mardi 28 janvier 2014

Les monts Joseph-Fortin et Richardson

Parc de la Gaspésie - été 1998
Je viens de déposer un texte sur mon site sur Wattpad.com. Il s’agit d’un récit de voyage écrit en 2002, à partir de notes personnelles prises lors d’une expédition dans le parc de la Gaspésie en 1998. L’itinéraire comprenait un sentier de catégorie difficile qui nous invitait à gravir les sommets Joseph Fortin et Richardson. Ces deux montagnes trônent à plus de 1000 mètres d’altitude et la piste offre une dénivellation de 600 mètres sur une distance de 11,6 km. À ceci s’ajoutait une balade de trois kilomètres, aménagée au sommet de Joseph Fortin, pour atteindre un point de vue qui s’annonce extraordinaire, sur le lac aux Américains. 
« Le parc de la Gaspésie ! Encore ! » Vous dites ? Vous avez raison. Mon mari et moi visitons si souvent ce parc que nous avons même songé à le renommer « Le parc de Suzie et Denis... » 
Le récit de 2646 mots est trop long pour le transformer en publication blogue qui, normalement, dépasse rarement les 500 mots. Je vous souligne donc quelques passages afin de présenter ce récit. 
D’abord, il y a eu cette pente difficile à grimper : 

Réconfortée par la présence de mon compagnon à côté de moi, je grimpe un pas à la fois dans ce sentier où je dois arrêter quelques secondes à tous les 50 mètres, ne serait-ce que pour retrouver un certain équilibre. Je glisse continuellement sur ces cailloux légers, une sorte de gneiss, qui résonnent comme du verre. Je prends mon temps pour bien placer mes pieds. Mes gestes sont saccadés tant la peur réduit l’efficacité de mes muscles. Les risques de blessures par une dégringolade vers le bas de cette pente raide étant accrochés à mon cerveau, l’angoisse me garde en sueur. En absence totale de nuages, le soleil de plomb tape continuellement sur ma tête; le vent chaud assèche mon gosier. La situation devient de plus en plus inconfortable. Il n’est pas question d’arrêter ici ! Allez ! Il faut se rendre en haut !
Un aperçu de la balade de trois kilomètres sur le sommet du mont Joseph — Fortin : 
(...) Parcourant la piste à travers la forêt éparse qui pousse sur ce sommet, nous pouvons observer cet habitat particulier avec ses conifères rabougris, parfois tordus, et dont les branches restent dégarnies sous le vent rigoureux de l’hiver gaspésien. À mes pieds, je vois plusieurs variétés de mousse et de lichens à travers lesquels poussent de petites plantes alpines. Malgré l’inconfort et le déséquilibre ainsi provoqué, mes pas s’alignent autant que possible sur les roches éparpillées pour mieux protéger cette nature fragile. Je prends le temps d’observer toutes ces petites merveilles que m’offre ce milieu aux allures subarctiques, mais qui aujourd’hui se fait chauffer par un soleil torride. Évitant les gestes brusques et rapides, je cherche des yeux les orignaux qui, normalement, habitent les lieux. Déçue, je constate que le trop grand nombre de visiteurs augmentent leur inconfort et ils refusent de nous montrer leur grand panache.  
Parfois, l’enthousiasme face à une aventure m’emballe au point de me faire oublier quelques détails importants : 
C’est ainsi que j’ai gravi rapidement les quelques marches qui mènent au belvédère et que j’ai cherché le meilleur endroit pour profiter du maximum de vent. Debout sur le belvédère de bois, qui m’apparaissait soudainement si précaire, j’ai aperçu le lac aux Américains, directement à 600 mètres plus bas. L’étendue d’eau s’étendait calmement au fond du cirque glaciaire, protéger du vent par l’immense paroi qui descendait abruptement jusqu’au lac. C’était magnifique ! Je suis restée subjuguée par l’immensité du paysage. Puis, alors que j’ai eu l’impression que mon cœur s’était arrêté, le vertige m’a fait fléchir les genoux et c’est en marchant à quatre pattes que j’ai rejoint l’escalier du belvédère… le plus loin possible du vide. 
Si ces quelques lignes vous intriguent suffisamment pour vous inciter à lire le texte complet, vous pouvez le trouver à l’adresse web suivante : 
Merci de suivre mes péripéties d’aventure en montagne. 

