mardi 19 février 2013

Lecture - Georges Simenon - Commissaire Maigret

                            * * * * * * Chronique sur la lecture * * * * * * 

Chronique sur la lecture
Auteur :           Georges Simenon
Type de livre:  Policier
Personnage :   Commissaire Maigret

Que de souvenirs ! 

J'ai lu plusieurs titres de la série quand j'étais adolescente. Aujourd'hui, le retour à l'université me force à lire des romans obligatoires. Dans ce cas-ci, ce fut un pur bonheur. 


☚  tiré de wikipédia

Georges Simenon et son oeuvre

Georges Simenon nait à Liège en Belgique le 13 février 1903 et décède à Lausanne en Suisse le 4 septembre 1989. C'est à 12 ans qu'il décide de consacrer sa vie au roman. Il quitte ses études en 1918 sans les terminer et devient reporter à La Gazette de Liège en 1919. Il signe son premier roman le 1921, Au pont des Arches. 

À partir de 1922, l'auteur réside particulièrement en France jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il prend domicile en Amérique en 1945, d’abord dans les Laurentides, au nord de Montréal puis aux États-Unis. 1955 le voit revenir s'installer à nouveau en Europe où il demeurera, dans différentes capitales, jusqu'à sa mort. 

Bien que ses romans policiers soient très populaires, sa fécondité exceptionnelle a produit 378 romans, des centaines de nouvelles, des contes, des oeuvres autobiographiques et de nombreux articles parus en grandes parties sous son nom et sous 27 pseudonymes. 

☚  tiré de wikipédia



Le personnage du commissaire Jules Maigret apparait en 1928 dans la nouvelle « La maison de l'inquiétude » publiée par la revue Détective.  Maigret devient le héros de 75 romans policiers et 28 nouvelles. 







Le roman - Lecture obligatoire


J'avais le choix... pourvu que ce soit une intrigue mettant en vedette le commissaire Maigret. J'ai choisi  « Maigret et le corps sans tête publié » en 1955. Voici une partie du résumé que j'ai remis comme travail de session en décembre 2012...


L’intrigue commence alors que les frères Jules et Robert Nault, deux mariniers, s'apprêtent à quitter le quai de Valmy par l’écluse des Récollets sur le canal Saint-Martin à Paris, pour pousser leur péniche « Les deux frères » un peu plus loin sur la Seine vers le quai de l’Arsenal. Quand les portes de l'écluse s’ouvrent et que le moteur de la péniche trop chargée gratte le fond du canal, l'engrenage se coince. Muni d'une gaffe, Jules dégage un objet, un paquet étrange, ficelé dans le papier journal déchiré. Il ne peut que constater qu’il s’agit d’un bras d’homme, de l'épaule à la main. La peau d'une couleur blême traduisait un séjour dans l'eau de quelques jours.  

Soupçonnant un crime ignoble, la police du 3e Quartier entre en action. Elle fait appel à Victor Cadet, un scaphandrier pour ratisser le fond du canal trouve une jambe, l'autre bras et le torse. Il ne retrouve pas la tête. Elle assigne l’enquête à l’inspecteur Judel du Xe Arrondissement et devant l'ampleur de la situation, on demande au Commissaire Maigret de s’intéresser à l’enquête. Maigret assigne l’inspecteur Lapointe pour l’aider dans cette tâche. 

L’équipe d’enquête se retrouve sur le quai Valmy. Cherchant une cabine téléphonique, pour appeler le substitut du procureur, Maigret et son inspecteur se déplace vers un bistrot d'apparence minable sur la rue Terrage. La patronne dont le corps donne des signes de lassitude, ne démontre aucun intérêt pour l'enquête et répond aux questions de Maigret à demi-mot, quand elle n'a pas le choix. Maigret est intrigué. 

