mardi 29 juillet 2014

Montagne - l’île d’Entrée : Big Hill


Mon compagnon de vie et moi sommes des montagnards jusque dans l’âme. Ainsi, lors d’une visite aux îles de la Madeleine, là où les dunes semblent être ce qu’il y a de plus haut, nous avons réussi à gravir une montagne... hum ! disons plutôt une butte. Big Hill, qui n’a que 174 mètres d’altitude, est le plus haut point de vue de l’archipel. Le texte complet se trouve sur ma page wattpad.com (Big Hill). Voici quelques extraits du texte, juste pour vous mettre en appétit. 

Il faut d’abord se rendre à l’île d’Entrée par traversier. 

[...] L’excitation nous donnant un air fébrile, nous attendons avec une certaine impatience pour payer nos billets. Puis, avec un enthousiasme débordant, nous prenons place à bord du Pélican blanc, un petit bateau qui peut transporter une vingtaine de passagers vers l’île d’Entrée. [...] 

[...] L’océan est comme un miroir sur lequel le vent joue délicieusement à laisser un petit frisson. Nous profitons de l’excursion pour en apprendre un plus sur cette île dont nous nous approchons en discutant avec notre jeune guide. [...]

Cette balade en bateau devenait pour nous un « transport communautaire ». Que dire des autres passagers hum...

[...] Cette fois, nous sommes quelque peu dérangés par des citadins bruyants qui accompagnent chaque blague de l’un des leurs avec une gorgée d’une boisson forte. Nous trouvons un peu drôle que l’un d’entre eux s’offusque contre le fait que le bateau batte pavillon canadien plutôt que le drapeau acadien. Ce qu’il y avait de bizarre n’avait rien à faire avec les propos eux-mêmes, mais cela tenait au fait que le gars avait la chevelure carotte typique d’un Irlandais, la carrure et la voix d’un Écossais et qu’il buvait du cognac… c’est français, non ? [...]


Contrairement à tous ces sommets perchés dans les airs, qui ne sont visités que par des trekkeurs expérimentés au cœur de nomade, les petites collines attirent toutes sortes de monde. Remarquez que je ne veux pas me plaindre même les citadins doivent rester en forme, Ainsi, une marche de quelques heures, même attriqués d'une drôle de manière, est de santé. Pourtant, avant leur arrivée, nous étions si bien à sentir le vent dans nos cheveux et à écouter le... silence !

Puis notre rêverie est transpercée par des sons agressants. Les membres du groupe de musiciens arrivent au sommet. Il est évident, par les voix tonitruantes et leur allure déjà titubante, qu’ils ont entamé sérieusement une deuxième bouteille, cette fois, du Scotch. Bon, ils ont le droit également d’être là et de boire sous le chaud soleil des îles de la Madeleine. Je respire lentement pour absorber la sérénité des lieux et faire fi de la présence de ces énergumènes. Pour comble de malheur, l’autre traversier, qui a fait la balade en même temps que nous, avait à son bord un groupe difficile à manquer. C’est ainsi que trois couples sont arrivés sur le sommet en transportant une glacière remplie de bières. Bon, ils vont jaser fort eux aussi. [...]

Soyez sans crainte. Je retiens encore de cette merveilleuse journée les odeurs de mer, l’herbe verte sur fond bleu de la mer, la roche rouge, les gens si sympathiques, les maisons colorées, les pâturages et... l’immense cri de cette citadine habillée de short blanc et de sandales légères qui a mis le pied dans une énorme bouse de vache encore chaude... ouais. Son conjoint en a presque échappé son côté de la glacière... remplie de bières... 

Visitez ma page sur Wattpad. com pour en lire plus...


Bonne lecture ! 

Plume/Suzie Pelletier 

dimanche 20 juillet 2014

Lecture - Marie Brassard - L'oeuvre inachevée

Chronique de la lecture
Auteur : Marie Brassard
Duo : Histoire inachevée 
Maison d’édition : Véritas Québec
Style : Roman contemporain

Qui ne se rappelle pas ce qu’il faisait le 31 décembre 1999 ? Le bogue de l’an 2000 devait nous frapper de plein fouet, très précisément, à 11 h 59. Pour sauver de l’espace numérique, les scientistes des années 70 avaient créé un système DOS qui n’utilisait que deux digits pour identifier les dates... vous savez 87, 90, 92... Quelle ironie ! Comme si on s’imaginait que l’informatique serait pour toujours, on a oublié que les deux derniers chiffres d’une année se répétaient... d’un siècle à l’autre... 

