand, pour la recherche ultime de la puissance, on utilise la technologie pour amplifier les forces. L’homme sera-t-il à jamais influencé par l’illusion du bonheur éphémère ? Par l’attrait du pouvoir et de la manipulation ? 

Bien sûr, il y aura un troisième tome...

Alain a commencé cette année ses études postsecondaires à l’université Laval à Québec. Malgré le travail scolaire imposant, Alain poursuit sa carrière d’écrivain. Je fais partie des lecteurs qui attendront impatiemment que le troisième livre soit publié. Je suis convaincue que ce jeune homme sérieux, intellectuel et muni d’un solide caractère arrivera à terminer la mise en place de son rêve. 


Suzie Pelletier


mardi 21 octobre 2014

Lecture - Collectif - Crimes en librairie



Chronique sur la lecture
Auteur : Collectif
Tttre : Crimes à la librairie
Genre : polars
Maison d’édition : Druide


Vous souvenez-vous de cette fièvre sur Facebook « Le 12 août 2014, j’achète un livre québécois » ? J’y ai participé. Cela faisait une heure que je fouillais dans l’étagère qui réunit les livres québécois dans la librairie Boyer, succursale de Vaudreuil, alors que je me suis retrouvée avec un dilemme... j’avais trouvé deux livres. Lequel choisir ? Mon cœur penchait déjà pour La mer de Cocagne. Mais je n’arrivais pas à laisser l’autre... « OK ! J’ACHÈTE LES DEUX ! »

Crimes en librairie a pris naissance dans la tête de Richard Migneault, directeur d’école à la retraite, mais surtout un lecteur passionné. Par son avant-propos, il nous explique sa démarche pour inviter les auteurs : « Dans un souci de diversité, j’en voulais de la relève et des expérimentés, des plus classiques et des iconoclastes, des “polardeux” et des romanciers noirs, des sages et des turbulents, des romantiques et des sanguinaires. » J’étais conquise par l’audace.

Pour moi, ce choix de livre m’apportait le bonheur en trois temps : 1) satisfaire mon goût prononcé pour les polars; 2) lire des textes d’auteurs dont je ne connaissais pas encore le style et les habilités littéraires (je n’avais lu qu’un seul sur seize); 3) nourrir aussi mon intérêt pour les nouvelles. Rien d’étonnant à ce que je sois incapable de remettre le livre sur le rayon; il me fallait l’acheter ! 


L’unique restriction de rédaction était de situer la scène dans une librairie. J’ai gobé le livre rapidement, me gavant de polars, ne pouvant lâcher une histoire sans avoir lu la fin et en sautant dans la prochaine sans m’arrêter. J’ai apprécié les styles différents, les imaginations diverses et la beauté des textes. Sauf un, que j’ai trouvé vulgaire et sans substance. Sachant que les goûts ne se discutent pas, je ne vous indiquerai pas lequel... 

Voici la liste des auteurs qui ont participé à ce collectif. Je vous présente également un site web pour chacun d’eux afin que vous puissiez chercher d’autres écrits de leur cru.

Mario Bolduc

Camille Bouchard

Benoit Bouthillette

Chrystine Brouillet

Jacques Côté

Ariane Gélinas

André Jacques

Martine Latulippe

Geneviève Lefebvre

Florence Meney

Sylvain Meunier

Martin Michaud

Patrck Sénécal

Johanne Seymour

Robert Soulières

Richard Sainte-Marie


Merci à Richard Migneault d’avoir eu cette merveilleuse idée et, surtout, de l’avoir mise en action avec détermination.

On peut trouver le livre en format imprimé ou numérique dans une librairie près de chez vous.

Bonne lecture ! 

Plume/Suzie Pelletier


mardi 14 octobre 2014

Écriture - Mes aventures dans le monde littéraire — partage des leçons apprises


Mes aventures dans le monde littéraire  se poursuivent


Mes livres sont dans les librairies depuis mars 2013. Il y en a quatre maintenant. Depuis le début de l’écriture de la série Le Pays de la Terre perdue, commencée en avril 2011, j’ai vécu une courbe d’apprentissage en accéléré, essoufflante même.  J’ai assimilé des leçons par mes erreurs, reçu un excellent coaching, trouvé des amis sincères et fait la connaissance de gens stimulants. Je suis également fort chanceuse d’avoir pu établir un contrat avec une maison d’édition (Véritas Québec) qui respecte ses auteurs. Je me suis abreuvée énormément de ce partage d’idées et de la collégialité.

