mercredi 30 avril 2014

Les outils de l'écrivain


On me demande souvent quels outils j’utilise pour écrire. Ainsi cette publication me permet de mettre ensemble plusieurs des réponses que je donne régulièrement à mes lecteurs. Bien sûr, l’énumération n’est pas exhaustive. Seriez-vous surpris que les deux premiers items soient le crayon et le papier ? Certainement pas ! Voici donc quelques trucs que j’utilise. 

D’abord, il y a le crayon. Depuis plusieurs années, mes doigts courent aussi sur le clavier. Par contre, je trouve que ma relation avec ce médium est toujours captivante et j’y ai recours souvent. Quand je cherche à arrêter la vie qui roule trop vite autour de moi, je n’ai qu’à placer un stylo dans ma main. Puis j’attends de voir ce qui se passera. Ce n’est jamais long. Quelques secondes à peine avant que mon cerveau se décide à donner des ordres à mes doigts. Puis quelque chose prend forme. Un dessin. Un récit. Ce n’est jamais pareil et je ne peux prévoir ce qui s’inscrira sur le médium choisi. Dans ces moments de pure folie créatrice, ce qui m’entoure disparaît et le temps s’arrête. 









Bien sûr, le deuxième accessoire indispensable est le papier. Soyons d’accord; j’aime bien utiliser l’écran de mon Macbook Air pour revoir mes histoires ou en écrire de nouvelles, le papier m’apporte une joie différente. Qu’il soit rude, blanc, beige, en couleur, une feuille lignée, une page de calepin, ou même la serviette de table d’un restaurant quelconque, l’outil me permet d’enregistrer ce qui veut sortir de ma tête, que ce soit un dessin ou un bout de texte. C’est presque aussi miraculeux que le crayon. 





Trouver un lieu inspirant aide beaucoup. Je ne compte plus les publications qui ont été écrites, du moins pensées et ordonnées, dans un McDo, le sommet d’une montagne, un banc de parc. Je vous dirais que je compose également quand je suis dans l’auto... d’ailleurs, un chapitre complet du tome V du Pays de la Terre perdue a été inventé entre Montréal et Québec. Pour les curieux... cette fois-là, je ne conduisais pas. À la maison, j’ai créé un havre d’artiste. 


Il s’agit d’une salle bien ensoleillée, avec ma table à dessin et tous mes outils d’écriture. J’y passe des heures.

L’une de mes plus grandes sources d’inspiration provient des personnages que je rencontre. L’indiscrétion d’une conversation évoluera vers un billet sur mon blogue. J’ai déjà transformé une scène disgracieuse vécue dans un hôtel en une nouvelle. Un épisode particulier particulier de la vie a été réinventé pour devenir un chapitre de livre. Il y a aussi les gens de cœur, les artistes, les globetrotteurs, ceux qui tentent des expériences bizarres. J’aime bien raconter leurs aventures sur mon blogue. 


Les références en tout genre. Quand j’écris, je me laisse d’abord envahir par les mots qui défilent dans ma tête. Ce n’est que lorsque le fil de la création s’épuise que je relie le texte pour corriger et raffiner l’histoire. Je fais appel à d’autres outils comme les dictionnaires généraux et ceux plus spécialisés (synonymes, antonymes, locutions, cooccurrences, noms propres, etc.). Les multi dictionnaires sont également fort efficaces. Antidote est de loin le logiciel que j’utilise le plus... suivi de près du Petit Robert.


 En fait, il est important de trouver deux ou trois sources différentes pour bien assoir ses choix de mots sur une base solide. 

La recherche prend beaucoup de place dans mon style d’écriture. Cela vient probablement de mes habitudes développées au cours de mes études, c’est-à-dire le besoin de précision et de cohérence. Si, par mes romans, je n’ai pas l’obligation de raconter une histoire véridique, je me force à la rendre vraisemblable. C’est ainsi que je plonge dans l’univers des encyclopédies et des ouvrages techniques. Wikipédia devient un point d’ancrage tout comme la bibliothèque de ma ville. 