Plume/Suzie Pelletier

mardi 21 janvier 2014

Écriture - Le lecteur et la création littéraire



Un jour, une lectrice m’a demandé : « Comment faites-vous pour écrire si bien pour vos lecteurs ? » D’instinct, j’ai répondu que je travaillais très fort. En soit, c’était la meilleure réponse à ce beau compliment. Si mon commentaire a semblé satisfaire mon interlocutrice, la question, elle, m’a laissé perplexe. 

Est-ce que j’écris vraiment pour mes lecteurs ? Et si ma réponse spontanée est négative, est-ce que je manque de respect envers ceux-ci ? Ma réflexion s’est poursuivie. J’en suis venue à la conclusion que, du moment où une idée surgit dans ma tête à celui où le lecteur choisit le roman sur un rayon de librairie, il y a une longue série d’actions et de travaux que je divise en deux blocs : la création et l’édition.

La phase de création m’appartient exclusivement. C’est une période très énergisante. L’idée grandit et, petit à petit, l’histoire prend forme. Alors que le doute m’habite, je questionne tout ce que je j’écris; jusqu’à ce que je sois satisfaite du texte. À quoi ressemblera le personnage central ? Pourquoi a-t-il les yeux noisette ? Comment s’appellera-t-il ? Habite-t-il une maison ou un appartement ? Dans quel pays se passe l’histoire ? Quelle région ? Quelle année ? Historique ? Fantastique ? Irréelle? 

La période de création est remplie de frénésie. La passion des mots me transporte dans toutes les directions. Les idées fusent, certaines sont améliorées, d’autres mises de côté. Le roman prend une tournure puis une autre. Tout change et l’histoire devient fluide. Je cherche la meilleure manière de présenter ma pensée, ma réflexion et mon message. Un paragraphe change de place, parfois un chapitre entier disparait alors qu’un autre se dessine. L’incertitude prend beaucoup de place. Je reste prise dans ma tête, oubliant l’heure, une tasse de thé refroidissant à côté de l’ordinateur. Mes doigts glissent à grande vitesse sur le clavier, tentant de suivre le flot incessant des mots qui sortent de ma tête. L’euphorie m’habite. Les moments de repos loin de l’histoire sont pénibles, même s’il est nécessaire de la laisser « dormir » pour un temps, pour y revenir plus tard avec un regard neuf. Au cours de cette phase, le texte n’appartient qu’à moi. Juste à moi. Jalousement. En somme, j’écris pour moi. Je refuse toute tentative d’aide... pour ne pas briser la fluidité de l’œuvre... que je me dis. Personne d’autre n’a de place dans ce processus, surtout pas le lecteur. Ce n’est pas son moment pas encore...

L’édition vise à prendre l’œuvre et à l’amener jusqu’au lecteur. Quand je suis convaincue d’avoir écrit « la plus belle histoire du monde... », c’est le temps de la laisser grandir un peu plus. Oui, j’ai bien dit : « grandir un peu plus... ». Travaillant en solitaire, je me perds dans le texte, une réaction émotive tout à fait naturelle. Si je suis responsable de l’histoire, j’ai besoin des spécialistes du français écrit pour mieux terminer mon travail. Le processus d’édition me permet de sortir le nez de mon roman pour mieux le fignoler et le transformer en un livre qui va transporter lecteur ailleurs, là où le temps ne compte plus. Je m’implique activement avec l’éditrice pour parachever le récit. Si l'éditrice, les correcteurs et la phase d'infographie pousse vers l’amélioration, mon rôle est principalement d’assurer l’intégrité de l’œuvre. Parce que l’histoire, particulièrement son sens et ses messages, m’appartient toujours.

 À cette étape, le public est au cœur de toutes les décisions. On s’attarde à ce qu’il pensera d’un paragraphe ou l’autre, du style d’écriture et de l’envolée des aventures. Est-ce que l’image lui plaira ? Quel lettrage appréciera-t-il ? Quel format choisira-t-il ?  