Mes rencontres avec mes lecteurs, sur la rue, dans les Salons du livre ou lors de séances de dédicaces, font partie intégrante de ma nouvelle vie d’écrivain. J’entends régulièrement des commentaires qui m’intriguent. S’ils me laissent parfois perplexe, ils me stimulent à pousser encore plus loin mon apprentissage. Ainsi, j’aime bien y trouver des réponses et développer mon opinion sur le sujet. J’ai décidé de partager mes acquis par le biais de cette rubrique « Écriture » sur ce blogue. 



Je commence donc, dès aujourd’hui, à publier une série de textes qui me permettent de préciser mes idées toutes personnelles aux questions les plus souvent reçues.  

J’entends déjà les membres de l’élite littéraire s’exclamer : « De quoi te mêles-tu ? Tu n’as même pas étudié en littérature... » Tout ça avec le nez retroussé. Bien sûr. Certains diront que j’ai peu d’expérience et que je ne devrais pas donner des conseils aux apprentis auteurs. Wow ! Heureusement, cette prétention est bien loin de moi ! À d’autres, merci beaucoup ! 

Par contre... quand a-t-on assez de métier pour que notre opinion soit valable ? Dix ans ? Trois bouquins ? Cinq peut-être ? Aider comment ? Je ne sais pas. Comme dans toute chose... ça dépend. J’ose croire que ce que j’ai absorbé au cours des quatre années intenses de rédaction quotidienne (ouverture du blogue en août 2010) pourrait être utile à quelqu'un qui veut écrire et, possiblement, publier.  Partager permettra peut-être à une autre personne de faire un premier pas... Je laisse donc aux gens le loisir de décider de la valeur de mes idées en fonction de ce qui les intéresse. C’est sans prétention. 

Pour les garder autour de 500 mots, j’ai choisi de faire des billets différents pour chacun des sujets. Vous pourrez prochainement lire mes commentaires aux diverses questions suivantes : 

De quelle expérience a-t-on besoin pour devenir écrivain ?
Quelle est ma méthode de travail privilégiée ?
Combien de versions doit-on faire pour avoir un bon texte ?
Est-ce qu’on devrait écrire nos récits dans le but de publier ?
Comment devient-on écrivain ?
Du rêve à la réalité, quels pas faut-il faire ?
Que fait-on avec le doute ?
Remarquez que je mettrai à jour la rubrique « Écriture » du blogue La vie est belle 54 au fur et à mesure que les billets seront en ligne. 

D’autres thèmes s’ajouteront au fur et à mesure que l’expérience du métier d’écrivain s’installera sous ma peau. L’apprentissage se poursuit et l’expérience continue de s’accumuler.

Si vous avez des idées que vous aimeriez que je développe dans cette rubrique, n’hésitez pas à m’en faire part. 









Plume/Suzie Pelletier



vendredi 10 octobre 2014

Lecture - Alain Boucher - La mer de cocagne

Chronique sur la lecture
Auteur : Alain Boucher
Tttre : La mer de cocagne
Genre : roman historique
Maison d’édition : Hurtubise


Vous souvenez-vous de cette fièvre sur Facebook « Le 12 août 2014, j’achète un livre québécois » ? J’y ai participé. Ce jour-là, je me suis rendu à la Libraire Boyer, la succursale de Vaudreuil, avec la ferme intention de repérer un écrivain que je ne connaissais pas encore. 

On m’oriente vers les rayons qui contiennent tous ces livres créés par des Québécois. Je fouille de longues minutes, mettant de côté les bouquins dont les auteurs me sont familiers; je voulais dénicher quelque chose de nouveau. Quand je vois le roman d’Alain Boucher, je reste subjuguée par la couverture : une caravelle, la mer, un sigle de poissons entrecroisés sur la voile. Le mélange m’attire. J’ouvre le livre et je tombe sur une carte dont les mots me font vibrer : Terra Nova; Labrador. « C’est chez nous... » que je me dis. Quelques pages plus loin, une date me saute aux yeux : 1541. Du coup, je pense à Jacques Cartier. Il a effectué son premier voyage en 1534, mais il est venu plusieurs fois en Nouvelle-France, non ?