Apprentissage : Coaching et université. Certaines personnes ont été prises de cette passion si rapidement qu’elles ont su très vite qu’elles en feraient une carrière. Un baccalauréat en littérature, parfois un diplôme ou deux de plus, leur a permis de bien assoir leurs acquis. Bien que mon goût d’écrire est apparu tôt dans ma vie, j’ai décidé de poursuivre mes études en science où les normes de notation sont plutôt arides et rigides. Puis le temps a passé, me faisant même oublier le fondement de certaines règles de français. Afin d’atteindre le niveau littéraire que j’escomptais, j’ai choisi de travailler avec un coach et de retourner à l’université. Il y a bien sûr des centaines de façons pour obtenir l’information dont on a besoin; il faut juste trouver un moyen qui convient à nos espérances. 

Le processus d’édition. Quand j’écris, je modèle le récit jusqu’à ce que j’aie épuisé toutes les petites cellules grises de mon cerveau. Puis, lorsque je suis satisfaite du résultat, je me tourne vers le monde du livre. Mes outils deviennent le regard de l’éditrice, le travail des correcteurs et des infographistes. Si j’ai parfois l’impression de perdre mon droit de propriété de mon œuvre, je sais qu’ensemble, nous produisons un bouquin d’une grande quantité et que le lecteur sera conquis. 

Si tous ces trucs m’aident dans la création littéraire, aucun d’entre eux n’arriverait seul à me permettre d’inventer une composition stylisée. En effet, avant toute chose, mon principal atout est  ma capacité de concevoir un monde imaginaire et d’y développer une histoire. C’est par lui que je continue d’apprendre; il me force à sortir de ma zone de confort pour broder des textes originaux. C’est lui qui me pousse dans le doute le plus total et me fait chercher partout les meilleurs éléments d’un récit. 

Cela pourrait paraître compliqué et, surtout, exigeant. Pourtant, le début est fort simple. Si vous avez une histoire à raconter, il suffit d’abord de prendre un crayon et un bout de papier, ou un ordinateur bien sûr, et d’écrire une première phrase. Une seule. Puis une deuxième. La troisième se présentera plus facilement. Vous verrez que le reste, ce que contient ce billet, viendra en son temps. Vous ferez l’achat d’un premier outil de référence, commencerez à fouiller l’internet et consulter les bibliothèques. C’est ainsi que la passion des mots se développe... Rappelez-vous que le meilleur photographe a d’abord pris sa première photo... 

Curieusement, si j’ai rédigé ce billet pour aider ceux qui aimeraient écrire, un concept très simple se glisse dans ma tête. Si je sais qu’il découragera certains, il transportera d’autres personnes avec un enthousiasme fou... si j’ai hésité à terminer cette publication, je me dois d’être honnête et ne pas faire refléter que ce métier est facile. Beaucoup veulent composer des textes toute leur vie; peu le réussiront. Parmi ces derniers, quelques-uns verront leurs œuvres publier. 

Pour vivre ma passion d’écrire, j’applique trois concepts forts secrets : le travail de base, le travail de fond et le travail acharné.

Je vous souhaite de belles heures d’écriture !
Suzie Pelletier



mardi 8 avril 2014

Ma première lecture - Gabrielle Roy - La petite poule d'eau


C’était l’hiver et j’avais dix ans. 

Chaque mois, mon professeur de 5e année choisissait un vendredi après-midi... je pense que c’était le dernier... pour des activités libres en classe. À notre retour du dîner, les élèves pouvaient trouver, sur une grande table en avant de la classe, des crayons de couleur, des ciseaux, des papiers de couleur et des livres en tous genres. 

Je rêvais de cette après-midi des jours d’avance. Il faut comprendre qu’en 1965, toutes les écoles avaient leur comptoir de la caisse Desjardins pour nourrir le sens d’économie des jeunes, à coup de 25 cents, mais elles avaient rarement une bibliothèque pour nourrir leur intellect. Il fallait compter sur l’intérêt des professeurs. Mon enseignante, récemment graduée de l’école normale, avait compris l’importance de fournir des opportunités d’apprentissage inusité pour nos cerveaux. 