Si le lecteur prend enfin sa place dans l’univers de ce livre, cette étape est très difficile pour moi. C’est comme si mon cerveau avait servi de cocon pendant de nombreux mois et que, soudainement, le papillon volait de ses propres ailes, hors de mon corps, vers le monde extérieur sans que je puisse rien y faire. Je ressens une sorte de vide intellectuel et émotif.

À partir de ce moment, l’œuvre appartient aux lecteurs et eux seuls peuvent en faire un succès. 

Puis, de long mois de travail plus tard, la frénésie des Salons du livre me replace à l’avant-scène. Cette fois, le sourire d’un lecteur, les questions et les commentaires me replonge dans l’euphorie la plus totale, alors que mon œuvre plait au public. Cette énergie vibrante m’encourage à poursuivre mon écriture, créer un autre roman, approfondir mon métier.

Je reviens à ma question. Si, au cours de la création, j’écris sans tenir compte du lecteur, est-ce que je lui manque de respect ?

Bien sûr que non ! Créer dans le secret le plus total me permet d’écrire avec mon cœur et mon âme, sans aucune réserve. Si, à cette étape, j’acceptais de donner une place aux lecteurs, je devrais tenir compte de leurs goûts si diversifiés qu’ils sont souvent contradictoires. J’écrirais avec intelligence certes, mais un récit qui plairait à tous risquerait d’être cérébral, exempt d’émotions. En aseptisant ainsi l’histoire, je m’empêcherais d’aller en profondeur dans mes idées ou d’explorer de nouvelles avenues littéraires. 

Les lecteurs aiment mes œuvres parce qu’elles sont remplies d’émotions et que l’aventure vécue par le personnage les fait grandir. Créer avec mon cœur et mon âme fait partie de mon style d’écriture, de ce que je suis. Faire autrement serait tout simplement ME manquer de respect. Ainsi contrainte, je n’arriverais pas à tisser une œuvre qui aurait l’intensité nécessaire pour stimuler l’intérêt du public. En restant fidèle à ce que je suis, j’arrive à toucher les lecteurs. Agir différemment m’amènerait sur une fausse route et personne ne s’intéresserait à mes récits. 

Si j’avais une seule leçon à transmettre à ceux qui veulent écrire, je l’exprimerais ainsi : 

« Rester intègre est essentiel à mon travail d’écrivain. Ma passion est d’exprimer avec des mots ce qu’il y a dans de ma tête, mon cœur et mon âme. J’ose énoncer que c’est exactement ce que veut le lecteur... découvrir une partie de moi-même dans mes romans. » 

Si le prix à payer est d’exclure les lecteurs du processus de création, ils n’en seront que plus touchés, appréciant la surprise la plus totale quand ils prendront le temps de lire l'oeuvre complétée.  

À tous les passionnés d'écriture : restez fidèle à vous-même !


Plume/ Suzie Pelletier







jeudi 16 janvier 2014

Lecture - Lyzann Godin-Leclerc - Des énigmes à Vanvouver

* * * * * Autres textes sur la lecture * * * * * 

Chronique de la lecture
Auteur : Lyzann Godin-Leclerc
Roman : Scène de crime
Maison d’édition : L’énigme Éditeur
https://www.facebook.com/pages/Scène-de-crime-de-Lyzann-Godin-Leclerc/235506446572755

Vancouver, un studio de cinéma, un revolver chargé qui ne devrait pas en être un... hum... un mélange décidément explosif... un suspense intriguant s’annonce pour les deux amies Deanna et Lara ainsi que pour leur entourage. 

Bien sûr, quand l’inspecteur en chef Peter Jackson et son second, l’inspecteur Daniel Campbell, sont appelé à la rescousse pour résoudre le crime, tout s’embrouille au fil de leurs recherches. Avec ardeur, les policiers arriveront à démêler l’intrigue. 





Dès le début de 2014, Lysann se présente dans les Salons du livre avec son deuxième tome de cette série. L’ignorance de l’évidence nous présente une intrigue policière dont les trames de fond sont la pédophilie et l’inceste. En traitant le sujet avec délicatesse, Lysann nous convint de l’importance de garder les yeux ouverts sur des évidences que l’on aimerait mieux ne pas voir. 

