dimanche 19 mars 2017

Lecture - Diane Giroux - Mise à jour



Chronique sur la lecture - mise à jour
Auteure :          Diane Giroux
Titre :              Zorin l'Immortel 
                        Mous-Q-thon et Loïk @ l'abordage
Catégorie :     jeunesse, science fiction
Édition :         Les éditions Véritas Québec

J'ai profité de la sortie des deux derniers livres de Diane Giroux pour mettre à jour le billet que j'ai écrit lors de la sortie de Zorin l'Immortel, le 5 février 2016.

Présentés tête-bêche dans un seul livre, les deux romans pour enfant, Mous-Q-Thon et Loïk @ l'abordage, trônent maintenant dans ma « bibliothèque de grand-maman », que mes petits-enfants visitent régulièrement.

On peut trouver ce billet mis à jour à l'adresse web suivante :

Lecture - Diane Giroux - Roman jeunesse

Je me demande ce que nous sortira Diane Giroux pour son prochain livre.



Bonne lecture ! 


Suzie Pelletier

mercredi 15 mars 2017

Écriture - Les outils de travail de l'écrivain

Note 1 : le masculin est utilisé pour faciliter la lecture du texte.
Note 2 : mes réflexions se limitent l’écriture de la fiction.
Le présent billet fait partie d’une suite de réflexions qui s’intitule « Quand l’idée s’envole vers le lecteur »

Voilà que je m’assois devant mon écran et que mes doigts pianotent sur mon clavier pour transférer une belle histoire vers le papier et, je l’espère, vers les lecteurs. Je rêve et je jubile… jusqu’à ce que mes mains bloquent. « Coudonc, il s’écrit de quelle manière, ce mot-là ? » ou « ce verbe-là prend-il un “e” ou bien un “t”, à la troisième personne du singulier ? » Un peu plus loin, je me dis : « Cette phrase-là sonne donc bien mal ! » Plus tard dans le processus de réécriture, le doute s’installe : « Est-ce que ce roman ou cette nouvelle captivera vraiment les lecteurs ? » 
Bref, au cours de la phase d’écriture (écriture - le métier d’écrivain), l’auteur a besoin de nombreux outils qui l’aident à donner du sens à ses textes et qui lui permettent d’appliquer efficacement l’ensemble des règles de la langue française. On pense aux dictionnaires de mots, de locutions, de cooccurrences, etc. On consulte régulièrement des grammaires et des encyclopédies en tous genres. Par contre, comme ce fut mon cas, ces moyens ne sont pas toujours suffisants.

Il y a deux ans, j’ai écrit un billet sur ce sujet important. Il se trouve aussi sur mon blogue et s’intitule les outils de l’écrivain (30 avril 2014). De ce billet, je ne répèterai que la fin parce qu’elle m’apparaît constante depuis plus de six ans. 

Pour vivre ma passion d’écrire, j’applique trois concepts fort secrets : le travail de base, le travail de fond et le travail acharné. 

Comme de raison, l’éternelle apprenante que je suis a poursuivi sa réflexion. Voici donc quelques méthodes supplémentaires qui permettent à l’écrivain d’augmenter ses compétences et de développer ses talents. En chemin, il améliore son œuvre.
Note de précision : Le vocabulaire associé aux activités littéraires n’est pas fixe. Les dictionnaires et les sites web spécialisés ne s’entendent pas. En absence de constance dans l’utilisation des expressions, tout un chacun y va de sa petite définition qui évolue à la va-comme-je-te-pousse. Au fil des ans, j’ai eu besoin de les comprendre pour les intégrer à ma manière. Les définitions présentées dans ce texte sont donc les miennes. L’idée ici n’est pas de se battre sur les termes, mais plutôt de réfléchir. Il appartient à chaque auteur de tracer son propre cheminement.

Des outils informatiques de correction automatique
Ça m’étonne que certains auteurs hésitent à utiliser les correcteurs intégrés à leur logiciel de traitement de texte. Comme s’ils étaient convaincus de posséder la science infuse ou, peut-être, par simple paresse. Moi, je ne peux pas m’en passer ! Antidote est de loin celui que je préfère. Sa performance est remarquable et il contient une trousse intéressante d’outils intégrés (les anglicismes, les cooccurrences, les conjugaisons, les synonymes et les antonymes, les verbes ternes, les phrases incomplètes, les erreurs de syntaxe, etc.). Ça m’aide à mieux écrire et me sentir de plus en plus confortable avec la complexité de la langue française. 
Note : Il est souhaitable de corriger AVANT de faire lire son texte à d’autres.
Retour aux études
N’hésitez pas à retourner sur les bancs d’école, que ce soit dans une classe conventionnelle ou via une méthode virtuelle. La participation à des cours est un excellent moyen de se perfectionner, surtout quand vous tenez à poursuivre une carrière d’écrivain. La langue française est belle, mais si complexe. Elle mérite qu’on prenne le temps de s’y attarder, de mieux la comprendre.