Quant à moi, ces vendredis apportaient une routine que j’appréciais au plus haut point. D’abord, je prenais un livre dans mes mains, généralement un bouquin avec des images. Je retournais à ma place et m’absorbais à tout lire, même les bas de page. Puis, je choisissais l’une des photos et je m’installais confortablement près de la boite de crayons pour reproduire en dessin ce que mes yeux interprétaient de ma lecture. Ces magnifiques après-midi étaient une occasion dépareillée, un moment de vie très intense. J’adorais. Tout simplement. 

Puis, un après-midi froid d’hiver, ce devait être en février, j’ai vu sur la table ce livre aux pages écornées. Ma tête d’enfants s’est permis de faire un parallèle : « si c’est comme ma poupée préférée qui devient chiffonnée par l’usage, ce livre doit être intéressant... » Je l’ai pris dans mes mains avec un air un peu effarouché. Ma professeure s’est inquiétée.

— Tu sais, le livre contient 200 pages, mais il est facile à lire.

Un peu insultée qu’elle puisse croire que la longueur du livre me rebutait, je l’ai regardé droit dans les yeux. 

— Non, ce n’est pas ça. Il a l’air si fragile, j’aurais peur de le briser.

— Tu sais, me répondit-elle, c’est dans la nature d'un livre d’être lu. N’hésite surtout pas à le prendre s’il te plait autant. 

Je suis retournée à ma place sur le bord de la fenêtre et, pour le reste de l’après-midi, j’ai plongé dans ce merveilleux roman de Gabrielle Roy, la petite poule d’eau. Si je me suis levée une fois, c’est pour regarder sur la carte du Canada affichée sur le mur pour tenter de trouver l’île au nom si savoureux. Je voulais tout savoir de ce coin de pays au nord de Winnipeg. J’étais époustouflé par les descriptions que l’auteure franco-manitobaine me présentait de ce coin de pays qui me semblait si loin de chez moi. 



La fin de l’après-midi m’a trouvée attristée de devoir quitter le roman si tôt. Un mois avant de pouvoir continuer ma lecture ! C’était si long ! Puis, mon sourire est revenu quand l’enseignante m’a offert d’emprunter le livre pour le terminer chez moi. 

J’avais oublié ce bout de mémoire. Il a fallu que je lise sur la maison d’été de Gabrielle Roy dans Charlevoix pour que ce merveilleux souvenir revienne à la surface, avec toute la vivacité qu’il a eue dans le temps. Si je ferme les yeux, mon cerveau me ramène l’odeur du livre, les tâches de doigts sur les pages écornées, la couleur beige rendue jaunâtre de la couverture cartonnée. Pourtant, cette année-là, mon professeur m’a aussi fait connaître Félix Leclerc et Émile Nelligan. Je n’ai jamais cessé de lire depuis. Il est fort probable que ces quelques lectures ont même forgé mon  propre style d’écriture. Cela expliquerait certainement mon besoin de décrire les choses et les lieux au point qu’on m'attribue un style cinématographique.


⬅ source : Wikipédia

J’avais dix ans et toute la vie devant moi. Je n’ai compris que quelques années plus tard qui était Gabrielle Roy, cette écrivaine francophone d’un grand talent. Un cours de littérature au secondaire me l’a fait connaître un peu plus; à ce moment, j’avais lu Bonheur d’occasion.

Voici quelques liens qui vous permettront de mieux connaître l’auteure et ses écrits. 





Je ne peux que remercier Gabrielle Roy d’être née avant moi et à mon professeur de 5e année de me l’avoir fait connaître. Si l’écriture est devenue une grande passion dans ma vie, c’est grâce à ses gens qui ont pavé mon chemin de livres merveilleux. 

Bonne lecture ! 