Malgré sa propre fragilité qui l'aide d'ailleurs à voir l'évidence que d'autres ignorent, l’héroïne Deanna décide de parler; est-ce que son amitié avec Lara survivra à cette décision ? 



Lysann, la romancière, nous garde sur les dents jusqu’à la fin. Si plus d’une fois j’ai dit : « ça y est ! J’ai compris ! » ce fut pour me retrouver avec le cerveau surchauffé par tous les rebondissements et les indices contradictoires; j’ai dû m’avouer vaincue. 

Sur la pochette des livres, on décrit ainsi l’auteure : « Cette femme créative entreprend une seconde carrière en tant que romancière. Inspirée par la série Battlestar Galactica, les personnages de son premier roman ont pris vie en quelques mois. Celle qui compte à son expérience professionnelle dix-sept années de services à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal, ainsi que des études en psychologie et travail social, nourrit un intérêt marqué pour la psychologie de l’enfant. Son sens de l’observation l’a beaucoup aidée dans son processus d’écriture. » 

Bravo Lysann pour avoir relever le défi d'écrire un roman et de le publier ! On peut rencontrer l'auteur dans les Salons du livre et on peut consulter sa page professionnelle Facebook pour les informations particulières. Elle nous présente ce roman policier qu’elle identifie comme le premier d’une série de six... J’imagine que je vais tous les dévorer de la même façon...

On peut se procurer ses livres dans n’importe quelle librairie. S’il ne reste plus d’exemplaires sur la tablette identifiée pour les romans québécois, demandez-le à votre libraire. 



Plume/Suzie Pelletier




mardi 14 janvier 2014

Le mont Jacques-Cartier ou la protection des caribous




* * * * * Autres textes sur le plein air * * * * *


En 2002 j’ai rédigé le récit d'une randonnée en montagne (effectué en 1998) dans le parc de la Gaspésie. Le texte est cependant trop long pour je puisse le publier en entier sur ce blogue. Au moment de l’écriture, je l’avais inclus dans un recueil sur la marche en montagne, pour mieux le conserver et en faciliter l’accès à mes amis. C’était il y a 12 ans… déjà... Maintenant, j’utilise la technologie pour faciliter ma tâche. La plateforme web appelée « Wattpad.com » me permet de déposer tous ces récits pour les rendre accessibles facilement. Je me permet aussi de les revoir et de les modifier. On peut trouver le texte complet dans le recueil « Deux Québécois en vadrouille en montagne » à l'adresse web suivante: 
Par contre,  j'ai préparé la présente publication pour présenter quelques extraits du récit dont le contenu entier compte plusieurs pages. Le texte décrit une randonnée au sommet du mont Jacques-Cartier, la plus haute montagne  du parc de la Gaspésie. 

En amoureuse de la nature, le récit comprend plusieurs paragraphes où je discute de la protection des caribous. En voici un exemple. 

⬅ (source : Wikipédia)

Les premiers occupants de ce coin de pays les appelaient Xalibu; nous les appelons Caribous. Au sud du fleuve Saint-Laurent, ils sont en voie d’extinction et le cheptel du parc de la Gaspésie est constitué de moins de 200 bêtes. Une harde habite le sommet du mont Albert, une deuxième celui du mont Jacques-Cartier. À 1270 mètres d’altitude, le sommet de ce dernier est dénudé, rocheux et continuellement fouetté par un vent glacial. Cependant, sur cette terre aride, pousse une végétation alpine dont les rennes du Canada raffolent. 