 Il existe des ateliers proposés par les associations d'auteurs, mais aussi des sessions publiques ou privées sur des thèmes particuliers (le récit, la nouvelle, les personnages, les accords de verbe, les adverbes, les qualificatifs, etc.) On trouve ces cours par les bibliothèques municipales, les écoles secondaires, les regroupements d’auteurs et bien d’autres.
Note : On adopte l’apprentissage continu pour devenir un meilleur écrivain.
Des coachs ou conseillers en écriture. 
Ces professionnels offrent un processus d’apprentissage qui permet à l’auteur d’acquérir des compétences en technique d’écriture. Ils proposent des améliorations dans la mise en forme, la correction, les choix de style, etc. Le coach connait généralement bien le milieu littéraire et il aide aussi l’écrivain à y faire carrière, à développer son savoir-être (attitude et comportements) en plus de son savoir-faire (pratique et compétences). La motivation est généralement dans la panoplie des outils qu’ils offrent à leurs étudiants. Également, travailler avec un coach brise la solitude associée à l’écriture qui devient parfois étouffante, particulièrement au début de la carrière. Bien sûr, ces professionnels vous assisteront moyennant un salaire.

Note : Placez votre énergie sur l’apprentissage !
Des comités de lecture
Par cette méthode, on cherche à comprendre l’effet du texte sur le lectorat. L’auteur présente son manuscrit ainsi qu’une série de questions à quelques personnes (3 à 5) pour obtenir des avis. Cependant, cet outil comporte des limites connues. Certains participants hésitent à formuler des commentaires qui pourraient froisser l’écrivain. Certains auteurs s’attendent à ce que les lecteurs les aident à améliorer leur style ou le texte; or, ce n’est pas leur rôle, mais bien celui d’un coach.
Pour que l’exercice reste profitable, l’écrivain développe un questionnaire qui incitera les membres du comité à cadrer leurs réponses sans réserve. Pour une meilleure efficacité, on procède à cette étape juste avant de l’envoyer à l’éditeur, une fois qu’on a revu, retravaillé et corrigé le texte.
Il appartient à l’auteur d’accepter, ou pas, les recommandations. Ici, il laisse son livre sortir de son univers personnel et les réponses ne comprendront pas seulement des félicitations. L’exercice peut donc être difficile pour l’écrivain, mais il est bénéfique à l’œuvre.
Plusieurs amoureux des livres acceptent de participer gratuitement à un tel exercice.
Note : Ces collaborateurs sont en fait vos premiers lecteurs. Il fournissent des avis précieux pour ajuster le texte et le rendre plus accessible à tous.
Des lecteurs bêta
Par cette méthode, on cherche l’avis de personnes qui ont des compétences techniques relatives aux sujets traités dans le livre. La technique est utilisée surtout par les auteurs, mais parfois aussi par les éditeurs. Ces lecteurs bêta n’ont pas nécessairement accès à tous les chapitres. Ils reçoivent plutôt les parties qui concernent leur champ d’expertise (la science, l’histoire, un métier, une expérience unique, etc.). On peut aussi choisir des gens qui lisent beaucoup dans un style particulier, le fantastique ou la science-fiction par exemple. Dans ce dernier cas, les lecteurs bêta auront accès au texte complet.
Le résultat servant à réduire les incohérences, et les anachronismes, il faut procéder aussitôt que possible dans le processus d’écriture et de correction. La méthode de recherche d’information est simple et sans encadrement précis.  
Bien que plusieurs personnes acceptent de présenter des avis gratuitement, l’auteur doit parfois payer un forfait pour obtenir les conseils de spécialistes pour l’aider dans la rédaction de son œuvre.
Note : Le choix des lecteurs bêta est primordial et la formule de partenariat doit être claire.