Quand le rapport d'autopsie décrit l’homme, Maigret ne peut que conclure qu’il s’agit possiblement d’Omer Calas, l’époux de la tenancière, supposément parti pour chercher du vin depuis vendredi.  Sans la tête, on ne peut identifier l’outil de la mort ( pas de test d'ADN en 1955) . Le cadavre ayant été découpé avec un couteau de cuisine de restaurant et une scie à métaux ordinaire pour les os ne fait qu’ajouté aux soupçons. Des empreintes digitales dans la cuisine du bistrot confirment que le cadavre est bien celui d’Omer Calas.

Maigret, d'instinct, s’intéresse à la patronne du bistrot.  Aline Calas l'intrigue. Elle boit, il en est convaincu. Pourquoi cette indifférence pour ce qui l'entoure, comme si sa vie n'avait pas d'importance. Maigret creuse et déterre les indices. Il découvre une femme solitaire, blasée, qui occupe ses après-midi, quand son mari joue au billard, avec d'autres hommes, dont le jeune Antoine Cristin, triporteur de métier. Le fait que la tenancière a un autre amant plus régulier, un certain Dieudonné Pape, augmente le sentiment d’intrigue chez Maigret.  

Avec l'aide de Dr Paul, du scientifique Moers ainsi que des deux inspecteurs Lapointe et Judel, Maigret accumule des informations sur les lieux du meurtre et les derniers instants de la vie d’Omer. Une valise brune, identifiée comme celle d'Omer Calas, mais laissée par un jeune homme à la Gare de l'Est jette le discrédit sur l'histoire racontée par Mme Calas. Pourquoi a-ton nettoyer la maison des Calas avec deux bouteilles d'eau de javelle ? Pourquoi n’y a-t-il pas de linge sale dans leur maison ?  Des bouts de ficelles sur les vêtements de la femme parlent de culpabilité. 

Bon, j'en ai déjà beaucoup dit ... peut-être même un peu trop. Sachez que Maigret trouvera les preuves qu'il recherche tout comme le mobile du crime. Le meurtrier sera confondu... une autre fois. 

Pour en connaître plus sur les livres mettant en vedette le commissaire Maigret, vous pouvez consulter la page web suivante: 


La majorité de ces bouquins ne sont pas disponibles sur les tablettes en librairie. mais un libraire sympathique les commandera pour vous. Ils sont peu dispendieux et certains bouquins contiennent plus d'une roman... une aubaine. 

Bonne lecture à tous

Plume / Suzie Pelletier

                                        * * * * * * Chronique sur la lecture * * * * * * 

jeudi 7 février 2013

Un roman, de l'écriture à l'édition


                                                               ☆ ☆ ☆ Écriture ☆ ☆ ☆

Un roman, de l'écriture à l'édition

Quand l’écrivain écrit une histoire, il passe d’abord des mois dans son monde de création, sa tête. Des milliers d'heures de plaisir à inventer des personnages et à leur faire vivre des aventures rocambolesques, inimaginables, bouleversantes, stressantes, joyeuses ou enivrantes. Sa seule limite est la frontière de son imaginaire. Veut-on un monde fantastique ? Une aventure toute en émotion ? Une quête quelconque ?  L’auteur a le choix et il a le contrôle. Il développe son histoire, un mot à la fois, une phrase, un paragraphe, un chapitre suivant l'autre. Il bâtit l’intrigue, attache les bouts de l’histoire à son goût. Il lit, écrit, relit, réécrit. Il vérifie, recherche l'information, édite, refait un bout d’histoire et vérifie à nouveau. Puis il recommence l’exercice dix fois, vingt fois, jusqu’à ce qu’il soit satisfait de son travail. 

Écrire un roman prend des mois, souvent des années. Un travail effectué seul avec sa plume, son iPad, son ordinateur, des dictionnaires, des heures de recherches. Un travail stimulant qui apporte une satisfaction incommensurable. La passion de l’aventure à son meilleur. Une charge d’adrénaline à chaque bout d’histoire. Un voyage intérieur qui change l’artiste. 