Dans une autre partie du texte, je présente les difficultés rencontrées pour se rendre dans ces endroits éloignés de la civilisation. En voici un exemple : 
La route de gravier empruntée pour se rendre à destination est poussiéreuse et force les voyageurs à garder fermées les fenêtres du minibus. Pourtant, il a plu récemment; mais le vent des montagnes a eu tôt fait de tout assécher… Les soubresauts du véhicule sur le chemin cabossé et tortueux ajoutent un malaise supplémentaire à l’inconfort que subissent déjà les passagers. Puis, le véhicule de transport scolaire très inconfortable s’engage sur un stationnement. Ouf ! Il était temps d’arriver à La Galène ! 
Comment pourrais-je négliger de décrire toute la beauté de la nature qui m'entoure lorsque je marche en nature  ? Jamais ! Voici un extrait :
Soudain, la végétation autour de moi change : les conifères secs et rabougris remplacent les feuillus. La brume encore épaisse m’a empêché de voir la transition. Malgré le brouillard, on peut apercevoir ici et là quelques plaques de neige qui résistent à la chaleur de l’été, un rappel de la rigueur des hivers gaspésiens. Si l’air est de plus en plus frais, je sue sous l’exercice que nécessite la montée abrupte de cette partie de la piste. Aguerrie à ce genre de montée aérobique, je ralentis pour calmer les battements de mon cœur qui me font souffler fort. Puis, si la forêt s’estompe pour faciliter la route, le chemin, lui, se transforme en sentier de pierres. Les randonneurs s’échinent à garder leur équilibre tout en enjambant les roches placées sournoisement dans la coulée, comme si un géant s’était amusé à les garrocher ici et là, dans un total désordre.

Bien sûr, je n’ai pas besoin de grand-chose pour que mon imagination fertile fasse travailler ma plume... voici un extrait : 

⬅ (source : Wikipédia)

[...] Marchant sur le dos rond de la montagne, il devient très vite impossible de voir à plus de 100 mètres autour de moi, tant la brume est épaisse. Le phénomène me donne l’impression de marcher sur une île de roches accrochée quelque part dans les nuages; une scène digne d’un film.



Si ces quelques lignes vous invitent à lire la suite, ou d’autres textes du genre, je vous donne rendez-vous sur ma page wattpad.com 


Merci de suivre mes péripéties d’écriture. 

Bonne lecture !


Plume/ Suzie Pelletier




vendredi 10 janvier 2014

Lecture - Elizabeth George - Inspecteur Linley


Chronique sur la lecture
Auteur : Elizabeth George 
Type de livre: Meurtre et mystère - contemporain
Série : Inspecteur Thomas Linley


Vous vous rappelez ma bibliothèque papier dont j'essayais de me libérer, voulant passer en mode numérique ? Ou je sais, cela fait longtemps que je n'en ai pas parler 


C’était en juin 2012. Depuis, j’ai beaucoup lu, mais je n’ai pas progressé beaucoup dans ce projet de réduire le contenu de cette étagère... Procrastination ? Peut-être... 

C’est à la fin de septembre 2012 que j’ai décidé de donner un grand coup !  J’en parlais depuis si longtemps déjà, mais il y avait toujours un autre livre à lire. Ce matin-là, j’ai regardé les neuf romans en format papier qui y restaient. Tout de suite, j’ai remarqué les trois livres d’Elizabeth George qui y prenaient place!  Voilà ! Passer la liste de neuf à six rapidement ! Je me suis trouvée géniale !

Hum ! J’ai vite compris que les choses ne sont jamais aussi facile qu'on le croit à première vue. En effet, ces trois livres m’en feraient lire… 17. J’avais les 2e, 12e et 15e romans d’une série de 17. L’auteur indique qu’il est possible de lire les bouquins dans le désordre, mais j’ai vite compris que je n’aimerais pas cette option. En effet, la série concerne des personnages qui évoluent d’un livre à l’autre ; en sauter un nous fait manquer une marche de leur vie. Si j’aime beaucoup les intrigues policières bien sûr, mais j'apprécie tout autant ces incursions dans la vie personnelle des héros. Pour bien comprendre toutes les subtilités que met l’auteur dans cette facette de la série, il vaut mieux lire les livres dans l’ordre. 

Bon. Il fallait que je m’y mette tout de suite. Je n’étais même pas certaine de lire tous ces livres ( car bien sûr j’avais la ferme intention de les lire tous) avant la fin de l’année 2012. OK... nous sommes maintenant en janvier 2014... 