Les groupes d’écriture :

Cette méthode d’apprentissage prend de plus en plus de popularité. Sous le leadership d’un coach ou d’un professeur, les membres du groupe (maximum dix) se rencontrent pour discuter de sujets particuliers associés à l’écriture. L'horaire des rencontres est flexible et l’organisation de chaque évènement apporte une souplesse qu’une classe conventionnelle ne peut permettre. On apporte ses textes, parfois des extraits seulement qui nous pose problème, pour en discuter en profondeur. On invite des gens qui ont des compétences particulières pour apprendre sur leur méthode de travail et leur choix en matière d’écriture.  


Note : Travailler ses textes en groupe brise cette solitude que les auteurs ressentent vivement, particulièrement au début de leur carrière.

Autres : 


Je fais état ici d'outils que j’ai appliqués moi-même dans l’un ou l’autre de mes projets d’écriture et sur lesquels je peux porter une réflexion. Par contre, il y a certainement d'autres méthodes utilisées dans le milieu qui sont tout aussi efficaces.


À mon avis, devenir écrivain apporte une responsabilité, celle de continuer à développer son talent et à évoluer. L’auteur doit offrir le meilleur de lui-même à chacun de ses livres. Je rencontre trop d’écrivains au Québec qui, imbus de leur succès, décident de cesser de travailler et d’apprendre. Leurs textes finissent par manquer de nouveauté, de saveur et de qualité. Les lecteurs ne sont pas dupes et ils abandonnent rapidement ces artistes à leur sort, dans l’oubli.


Avec mon prochain billet, je traite du sujet de l'apprentissage continu et de l'importance de l'appliquer dans le domaine de l'écriture. 


lundi 13 mars 2017

Lecture - France Lussier - Mise à jour



Chronique sur la lecture - Mise à jour
Auteure :      France Lussier
Titre :            Exoterra 
catégorie :    science-fiction 
édition :        Les éditions Véritas Québec

France Lussier, une auteure de science-fiction vient de sortir le deuxième tome de sa collection Exoterra, Joran le Mésen. J'en ai profité pour mettre à jour le billet écrit le 9 février 2016 au sujet de l'auteure et de son écriture. Vous trouverez ce texte à l'adresse web suivante:

Lecture - France Lussier - Exoterra

En ce moment, France planche sur son troisième tome qui paraîtra bientôt.


Bonne lecture ! 

Suzie Pelletier

vendredi 10 mars 2017

Écriture - le métier d'écrivain

                                                       Autres textes sur l'écriture
Note 1 : le masculin est utilisé pour faciliter la lecture du texte.
Note 2 : mes réflexions se limitent l’écriture de la fiction.
Le présent billet fait partie d’une suite de réflexions qui s’intitule « Quand l’idée s’envole vers le lecteur». 

Avant même d’élaborer cette publication, il me faut clarifier deux points très importants sur le métier d’écrivain. On les connait bien, mais on les oublie souvent. 
Si la motivation de l'auteur est de trouver une gloire instantanée, il sera déçu. Sauf exception, la notoriété arrive après des années de travail acharné qui va bien au-delè de savoir son français ou d'avoir une idée brillante. 

La capacité de pondre une oeuvre d'un seul jet, sans réécrire ni corriger son manuscrit, n'existe pas, Celui qui refuse d'envisager des modifications à son texte s'empêche d'apprendre et gaspille son talent.
Ces paroles sont dures, vous trouvez ? Soyez rassurés ! Je crois fermement que l'auteur a raison d'écrire au moment et de la manière qui lui convient, en toute liberté. C'est d'ailleurs ce que j'applique quand je commence un projet et je reste dans cette bulle créative tant que le premier jet n'est pas terminé. 

Par contre, mes recherches démontrent que les maisons d’édition reçoivent des centaines, parfois plusieurs milliers de manuscrits chaque année. Elles n’en choisissent que quelques-uns. Ainsi, l’enjeu est de s’assurer que son texte ressorte du lot. S’il veut publier son œuvre, l’écrivain doit mettre tous les efforts nécessaires afin de produire un livre de qualité. Ça, c’est plus tough que de prendre un crayon et de barbouiller des cahiers. Si l’auteur n’est pas prêt à travailler, les chances que ses œuvres perdurent auprès des lecteurs s’éteignent. 