Marie Brassard sait très bien où elle se trouvait au moment où on prévoyait que tous les systèmes informatiques tomberaient en panne. Elle était en République dominicaine et elle a été témoin d’un incident. Journaliste de métier, elle s’est intéressée au drame qui a été traité par les autorités presque comme un fait divers, voire balayer sous le tapis pour ne pas nuire à l’industrie touristique totale. Il n’en fallait pas tant pour que
l’imagination fertile et la plume habile de l’auteure la propulsent dans un monde créatif rempli d’intrigue sur fond de roman d’amour. 

Ce roman contemporain nous place dans un scénario terrible. Claudie vit un amour incommensurable. Fiancée la veille de Noël avec Antoine, l’homme qui la comble de bonheur, Claudie le perd la veille du Jour de l’An. S’ensuivra une série d’évènements tragique qui amènera l’héroïne dans une suite de malheurs dont elle survivra par sa force de caractère et le support des gens autour d’elle. 






Marie est originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean; elle a œuvré dans plusieurs médias de la presse écrite, la radio et la télévision. Œuvrant dans le monde littéraire depuis plusieurs années, elle compte à son actif plusieurs livres, ainsi que des participations à des collectifs; elle est coach en écriture et elle a établi sa propre maison d’édition, Éditions Véritas Québec dont la mission inscrite sur son site web se lit comme suit : « Partager toute la richesse des expériences humaines en les publiant sous forme de livre, de sorte qu’aucune vie, aucune expérience humaine, n’ait été vaine. Tout un chacun, nous détenons une partie de cette pensée collective. C’est ce que nous appelons à juste titre la Bibliodiversité. » La maison compte maintenant 32 titres dont les sujets sont très variés. 

 En 2010, elle fonde l’Alliance québécoise des éditeurs indépendants. Visant le partage d’expertises et de services, tout en préservant l’autonomie de chacun sans être à la remorque des subventions gouvernementales, cet organisme compte maintenant plus d’une centaine de partenaires. Par leur travail acharné, des livres originaux, intéressants et différents voient le jour et se retrouvent dans les mains des lecteurs. 

Vous vous rappellerez que j’ai écrit sur Marie en mai 2013, alors que j’avais lu son premier roman « Un village en Otage » publié sous son nom de plume, Marie La Corneille. Si les sujets traités sont très éloignés l’un de l’autre, cela prouve les talents de Marie pour adapter son style au développement de l’intrigue.


Bonne lecture ! 


Plume/Suzie Pelletier

jeudi 10 juillet 2014

Terre-Neuve — le mont Gros-Morne



Parc du Gros-Morne/Rocky Harbour
Terre-Neuve 1999

Depuis quelque temps déjà, je révise des récits de voyage écrits il y a plusieurs années, à partir de notes prises au moment de chaque expédition. J’apprécie énormément ces instants de détente, tous ces dimanches matins, où l’immersion dans ces textes me plonge dans de si bons souvenirs. 

Par contre, tout comme celui que je viens de terminer, ces histoires me laissent nostalgique. Elle me rappelle, entre autres, tous les efforts accomplis au fil des ans, pour conserver une forme physique acceptable, malgré un handicap sévère. La grimpée du Gros-Morne en 1999, en est lourdement trempée. Peut-être qu’un jour je reprendrai ces récits pour les transformer en nouvelles... j’y ferais disparaître ces phrases témoignant de toutes ces difficultés de vivre quotidiennement avec un handicap, si léger qu’il soit. Entretemps, j’ai fait le choix de laisser les histoires comme je les ai rédigés... sauf que, l’expérience de l’écriture aidant, je les ai améliorés. 