Elizabeth George 

☚ ( source : http://www.elizabethgeorgeonline.com/biography.htm)

Elle est américaine et elle écrit des intrigues qui se passent au Royaume-Uni. Bizarre vous direz ?  C’est lors d’un voyage scolaire sur les traces de Shakespeare, en 1966, alors qu’elle a 16 ans, qu’elle se découvre une passion pour la Grande-Bretagne. Elle enseignera la littérature anglaise pendant treize ans avant que son premier livre soit publié par bantam. Son succès est instantané et elle n’a pas cessé d’écrire depuis. Elle a écrit d’autres romans qui ne sont pas dans la série sur l’inspecteur Linley.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_George


La série de l’Inspecteur Linley.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtres_à_l’anglaise

J’ai connu les intrigues au travers les téléséries de BBC reproduites sur PBS. J’ai tout de suite aimé les deux personnages principaux, fascinée par ce qui les sépare et ce qui les unit. Thomas Linley est un détective-inspecteur de New Scotland Yard aimé de tous ses collègues et qui porte la réputation de tombeur de femmes. De plus, il est le huitième comte d’Asherton (Lord Asherton) dont la famille est établie en Cornouailles. Il a fait ses études à Eton. Barbara Havers est sergente-détective de New Scotland Yard et l’adjointe de Linley. Trop intense dans sa recherche du coupable, personne ne veut travailler avec elle, sauf Linley. Provenant de famille modeste, elle est une prolétaire révoltée. Elle n’a pas non plus le physique qui attire les tombeurs de femmes et elle n’a pas fait d’étude universitaire. Si leurs généalogies distinctives les séparent, ils sont tous les deux dédiés à leur profession. Ils font une bonne paire quand il s’agit de dénouer une enquête. Si leurs méthodes sont parfois différentes, tout comme parfois l’interprétation des faits, leur acharnement pour résoudre l’intrigue les rassemble. 

Voici la liste des romans de la série ; en bleu, ceux que j’ai lu, en vert, ceux qui sortiront de ma bibliothèque papier... 

Enquête dans le brouillard/A great deliverance (1988)
Le lieu du crime/Payment in blood (1989)
Cérémonies barbares/Well-schooled in murder (1990)
Une douce vengeance/A suitable vengeance (1990)
Pour solde de tout compte/For the sake of Elena (1992)
Mal d’enfant/Missing Joseph (1993)
Un goût de cendres/Playing for the ashes (1994)
Le visage de l’ennemi/In the presence of the ennemy (1996)
Le meurtre de la falaise/Deception on his mind (1997)
Une patience d’ange/In pursuit of the proper sin (1999)
Mémoire infidèle/A traitor to memory (2001)
Un nid de mensonges/A place of hiding (2003)
Sans l’ombre d’un témoin/With no one as witness (2005)
Anatomie d’un meurtre/What came before he shot her (2006)
Le rouge du péché/Careless in red (2008)
Le cortège de la mort/This body of death (2010)
La ronde des mensonges/Believing the lie (2012)
Just one evil act (2013)

Bien sûr, l’auteur suit son temps. Lors du premier roman, sortie en 1988, on cherchait une cabine téléphonique pour appeler son patron ou son collègue, l’informatique n’était pas encore une dimension importante du travail des policiers et on fumait beaucoup et partout. Dans les derniers, c’est un monde rempli d’internet, de cellulaire et de texto qui accompagne nos deux détectives. 

Une critique... 

Si j’ai une critique à faire à l’auteur, c’est qu’il faut parfois lire plus  30 % du roman de 600 pages avant de plonger dans l’intrigue. C'est trop long !  On dirait qu’elle met plus d’énergie à pondre des mots qu’à développer une histoire tricotée serrée ; à cela s’ajoute le fait que je ne trouve pas toujours ces longues introductions très pertinentes. 

Si ça m’énerve un peu, cette particularité ne m’empêche pas d’aimer la série et d’y revenir souvent. Par contre, j'en ai maintenant plus qu'assez et j'ai décidé de passer à autre chose. Je ne lirai pas les autres  

Bonne lecture à tous ! 


Plume/Suzie Pelletier