La réponse de plusieurs sera sans aucun doute : « Ben ! Je vais le publier moi-même ! » Le milieu parle alors d'édition indépendante, d'édition à compte d'auteur, d'auto-édition et de bien d'autres termes dont la définition fluctue en fonction des personnes qui en discutent. Ça ne change rien à mon propos.  L'écrivain a la responsabilité de produire un livre de qualité. Le lectorat n'est pas dupe. Il aime découvrir de nouveaux auteurs, mais il ne se fera pas prendre deux fois si le bouquin n'est pas à la hauteur de des attentes. 


Qui donc peut écrire ?

On me le demande souvent. Ma réponse reste invariable : « Ceux qui en ressentent le besoin ! » On écrit pour toutes sortes de raisons et, à mon point de vue, elles sont toutes justifiées. Par contre, le passage à la publication du livre, le partage de son œuvre, devient une question de choix. Bien sûr, certains n’y verront aucun intérêt. Pour les autres, il faut y mettre l’énergie nécessaire. L’acquisition de compétences et les efforts seront plus ou moins importants selon vos connaissances de base en littérature et en français ainsi que votre expérience à rédiger des textes. Pour le reste, il suffit de travailler, travailler et travailler encore.


Une question plus pertinente s’énonce comme ceci : « Qui peut publier un livre ? » La réponse devient plus complexe. On parle de détermination, de patience, de volonté de réviser son texte plusieurs fois. Je le dis souvent, l’apprentissage continu et le travail sont au cœur de la publication d’un livre. 
En somme, pour l’auteur qui décide de publier son texte, le métier d’écrivain cesse d’être un simple loisir et il requiert qu’on lui dédise beaucoup de temps et d’efforts. Le choix de partager son œuvre s’arrime avec la responsabilité de concevoir un ouvrage qui se tient, de construire un récit qui est vraisemblable et de minimiser les fautes et les erreurs. Voici quelques pistes de réflexion. 
La validation de l’idée
En tant que lectrice, je valorise l’originalité. À titre d’auteure, je comprends qu’il est rare qu’on soit seul à avoir eu une idée. Une recherche indiquera peut-être que le sujet qu’on trouve époustouflant a été traité de toutes les manières possibles. Une visite physique ou virtuelle à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) devient un excellent point de départ. L’internet peut aussi vous aider à découvrir si des livres existent sur votre thème. On peut également vérifier si le titre que nous avons choisi a déjà été enregistré au Canada, en consultant l’Office de la propriété intellectuelle. Profitez-en pour inscrire votre bouquin. Le document officiel que vous recevrez pour la modique somme de 50 dollars sert à prouver que le droit d’auteur vous appartient.
Note : Rien n’empêche de développer un roman, une nouvelle ou une novella même si le sujet a déjà été traité. Par contre, sachant les angles utilisés par d’autres, l’écrivain pourra composer son texte en y insérant une originalité qui lui est propre afin d’intéresser d’éventuels éditeurs et, surtout, les lecteurs.
Une recherche efficace
Ça me déplait de trouver des renseignements erronés ou mal présentés dans un ouvrage. Il appartient à l’auteur de s’assurer que les informations énoncées dans son bouquin sont véridiques ou, du moins, vraisemblables. Une telle recherche est plus ou moins intense selon les sujets. Un livre touchant l’histoire doit être bien ficelé. Un roman fantastique qui parle d’un monde inventé doit être cohérent. En matière de fiction, l’auteur peut jouer avec l’information (historique, factuelle, scientifique ou géographique) au bénéfice du récit, pourvu que ça demeure plausible. À titre d’exemple, l’action de parcourir 1000 km en trois heures à cheval ne fait aucun sens. De même l’ascension en une heure d’une montagne haute de 1000 mètres et où le sentier fait 15 km. Il y aura un lecteur qui saura que vous avez placé la Prado au mauvais endroit à Barcelone. 
La recherche peut se faire avant de pondre le texte, mais, pour la plupart d’entre nous, la vérification des informations s’effectue tout au long de la phase d’écriture, deux fois plutôt qu’une.
Note : Il est généralement facile d’obtenir des renseignements pertinents et complets en faisant appel à des spécialistes. En précisant que vous êtes écrivain et que votre livre parlera de leur compagnie, leur village ou leur métier ouvre des portes fort intéressantes. C’est souvent gratuit.
La phase d’écriture
Je rencontre souvent des gens qui me posent des questions sur l’édition avant d’avoir écrit la première ligne de leur roman. Ça m’étonne toujours. L’auteur doit d’abord s’assurer qu’il a la ténacité nécessaire pour se rendre à la fin de votre projet. Ensuite, on peut parler de publication. Cette phase de création littéraire pure s’avère généralement l’étape la plus longue de la fabrication d’un livre. Sauf pour ses contacts avec des spécialistes, l’auteur est souvent seul avec son clavier pour transposer l’idée de sa tête en un texte cohérent et intéressant.
Note : Lorsque l’écrivain a puisé dans toutes ses ressources internes et externes, pour apporter son œuvre le plus loin possible, il se permet de présenter son manuscrit à un éditeur.