Le livre brulait la paume de ma main. J’étais intriguée. Je voulais le lire. Une vérification me convainc que l’auteur est bel et bien québécois. J’ai acheté. Il ne restait qu’à découvrir son style d’écriture et l’histoire qu’il avait à raconter... 

Parce que j’ai toujours des bouquins qui attendent mon attention, j’ai lu la première page quelques semaines plus tard. Les premiers chapitres me laissent perplexe. J’ai la nette impression de déchiffrer un vieux texte écrit il y a quelques siècles... On y parle de navigation; or, il s’agit d’un domaine d’expertise dont je ne possède que peu d’information. Le langage technique, un mélange de termes basques et bretons, me confond. C'est sûr que ça me sort de ma zone de confort ! J'adore ! Je poursuis la lecture sans pouvoir m'en empêcher. 

Dès les premières pages, j'adopte ce Kavad Disanv, orphelin né en Bretagne vers 1525, transformé en maître Babordais lors de son voyage sur la Magdalena en 1541.  

Puis, à l’aide de la carte fournie dans le livre, je retrouve quelques repères : Le Gran Baya ou le golfe du Saint-Laurent; la grande rivière du Canada devient le fleuve Saint-Laurent; Beaulsablon serait l’origine de Blanc-Sablon. Dès lors, je plonge agréablement dans la vie de ce Breton marin qui navigue à bord d’une caravelle basque pour venir au Nouveau Monde afin d’y faire fortune. L’auteur nous présente le quotidien de son héros, tant à bord du bateau, sur la rive des Buttes en Canada, au cours de la pêche, qu’à titre de chasseur de baleine. Si les détails sont en grand nombre, ils nous permettent de mieux comprendre ce pan de notre histoire que nos enseignants, par ignorance ou par règlements, ont gardé dans l’ombre. 

Malheureusement pour moi, j’ai saisi la fin un peu trop rapidement à mon goût, ce qui a réduit quelque peu mon fun pour les derniers chapitres.  Il faut croire que mon esprit de déduction est un peu trop actif. Il me fallait tout de même découvrir comment Alain s'y prendrait pour nous amener au dénouement final.

J’ai grandement apprécié le talent de l’écrivain qui, par la puissance des mots qu’il a choisis et la justesse des expressions, réussit à nous transporter de plusieurs siècles en arrière et nous présenter un récit bien ficelé.

Alain Boucher a été muséologue, interprète du patrimoine, communicateur et vulgarisateur scientifique. Il se spécialise dans la navigation et s’intéresse à toute chose maritime présente et passée. Pour en savoir plus sur l’auteur, vous pouvez consulter son microsite sur le Ph@re de l’UNEQ. 




On peut trouver le livre en format imprimé ou numérique dans une librairie près de chez vous.

Bonne lecture ! 

Plume/Suzie Pelletier

mardi 7 octobre 2014

Écosse 2001 : Stac Pollaidh


Ullapool : juillet 2001

C’est avec un brin de nostalgie que j’ai revu ce texte, le seizième et dernier article de la série « Deux Québécois en vadrouille en montagne ». Si je prends plaisir à revoir ces nombreux textes accumulés au fil des ans, les récits de randonnée en montagne demeureront chers à mon coeur. Le trekking est une activité de plein air qui s’impreigne de liberté. Voir le monde d’un sommet nous permet d’absorber son immensité. Levant les yeux vers le firmament rempli de million de planètes, on comprend la minuscule présence de la Terre dans cet univers incommensurable. 

Le texte complet peut se lire sur ma page wattpad.com à l’adresse suivante : Écosse : Stac PollaidhEn attendant, voici quelques extraits.

D’abord, pour ce voyage, nous avions placé sur notre liste d’objectifs, celui d’essayer les Bed and breakfast. Disons que l’expérience n’a pas été enrechissante... tout est une question de goût j'imagine...


Ce matin-là, le gîte était plein; dix personnes se sont présentées pour le déjeuner. Ce repas prévu pour 8 h, ce qui était déjà un peu tard à mon goût, s’est prolongé jusqu’à 10 h. Je travaillais fort pour contrôler mon caractère afin de garder mon impatience hors de mon visage. Je sentais que, malgré mes efforts, mon sourire restait crispé. Comble du ridicule, nous étions de tous les sujets de conversation : mon accent particulier, notre origine, nos métiers, nos impressions de l’Écosse, notre voyage de retour, la nourriture de chez nous, notre visite de la journée, notre prochaine destination, etc. En fait, les badinages n’en finissaient plus. Mon côté habituellement ultra social s’en trouvait fatigué et passablement frustré. Par contre, comprenant tous deux que nous revenions à ce même gîte le soir venu, nous avons décidé de faire bonne figure et d’agir poliment. « Une huitième tasse de café avec ça ? Un petit croissant peut-être ? 