Le texte complet se trouve à l’adresse web suivante : 

Le mont Gros-Morne à Terre-Neuve


Voici donc quelques extraits qui vous mettront l’eau à la bouche. D’abord, pour chaque montagne, la grimpée offre de difficultés qui nous apparaissent sur le coup insurmontables... mais nous laissent avec un souvenir délicieux, une fois conquises : 

La pente est tellement abrupte que, lorsque je me tiens debout et que je lève les bras à angle droit, mes doigts sont à deux ou trois centimètres du sol. C’est vrai… je ne suis pas très grande; d’ailleurs, le gars de six pieds et deux pouces qui vient de me dépasser ne semblait pas avoir le même problème. Bon ! Je crois que c’est une question de géométrie, de physique et de génétique. En ce qui me concerne, je trouve impossible de faire de longues enjambées quand j’ai la face constamment dans le sentier.


Parfois, une ascension nous offre des occasions de relever des défis. Vous savez bien... ces choses qui nous font peur et qu’on oublie dès qu’elles sont passées...

Quelques enjambées, un saut, une marche un peu haute… puis, tout d’un coup, nous arrivons au sommet de la montagne. Du coup, j’oublie les écorchures que mes bras et mes jambes ont ramassées dans le ravine. Même si tous les muscles de mon corps hurlent de douleur, je savoure pleinement cette grande fière qui m’envahit complètement, jusqu’au plus profond de mon âme. J’ai réussi l’exploit ! Au sommet, nous nous arrêtons quelques minutes pour prendre des photos des alentours. Il ne fait pas très chaud, mais nous apprécions cette fraîcheur après l’effort fourni. 

Bien sûr, il y a tous ces magnifiques moments quand on arrive au sommet et que le monde est à nos pieds. Un effet de grandeur... L’euphorie totale...

À notre gauche, le soleil d’été éclabousse l’océan d’un bleu distinct. En raison de bourrasques qui nous poussent, nous entrevoyons les moutons blancs qui surmontent les immenses vagues qui viennent du large. À droite, nous devinons la pente du Gros-Morne dont la dégringolade abrupte est l’un des flancs d’un fjord. Tout en bas, 400 mètres plus bas, coule le Gulph Brook. Personne ne peut descendre à cet endroit sans se casser le cou.

Quand on décide de vivre intensément en grimpant des montagnes, il ne suffit pas d’atteindre le sommet pour que l’effort s’arrête. Non ! Il faut redescendre. 

Nous n’étions pas au bout de nos douleurs. Devant nous, une pente abrupte s’impose. Moins à pic que le ravine, elle est aussi moins longue. À première vue, les descentes paraissent moins difficiles parce que l’activité est moins aérobique et que nous ne sommes pas toujours en train de chercher notre souffle. Cependant, l’exercice est pénible pour les genoux, les cuisses et les chevilles. C’est ainsi qu’après quelques kilomètres, tous nos muscles crient de douleurs.

Le bonheur de savourer l’air de la montagne doit avoir une fin. Si on apprécie chaque moment de cette errance, il faut se mettre en tête qu’on doive le terminer... 

Malgré notre besoin viscéral de prolonger la randonnée, nous descendons un peu rapidement les cinq kilomètres de sentier en pente douce pour retrouver l’auto. Nos cœurs se serrent sur une certaine déception de devoir arrêter, pour aujourd’hui, cette vie de vagabondage que nous aimons tant. En silence, parce qu’on ne peut rien ajouter à notre bonheur, nous changeons nos bottes pour des sandales. Quelques exercices d’étirement soulagent nos muscles engourdis par l’effort. Puis, nous retournons à notre site de camping. 

En attendant qu’un neuvième récit s’ajoute, je vous invite à lire tous les autres que vous pouvez trouver sur ma page Wattpad.com. Ils sont listés sous le texte de présentation. En passant, si vous aimez ce genre de lecture gratuite, vous pouvez vous procurer l’application sur votre téléphone ou votre tablette pour mieux profiter de l’expérience. C’est gratuit... De plus, je ne suis pas la seule à occuper cet espace... de bons écrivains s’en servent pour obtenir des commentaires...



N’hésitez pas à me laisser vos commentaires... c’est pour ça que je les dépose ainsi sur l’internet.


Plume/Suzie Pelletier
Merci d'encourager l'édition indépendante