La création d'un roman, d'une nouvelle, d'une novella, peut prendre différentes formes. En soit, toute manière est correcte pourvu qu'elle facilite la réflexion et l'écriture. En ce qui me concerne, je conçois la phase d'écriture en deux étapes qui peuvent s'entremêler selon mes besoins. 
Le premier jet. J’appelle cette phase « l’euphorie pure ». L’auteur jouit d’une grande liberté d’esprit pour développer son récit. Il s’enferme dans sa bulle créatrice. Ses personnages lui parlent et prennent une place importante dans sa vie. Il laisse aller ses idées sans les restreindre ni les trier. C’est ainsi que le premier jet prend forme. Généralement, ce texte n’est pas publiable. Il est trop brut, parfois trop émotif. Il faut le raffiner pour qu’il devienne accessible aux autres.
Note : certains auteurs laissent dormir cette première version durant de longs mois avant d’y retoucher. Le cheminement de l’écriture se poursuit dans sa tête, l’idée et l’histoire prennent de la maturité.
La réécriture incluant la correction et la révision. La décision d’éditer ou pas un texte se prend généralement à la lecture des premières pages, la première d’abord, puis les dix suivantes. La fluidité du récit, l’originalité du propos et l’intérêt suscité par l’intrigue sont essentiels. Un texte trop neutre, sans vie, ne sera pas choisi. Les fautes d’orthographes, de grammaires et de syntaxe réduisent énormément la valeur du texte. La présentation doit être soignée. Si l’auteur désire publier son livre, cette étape devient aussi importante que celle du premier jet. Passer outre démontre un manque flagrant de respect pour le lecteur.

J'ai trouvé la meilleure définition de cette phase dans le livre « Questions d'écriture » de Jean-Jacques Pelletier : « Chaque réécriture est ainsi un processus d'épuration du texte, d'ajustement du rythme et de clarification des situations et des enjeux. » Pour ma part, j'ajoute un travail de fond pour améliorer l'usage du français, l'élimination des anglicismes et bien d'autres erreurs communes à l'écriture. 


Note : Tant qu’à mettre des mois, voire des années, à écrire passionnément, pourquoi ne pas poursuivre ses efforts en ajoutant de la qualité et de la substance à son œuvre ?
En somme, n’importe qui peut écrire. Là n’est pas la question. Quand j’ai commencé à développer la collection du Pays de la Terre perdue, j’ai simplement répondu à un besoin viscéral. Puis, lorsque l’idée m’est venue de pousser plus loin l’expérience, de chercher à partager, à éditer mes livres, j’ai vite compris que je choisissais le métier d’écrivain. 

Pour réaliser ce qui était devenu un rêve puissant, j’ai dû retrousser mes manches, travailler, apprendre l’ABC du métier et travailler encore. Pour moi, l’effort le plus difficile demeure l’application des règles d’orthographe et de grammaires. Même après plus d’un million de mots publiés, je mets toujours beaucoup d’énergie de ce côté de l’équation littéraire. Je me donne des outils et je relève des défis à chacun de mes écrits. Rédiger des textes sans faute avec aisances demeure un but à atteindre. Aujourd’hui, ça demeure une barrière que je tente quotidiennement de dépasser.


Écrire, c’est comme un voyage; ce n’est pas la destination qui compte, mais plutôt le chemin accompli et les gens rencontrés sur notre route qui nous stimulent. 

Le parcours d’un livre vers le lecteur est rempli de pièges et d’embûches et il faut relever chacun de ces défis avec détermination. D’ici peu, je vous parlerai de la phase de l’édition. Mais d’abord, je vous parlerai des outils à la portée des écrivains pour avancer plus facilement dans leurs travaux. 



Je vous souhaite de belles heures d’écriture !

Suzie Pelletier