Malheureusement, notre journée n’était pas encore terminée... une expérience fort désagréable nous attendait au pied de la montagne... Le Routard, ce guide de voyage très connu, décrit les midges comme ceci : « Les midges ressemblent à des moucherons particulièrement voraces, qui se déplacent en formation serrée avant de fondre sauvagement sur leurs proies. » Ce c’est pas très accueillant Ah! Vous croyez que les mouches noires de l'Abitibi nous font peur ...


Cette aventure en Écosse nous attendait avec une nouvelle expérience… pour le peu désagréable. À notre sortie de l’auto, nous sommes littéralement attaqués par des nuages de midges. Ils piquent en gang et ça fait mal; une sorte de brûlure tenace. Ces insectes miniatures sont plus petits que nos mouches noires, mais tout aussi vicieux. Nous en avions entendu parler, mais c’était la première fois que nous étions confrontés au phénomène. Nous décidons sur-le-champ de détester ces bibites exécrables. La seule façon de s’en débarrasser est de rester dans le vent, là où ils ne peuvent maintenir leur vol en raison de leur minuscule taille. Ainsi, nous enfilons rapidement nos bottes et nos sacs à dos et nous grimpons dans la montagne le plus vite possible, tentant de ne pas trop ouvrir la bouche en chemin. Nous n’arrêtons pour reprendre notre souffle que lorsque nous sommes suffisamment en hauteur pour être constamment dans la bourrasque.

À mon habitude de protéger mon genou malade, j’ai décidé d’arrêter ma randonnée quand mes pieds se sont mis à déraper sur des roches cassantes et glissantes. Il n’était pas question de redescendre pour servir de lunch aus détestables midges. J’ai donc choisi de m’installer en bordure du sentier... avec une compagnie plus que particulière...

J’admire ce paysage en dégustant un sandwich. Très vite, je suis rejointe par des moutons qui viennent brouter paisiblement à quelques mètres de ma position. Je remarque cette teinture bleue sur leur laine qui les identifie comme appartenant au même troupeau. Habitués à cette civilisation bizarre qui s’obstine à grimper toujours plus haut, les caprinés m’ignorent complètement. L’un d’eux s’installe d’ailleurs encore plus près pour mieux gruger l’herbe sous mon pied; il pousse l’effronterie jusqu’à frapper ma chaussure de son sabot, comme s’il s’agissait d’une vulgaire roche. J’éclate de rire… l’animal lève les yeux pour me présenter un air de je-m’en-foutisme fort efficace, puis il pioche à nouveau sur mon pied heureusement bien botté. Je décide de faire la tête dure… c’est le mouton qui, finalement, suit ses congénères vers un autre endroit. « Suiveux… de toute façon, tu n’étais pas de taille… j’aurais gagné la partie… »

Ce texte devient le sizième d’une série d’articles colligés sous le titre « Deux Québécois en vadrouille en montagne ». Mon site http://wattpad.com/suziepelletier comprend maintenant 31 récits de voyage, une nouvelle (policier) et un texte philosophique.  

Bonne lecture !

Plume/Suzie Pelletier

vendredi 3 octobre 2014

Mise à jour — Lysann Godin-Leclerc — Énigmes à Vancouver


Bonjour à tous !

Que s’est-il passé dans la vie de l’auteure Lysann Godin-Leclerc depuis la sortie de son premier roman Scène de crime ?

Un autre roman s’est ajouté en 2014 : L’ignorance de l’évidence dont l’intrigue se passe égalementà Vancouver. 

Vous pouvez suivre les péripéties de Lysann sur sa page Facebook https://www.facebook.com/pages/Scène-de-crime-de-Lyzann-Godin-Leclerc/235506446572755

Je viens de mettre à jour ma publication du 16 janvier 2014 qui fait maintenant état des deux livres. Mon petit doigt me dit que je devrai modifier cet article à nouveau avant que 2015 ne se termine...

Pour faire un retour sur cette collection, vous pouvez consulter ma publication modifiée à l’adresse suivante :



Merci !

Plume/Suzie Pelletier