Puis un jour l’idée lui vient que, peut-être, d’autres personnes aimeraient lire son histoire. L’auteur sort de sa tête pour entrer dans un monde rationnel difficile à comprendre. La transition est brutale. Il faut travailler dur. Les attentes sont hautes et les résultats pauvres. L’artiste, si confiant dans son œuvre, vit une frustration grimpante au fur et à mesure que les maisons d’édition refusent de publier son œuvre. Il y a des réponses condescendantes « vous croyez vraiment que votre histoire pourrait nous intéresser ? » On entend l’employé, le nez en l’air se dire « non, mais pour qui elle se prend celle-là? » Puis il y a la belle lettre « merci, nous avons aimé, mais votre histoire ne fait pas partie de nos collections. »  Puis on fait revenir le texte papier pour réaliser que cette maison n’a même pas ouvert le manuscrit... « Aimer, vous dites ? »

Cette période de ma vie d’écrivain a duré 10 mois. Pénible. Difficile. Frustrant. Déchirant. D’autres ont cherché dix ans et attendent encore. Seule l’expérience de la vie m’a fait serrer les dents et foncer. Téméraire, j’ai refusé le diagnostic de ces maisons dont les critères étaient plutôt « Est-ce que quelqu’un vous connaît... » que la valeur de l’œuvre. Je comprenais leur besoin de vendre vite. Je savais aussi que mes talents d’auteur étaient en développement et que j’avais besoin d’aide pour terminer cet apprentissage à la course. Je n’étais pas prête pour l’autopublication (exemple mettre son roman sur amazone.com sans aucune édition) sachant que je pouvais pousser mon talent encore plus loin.  

Mais je n’allais pas lâcher prise. J’ai exploré les maisons d’édition indépendantes. Elles ne sont pas subventionnées par les gouvernements, alors il faut parfois participer à la mise de fonds. En contrepartie, les droits d’auteur sont entièrement protégés. Ces maisons offrent plutôt un contrat d’édition qui s’apparente à un partenariat ;  j’étais conquise. J’ai senti le respect de l’auteur et de son œuvre. J’ai trouvé un monde ouvert, compétent, où la passion du livre passe avant tout. Dans le kiosque de l’Alliance des éditeurs indépendants dans les salons du livre, l’énergie circule et la camaraderie s’accompagne de rire et de tapes dans le dos. Pas de compétition malsaine. Je suis à l’aise. Auteurs, lecteurs et éditeurs y sont au rendez-vous. Les rôles sont flous, indistincts. Tous ont le même langage... celui de la passion de l’écriture. 



☚ signature de contrat avec Éditions Véritas Québec

J’ai été chanceuse. J’ai rencontré Marie Brassard au Salon du livre de Sherbrooke, ce vendredi 12 octobre 2012. Un hasard. Je lui ai parlé de mon projet. J’ai senti l’intérêt pour l’œuvre. Elle a décidé de prendre le risque. J’ai décidé de plonger dans l’inconnu... Parce que je n’avais pas la moindre idée dans quoi je m’embarquais. Coach en écriture, elle a su guider mes pas. Mon roman a grandi, prenant son envol vers une autre sphère. D’une histoire bien ficelée, nous avons maintenant un roman enlevant, intriguant où se frottent philosophie et émotions pures. 



Aujourd’hui, le roman part pour l’imprimerie. Je flotte. J’ai les larmes aux yeux. De joie. J’ai mal au cœur. De sensibilité. J’ai peur. De l’inconnu. Comme toujours, je fonce tête baissée dans l’aventure. L’adrénaline circule dans mon corps.

Maintenant, c’est au tour des lecteurs de décider... Une autre aventure commence. Des rencontres enrichissantes, des Salons du livre. 

Pour plus d’information sur cette aventure ou sur les endroits où vous procurez le livre, visitez les sites web suivants :

Suzie Pelletier auteure  

Éditions Véritas Québec

Alliance québécoise des éditeurs indépendants 




Bonne lecture !

Plume / Suzie Pelletier

                                                        ☆ ☆ ☆ Écriture ☆ ☆ ☆