Plume/Suzie Pelletier

mardi 1 avril 2014

Gaspésie - La randonnée des McGerrigles


La longue randonnée des McGerrigles
Parc de la Gaspésie — Juillet 2000

Le 30 mars dernier, j’ai déposé un texte sur mon site wattpad.com. Il s’agit d’un récit de voyage écrit en 2003, à partir de notes personnelles prises lors d’une expédition dans le parc de la Gaspésie en 2000. Cette longue randonnée visait à nous faire parcourir 24 kilomètres en trois jours, sur des sentiers de montagnes entre le mont Jacques-Cartier et le mont Albert.  J'adoré revoir ce texte avant de le déposer sur wattpad.com; même si j'étais assise dans mon bureau, mes sens m'ont rappelé les odeurs, le son du vent à mes oreilles, le froid de la neige et le chaud soleil… Cette randonnée fut un merveilleux moment dans ma vie. 

Ce récit d'une quinzaine de pages ( neuf pages sur Wattpad.com) compte plus de 6400 mots. Il m’est donc impossible de le déposer en entier sur mon blogue. Ainsi, je vous laisse ici quelques bribes pour vous présenter ce récit de marche en montagne et vous mettre un peu en appétit. Vous trouverez le texte complet à l’adresse web suivante : 


D’abord, avant même de commencer cette randonnée qui prend énormément d’énergie, il est important de nous recentrer sur la nature. En route vers notre destination, nous faisons un arrêt important dans le parc du Bic, près de Rimouski. Voici un extrait : 

Partis de Montréal un bon matin, nous avons d’abord fait un court séjour dans le parc du Bic, près de Rimouski. Sis au bord du fleuve, ce parc nous présente des activités de plein air qui nous aide à réduire l’effet du stress accumulé par nos vies remplies du souci quotidien ainsi que par notre condition de citadins. Si toute l’année, notre train de vie est un peu trop rapide, notre séjour au Bic a la propriété de ramener nos cerveaux en mode « plein air ». Notre rythme cardiaque s’harmonise à celui de la nature et notre teint prend la couleur dorée de la santé. En quelques jours, on apprécie l’absence des bruits de ville, du smog, du pavé chauffé de l’autoroute et de la musique forte qui sort de tous les bars. 

Bien sûr, il y a eu notre arrivée au sommet de Jacques-Cartier, toujours aussi spectaculaire, où nous prenons quelques minutes de repos. Voici un extrait qui explique la curiosité des autres randonneurs face à notre expédition: 

 [...] Certains sont fort étonnés face à notre volonté de retourner à pied au gîte du mont Albert. Ils sont d’autant plus impressionnés lorsqu’ils comprennent que nous ferons encore aujourd’hui cinq kilomètres sur une piste rocailleuse avant d’atteindre notre refuge pour la soirée, le Tétras. Ils soupèsent notre barda et secouent la tête. Les réactions fort opposées des autres marcheurs qu’engendre l’idée d’une telle expédition sont très curieuses : soit ils affichent une admiration démesurée, soit leur visage se marque d’une totale incompréhension. La plupart d’entre eux se sentent soulagés de n’avoir qu’à redescendre les quatre kilomètres qu’ils ont montés ce matin. 
Je ne leur avoue pas que je serais fort déçue d’être à leur place; j’aurais l’impression de rebrousser chemin, d’abandonner une expérience unique. Je préfère marcher un kilomètre de plus, avec mon gros sac sur le dos. Je sais que le sentier sera difficile, mais j’apprécierai la fraîcheur de l’air en montagne plutôt que de redescendre vers la chaleur et l’humidité de cette chaude journée d’été. Le terrain vallonné et juché à mille mètres d’altitude nous fera voir des paysages époustouflants qu’il est impossible de voir autrement qu’à pied. En plus… il y a moins de moustiques en altitude…


Voici une scène d’allure fantastique et en même temps féérique; nous l'avons vécue en y cherchant l'humour avec laquelle la nature nous accueille :  

[...] Dès que le sommet du mont Jacques-Cartier fut derrière nous, la chaleur était si intense que nous nous sommes rapidement retrouvés en shorts et en t-shirts. Nos verres fumés, le chapeau à large bord et une bonne couche de crème solaire protègent notre peau des chauds rayons qui rebondissent sur la poudre blanche. C’est ainsi que j’observe la situation qu’on ne peut comprendre sans être des montagnards : des personnages habillés pour une plage sous le soleil du sud, marchant dans la neige qui aurait été plus facile à parcourir avec des raquettes… 

Une routine de montagnard où on se laisse aller à l’observation:

Il n’y a pas d’eau courante dans le refuge ni d’électricité. Aucune douche chaude n’est disponible. C’est ainsi que les eaux glacées du lac Samuel-Coté nous servent de baignoire… ou presque… Nous enfilons nos maillots de bain puis une serviette et notre savon sous le bras, nous empruntons le sentier qui mène au lac. Sur place, nous prenons d’abord le temps d’observer un orignal qui broute non loin de nous. L’animal semble habitué à la présence humaine; il ne fait aucun cas du bruit que nous faisons ni de nos discussions. Il ne bronche pas non plus quand, alors que nous entrons frileusement dans l’eau jusqu’au genou pour nous asperger d’eau froide, nos cris involontaires bousculent le vent léger. Le cervidé lève la tête une seule fois. Pourquoi ai-je l’impression qu’il nous fait un sourire narquois ? Il semble penser : « voyons donc ! Ce n’est pas si froid que ça ! Ces humains sont si fragiles ! »

En randonnée, il ne faut pas s’attendre à ce que la nature fournisse le beau temps en toute occasion. Parfois il y a les orages qu’on trouve merveilleux... si on peut les observer dans la sécurité d’un gîte de montagne: 

[...] Le refuge étant construit directement sur le rock, il tremblait de toutes ses poutres chaque fois que le tonnerre grondait; c’était comme si la foudre tombait directement à côté de nous. Après quelques minutes de ce tintamarre assourdissant, plusieurs d’entre nous ont pris place face aux larges fenêtres. C’était la meilleure position pour observer l’orage qui n’en finissait plus de tonner. À travers la voûte forestière, on voyait le ciel se zébrer de nombreux filets d’un blanc vif. Sur le coup, l’intérieur du gîte s’éclairait comme en plein jour. La lumière crue donnait un aspect cadavérique aux visages des humains qui l’habitaient et faisaient miroiter leurs yeux comme s’ils étaient des zombies. Malgré son allure cauchemardesque, le spectacle gardait tout de même un cachet féerique haut en couleur, en sons et en odeurs.

Bien sûr, la pluie s’accompagne de désagréments difficile à supporter, mais qu’on endure pour avoir le plaisir de se retrouver loin de la civilisation: 

[...] Nous marchons sous une pluie fine pour plus de la moitié de la distance; parfois, nos pieds sont dans les torrents qui, d’habitude, sont de simples rigoles faciles à enjamber. À plusieurs reprises, je me suis arrêtée pour fermer les yeux et imaginer cette douche chaude qui m’attendait… pour retrouver le courage de continuer. À certains endroits où la boue ne sèche que rarement, des plateformes en bois ont été aménagées pour protéger l’environnement et, aussi, pour prévenir les accidents sur ce terrain très glissant. Aujourd’hui, le bois mouillé est plus glissant que les coulisses de glace vive en hiver; la situation nous force à poser nos pieds à côté et, très vite, nos pantalons se couvrent de ce liquide brun rendu plus visqueux par la pluie. Les champs de fougère deviennent des oasis merveilleuses alors que les grands fouets végétaux lèchent nos habits et les débarrassent de la boue. 
Si ces quelques lignes vous intriguent suffisamment pour vous inciter à lire le texte complet, vous pouvez le trouver à l’adresse web suivante : 


Il est aussi possible de lire d’autres textes de voyage sur ma page wattpad.com : 


Merci de suivre mes péripéties dans le monde merveilleux de l’écriture. 



Plume/Suzie Pelletier